LE LAURÉAT

 RENNES. Le lauréat du premier Prix Frac Bretagne-Art Norac

Lancé en 2020, le Prix du Frac Bretagne-Art Norac accompagne le développement professionnel international des artistes vivant et travaillant en Bretagne.


C’est Corentin Canesson, qui a été proclamé lauréat du premier Prix Frac-Bretagne Art Norac, « un prix autour de la rencontre et de l’ouverture » a souligné Jean-Loup Lecoq président du Frac. 

Âgé de 33 ans, Corentin Canesson vit et travaille à Brest et Paris. 

Diplômé de l’EESAB-site de Rennes en 2011, il a participé au 21e Prix de la Fondation d’entreprise Ricard Le Fil d’Alerte. Son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles à la galerie Sator (2020), à la galerie Nathalie Obadia (2018), au Centre d’art contemporain d’Ivry-sur-Seine (2017) et à Passerelle Centre d’art contemporain de Brest (2015). Peintre, mais également guitariste au sein du groupe de rock expérimental The Night He Came Home, il creuse parallèlement une veine abstraite et une veine figurative avec des références plus ou moins appuyées ou dissimulées aux toiles de Bram Van Velde ou Philip Guston

Jamais complètement terminées, ses séries continuent de se développer sur des années, intégrant des variables comme le format de la toile ou le budget de l’exposition. 

Exposition au Frac Bretagne 

Parmi les 43 candidatures reçues, un jury de professionnels de l’art avait établi une sélection de sept artistes finalistes dont les travaux sont présentés au Frac Bretagne jusqu’au 19 septembre 2021 dans l’exposition Mauve Zone. Corentin Canesson y présente des tableaux réalisés entre 2010 et 2017, côtoient ainsi des toiles fraîchement peintes sur place, au sein d’une triple frise. 

C’est après avoir rencontré chaque artiste dans son atelier, à Rennes, Brest, Quimper et Paris, que MacKenzie Stevens, directrice artistique du Visual Art Center, Austin, Texas, États-Unis, a décerné le Prix du Frac Bretagne – Art Norac 2021 à Corentin Canesson. Son travail fera l’objet d’une exposition personnelle au Visual Arts Center d’Austin aux États-Unis en 2022. 

Lors de la remise du Prix, l’artiste a émis le souhait que l’exposition d’Austin soit « une exposition collective avec les six autres artistes » Une demande qui a surpris le jury et qui demande à être examinée. OUEST-FRANCE - Agnès LE MORVAN - 17 juin 2021

RENNES EN COULEURS

 L’exposition « La couleur crue » contraste au musée des Beaux-Arts de Rennes

L’art contemporain prend aussi ses quartiers au musée des Beaux-Arts de Rennes avec l’exposition La couleur crue, pied de nez au noir et blanc de la collection Pinault. La matière est au cœur des créations.


Avec la nouvelle exposition de la collection Pinault pour locomotive, la ville de Rennes veut s’inscrire sur la carte des villes d’art contemporain. Au Beaux-arts, l’exposition a été pensée en contrepoint à celle du Noir et blanc du collectionneur. « Notre parti pris est radicalement différent, nous avons élaboré un projet parallèle autour de la couleur, axé sur le rapport entre couleur et matière », explique Jean-Roch Bouiller, directeur du musée des Beaux-Arts, commissaire de l’exposition avec Sophie Kaplan, à la tête de l’espace d’art contemporain La Criée, et Anne Langlois qui pilote le centre d’art 40mcube.


Les troncs d’arbres colorés de Katarina Grosse affichent d’emblée ce parti pris dans le patio. La pièce assez monumentale imbrique 6 troncs d’arbres mis en scène sur le tissu portant les traces de leur peinture du jaune au mauve. Une approche de la couleur par le geste de l’artiste. Tout autour, les murs du patio se fondent dans un dégradé de pastel : c’est l’œuvre de Flora Moscovici, créée pour le lieu, qui fait tendre le jaune rosé du mur vers le bleu du ciel.


Mur thermosensible

L’exposition se poursuit par une expérience d’immersion dans une forêt d’arbres d’Ulla von Brandenburg, rendue abstraite par sa couleur orange, peinte sur le long d’un couloir. Elle débouche sur une œuvre sonore créée pour l’exposition par Vincent Malassis, qui travaille sur l’équivalence entre couleur et son. On passe de l’impalpable au toucher, avec le mur orange de Véronique Joumard : sensible à la chaleur, on peut y laisser la trace de ses mains (préalablement passées au gel hydroalcoolique !).


La première salle fait place aux œuvres d’artistes qui ont utilisé la matière brute dans leur travail. Couleurs vives et pourtant naturelles des pierres semi-précieuses d’Evariste Richer. Terre crue des monticules de terres figurant le village imaginaire des Meulen, de Gérard Gasiorowski. Céramique, bois et laine des assemblages mi-artisanaux mi-industriels de Daniel Dewar et Grégory Gicquel. Ou encore photolithographie de spores de champignons de Dove Allouche. Matière encore et toujours avec les tapisseries monumentales de Caroline Achaintre dans la salle suivante.


Les pétales bleus d’Anish Kapoor

C’est une explosion de couleur qui nous embarque en fin d’exposition. Les échelles de couleurs de tons géologiques d’Evariste Richer. La couleur des paquets bleu de Jean-Luc Moulène suffit à évoquer les paquets de gauloises. Le néon rouge de de Dan Flavin, emprunté à la collection Pinault ( de même que le tableau de perles en plastique de de Mike Kelley), dialogue avec le fragile bâton sculpté recouvert d’ailes de papillons de Perrine Lievens.


