LE 9ÈME ART

FRANK MARGERIN 

Né à Paris le 09/01/1952,  Frank Margerin est un auteur de bande dessinée. 

En 1968, il s’inscrit à l'École des arts appliqués pour en ressortir en 1974 avec un diplôme de laqueur et de dessinateur textile. C’est vers le dessin humoristique qu'il tend à se diriger. Accessoirement, il forme avec son condisciple Denis Sire le groupe Los Crados, qui deviendra plus tard le fameux Dennis Twist. Margerin rencontre quelques agences de pub qui trouvent son style assez marrant et l'encouragent à se tourner plutôt vers la BD, avant de se voir offrir un travail par Jean-Pierre Dionnet, le rédacteur en chef de Métal Hurlant. En 1978, prenant le relais de Philippe Poncet de la Grave, il dessine quelques vignettes et bandes dessinées pour le chewing-gum Malabar, pendant un an. Il réalise ses premières véritables planches et invente pour la première fois un scénario : ce sera « Simone et Léon ». Sa participation au magazine durera jusqu’au dernier numéro, en 1987. Ce seront les magazines de charme « Lui » et « Playboy » qui publient ses premières illustrations.

En 1982 Frank crée « Albert et Mauricette », dont les strips paraissent dans le supplément hebdomadaire du Matin de Paris. Et très vite on retrouve des dessins de Frank partout : il mutliplie les pochettes de vinyles, affiches de films, concerts, festivals, illustrations publicitaires, etc. Son graphisme est omniprésent, sa « patte » devenue incontournable marque l'époque. Les années suivantes, il collabore aux éphémères revues Rigolo (le mensuel humoristique des Humanos), Zéro, Zoulou... Il dessine dans les pages de ce dernier les reportages de Skoup et Max Flash, sur un scénario de Phil Casoar. Et très vite on retrouve des dessins de Frank partout : il multiplie les pochettes de vinyles, affiches de films, concerts, festivals, illustrations publicitaires, etc.
Mais de cette prolixité l'histoire retiendra avant tout son personnage-fétiche, Lucien (série débutée en 1979 dans « Métal hurlant »), la banane la plus célèbre de la bédé, rockeur rigolard emblématique des années 80. 

En 1989, Margerin s'est fait un nom et de nombreux amis bédéastes: il supervise aux Humanos une collection d'albums collectifs, Frank Margerin présente, dans lesquels on retrouve pêle-mêle jeunes talents et vieux compagnons de route. Citons parmi (beaucoup) d'autres Dodo et Ben Radis, Jano, Tramber, Charlie Schlingo, JC Denis, Vuillemin, Avril, Petit-Roulet, Serge Clerc, Florence Cestac, Farid Boudjellal, Mezzo et Pirus, Joan, Dupuy et Berberian, Lewis Trondheim, Stanislas, Killofer, David B... Jingle, petite société française de production de films, propose à l’auteur de créer une série d’animation avec Lucien. Craignant de voir son personnage dénaturé à l’écran, Margerin crée un personnage spécialement pour cette série, Manu. « Les Aventures de l'insupportable Manu » sont diffusées sur la 5 puis sur Antenne 2, avant de devenir trois albums de vraie BD aux Humanoïdes Associés (1990-1994). 

En 1992, Margerin est couronné Grand Prix de la ville d'Angoulême, dont il devient automatiquement président l'année suivante. Un crû dont on se souvient encore avec un vague mal de tête.
1998 : Sortie de Ricky chez les Ricains, un projet quasi-mythique, le voyage longtemps reporté de la bande à Lucien aux États-Unis, terre des Cadillac, du Rockn'roll et du hamburger mou. La même année, Frank Margerin présente... Frank Margerin : un album qui recense de nombreuses illustrations et autant de dessins inédits.

En 2000, parution de Week-end Motard, le tome 8 des aventures de Lucien. Retour aux sources pour Lucien et sa bande qui partent en virée à moto, destination...les 24 heures du Mans!
2002 : Naissance du personnage de Momo le coursier, chez Albin Michel. En 2004, Lucien a 25 ans.. et ça se fête!! 2006 : En novembre, une nouvelle série « Shirley et Dino », inspirée par le couple d'humoristes. 

En novembre 2009 sort un nouvel album de Margerin, « Lucien, père et fils ». En septembre 2011 « La bande à Lucien », onzième album de la série, sort chez « Fluide Glacial ». Il démarre en 2012, en tant que dessinateur et coloriste, une nouvelle série intitulée « Je veux une Harley », sur des scenarios de Marc Cuadrado, chez Fluide Glacial. Le 5eme tome est sorti le 16 juin 2017 chez Dargaud. 

https://www.babelio.com/auteur/Frank-Margerin/28203

https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Margerin

https://la-parizienne.com/frank-margerin-reborn-to-be-wild.html

https://lagglo.fr/actualite/frank-margerin-un-coup-de-crayon-taille-dans-le-rock/

https://www.ligneclaire.info/frank-margerin-toute-la-france-dessine-100840.html

https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/frank-margerin-et-lucien-inseparables-a-poitiers

https://www.facebook.com/groups/margerin.tofs/ 

https://www.ladepeche.fr/article/2013/04/21/1610728-frank-margerin-en-preambule-de-gruissan.html

https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/06/10/frank-margerin-...ite-d-honneur-du-salon-du-livre-d-oloron-ce-week-end,2130668.php

https://actu.fr/normandie/saint-hilaire-du-harcouet_50484/frank-m...estival-bd-dans-manche-prepare-nouveau-lucien-2020_22042531.html 


Claire Bretécher


Auteur - Scénario - Dessin - Couleurs

Née le 17 avril 1940 à Nantes et précocement terrassée par l'ennui, Claire Bretécher se lance très vite dans la bande dessinée, pour s'occuper.