Pour réaliser cette exposition, les œuvres ont été empruntées au Frac, à des galeries, deux à la collection Pinault et deux autres au centre Pompidou. C’est le cas de Rose, d’Ann Veronica Janssens dont les spots plongent une pièce dans un rose immatériel. L’autre est le mur de Michel Blazy, réalisé en algues agar agar décomposées et teintées d’une glaçante couleur rouge sang. Il voisine avec la vidéo Damni i Colori d’Anri Sala, sur la ville de Tirana repeinte en couleur par son maire artiste. Ou comment la couleur peut prendre le pouvoir politique.


Du 12 juin au 29 août, au musée des Beaux-Arts à Rennes, quai Emile-Zola, du mardi au dimanche, de 10 h à 19 h, nocturnes jusqu’à 22 h les mercredis et jeudis.



LA SAMARITAINE

 Après seize ans de fermeture, la Samaritaine rouvre ses portes le 19 juin 

PAR LEJOURNALDESARTS.FR (AVEC AFP) · LE 31 MAI 2021 - 

 

Après seize ans de fermeture, la Samaritaine rouvre ses portes au public le 19 juin au terme de multiples péripéties et d'un chantier colossal qui aura coûté 750 millions d'euros, a-t-on appris auprès de son propriétaire, le groupe LVMH. 

Fermé en 2005 pour des raisons de sécurité liées à sa vétusté, le célèbre magasin de la rue de Rivoli à Paris devait rouvrir en 2020 pour son 150e anniversaire. La pandémie n'aura été qu'une péripétie supplémentaire sur le chemin semé d'embûches qu'a connu ce chantier mené par LVMH, actionnaire majoritaire de la Samaritaine depuis 2001. 

Le géant du luxe a dû attendre 2015 pour voir définitivement validé son permis de construire et de rénover. Entre 2012 et 2015, les travaux ont en effet été suspendus par une série de recours d'associations de sauvegarde du patrimoine, contestant notamment la réalisation d'une façade contemporaine en verre, côté rue de Rivoli. 

La Samaritaine s'est enrichie d'un hôtel de luxe Cheval Blanc (marque détenue par LVMH) de 72 chambres et suites avec vue plongeante sur la Seine dont la date de réouverture n'a pas été communiquée. Le bâtiment accueille également 15 000 m3 de bureaux, une crèche de quartier de 80 lits et 97 logements sociaux gérés par France Habitat. Joyaux de l'art nouveau et de l'art déco, les quatre bâtiments – dont un classé aux Monuments historiques – ont subi une lourde restructuration qui devait également respecter et revaloriser les éléments d'époque : mosaïques, émaux, verrières ou encore garde-corps en fer forgé. 

Le magasin occupera 20 000 m3 (contre quelque 30 000 m3 au moment de sa fermeture), des « espaces magnifiés par le cabinet Sanaa mais aussi Hubert de Malherbe, Ciguë ou encore Yabu Pushelberg », selon un communiqué transmis à l'AFP. 

Il sera géré par DFS, groupe de distribution sélective également propriété de LVMH, avec une sélection de quelque 600 marques de luxe mêlant mode, art de vivre et gastronomie. 

En 2005, lors de sa fermeture – initialement pour des travaux devant durer six ans – La Samaritaine employait 734 salariés, dont la quasi-totalité a été reclassée ou a bénéficié de mesures prévues par le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). 

Lors de l'annonce de la réouverture en 2019, LVMH avait indiqué qu'« au total, plus de 1 500 postes seront créés», dont 800 pour le grand magasin, et qu'« avec les bureaux, plus de 2 400 emplois directs seront pérennisés sur site ». 

https://www.lejournaldesarts.fr/patrimoine/apres-seize-ans-de-fermeture-la-samaritaine-rouvre-ses-portes-le-19-juin-154584


COUP DE POUCE

Une fois n’est pas coutume, je vous sollicite aujourd’hui pour aider de jeunes musiciens à se produire sur scène, avec une participation à partir de 5€ (vous pouvez mettre davantage bien sûr, ce serait formidable). Un petit coup de pouce pour atteindre 600€, ils ont besoin de vous, il reste 15 jours !!! Merci pour eux.





PROPOSITION

 Si vous aimez la peinture de Gabriel Godard et souhaitez acquérir ses toiles, rejoignez le groupe de ses collectionneurs ! 


N’hésitez plus, l’acquisition d’une œuvre d’art peut résulter de plusieurs motivations : plaisir esthétique, transmission d’un patrimoine de qualité à ses descendants, mais aussi privilège d’une fiscalité qui reste avantageuse. 

La fiscalité des œuvres d’art reste attractive en France, collectionneurs et simples amateurs d’art peuvent donc continuer à se faire plaisir.


Pour faire partie du groupe des collectionneurs de Gabriel Godard, le contrat s’établit sur trois ans, avec l’achat d’une toile par an (net d’impôts), payable mensuellement (avec une réduction du prix initial de 35%). Cette proposition concerne les petits formats, maxi 100x81 (40F).


Si cette proposition vous séduit c’est très simple, remplissez le formulaire de contact en laissant vos coordonnées et vous aurez tous les détails. 


https://www.gabriel-godard.com/nous-contacter


Vous pouvez aussi remplir le formulaire de contact de ce blog, bien sûr.




LE LAURÉAT

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