Au début des années 1960, après avoir laissé tomber les Beaux-Arts parce que la bande dessinée y est persona non grata, elle enseigne le dessin pendant neuf mois, puis elle livre des illustrations dans différents journaux du groupe Bayard.



En 1963, elle rencontre René Goscinny qui l'invite à dessiner son « Facteur Rhésus », bouleversante épopée d'un héros postal, dans « L’Os à moelle ». « J’ai été flattée de cette proposition, et puis je n'étais pas en position de refuser... Il me faisait dessiner des trucs que je ne savais pas dessiner : un ravalement d'immeuble, par exemple. Je suis nulle pour dessiner un ravalement d'immeuble ! D'ailleurs, il n'a pas été content du tout du résultat et il ne me l'a pas envoyé dire, avec courtoisie, comme toujours. Après, il m'a commandé des illustrations pour « Pilote ». » 


En attendant, Bretécher collabore au journal « Tintin » en 1965 et 1966, puis, en 1968, crée la série « Baratine et Molgaga » dans le mensuel « Record » (Bayard Presse). 

De 1967 à 1971, « Spirou » l'accueille, d'abord pour quelques courts récits, lesquels laissent ensuite la place aux « Gnangnan », aux « Naufragés » (texte de Raoul Cauvin), ainsi qu'à l'éphémère « Robin des foies » (texte d'Yvan Delporte). En 1977, Claire refait une brève apparition dans le magazine – plus précisément dans son sup‐ plément « Le Trombone illustré » – pour y raconter les mésaventures de Fernand l'orphelin (texte d'Yvan Delporte). 


En 1969, elle commence, dans « Pilote », les aventures de Cellulite (princesse plus ou moins médiévale et féministe avant l'heure) et ses futures « Salades de saison ». Elle y dessine également plusieurs bandes d'actualité. 

En 1972, elle participe à la création de « L’Écho des savanes », avec ses amis Gotlib et Mandryka. Préfigurant ses inoubliables « Frustrés », ses histoires se font plus acides. 

En 1973, elle est sollicitée par la presse « chic » : « Le Sauvage », pour lequel elle dessine « Le Bolot occidental », et « Le Nouvel Observateur », où elle livre une planche hebdomadaire, bientôt intitulée « La Page des Frustrés ». 


C'est également à cette époque qu'elle décide de se lancer dans l'auto-édition — aventure passionnante et épuisante. Le premier album des Frustrés paraît en 1975. Après « La Vie passionnée de Thérèse d'Avila » (1980, réédité en 2007 chez Dargaud), elle édite en 1988 le premier album des aventures d'Agrippine (superbe prototype de l'ado); sept autres suivront. Le tout débouche sur une série de 26 dessins animés de vingt-six minutes, produits par Ellipse Animation et diffusés sur Canal+ à partir du mois de novembre 2001. Le huitième album d'Agrippine, intitulé « Agrippine déconfite » (Dargaud), sort en 2009. 


En dehors de la bande dessinée, Claire Bretécher pratique (avec grand talent) l'art de la peinture, en témoignent les portraits hypersensibles de ses proches (ou les autoportraits) tirés de ses carnets intimes et repris dans les albums « Portraits » (Denöel, 1983), « Moments de lassitude » (Hyphen, 1999) et « Portraits sentimentaux » (La Martinière, 2004). 


Au fil de ses histoires, Claire Bretécher s'impose comme la plus grande « humoriste-sociologue » du 9e art. Faussement simpliste, son graphisme nerveux et précis soutient parfaitement son propos, lucide et sans concession — surtout quand sa cible est friquée, nombriliste et désabusée — mais plein de tendresse pour certaines femmes et à peu près tous les enfants... 


Claire Bretécher est décédée le 11 février 2020. (Dargaud)


SOURCES


https://www.dargaud.com/auteurs/bretecher-claire


https://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Bretécher


https://www.franceculture.fr/personne-claire-bretecher


https://www.lefigaro.fr/bd/mort-a-79-ans-de-claire-bretecher-dessinatrice-des-frustres-et-d-agrippine-20200211


https://www.franceinter.fr/livres/claire-bretecher-une-femme-libre-en-bd


https://www.telerama.fr/livre/claire-bretecher,-la-creatrice-dagrippine-et-des-frustres,-est-morte,n6604110.php


https://www.courrierinternational.com/dessin/le-dessin-du-jour-claire-bretecher-une-femme-au-pantheon-de-la-bande-dessinee



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