REGARDS SUR LA SOCIÉTÉ

Le collage est l’une des rares pratiques artistiques issue des mouvements d’Avant-Garde du début du XXe siècle qui navigue allègrement entre ce qui est défini comme grand art et comme art populaire.
Le collage se nourrit de la pléthore d’images et de signes que la société contemporaine produit ; il s’approprie ses détritus; il absorbe tout et n’importe quoi dans son champ visuel. Il propose à l’éphémère, une nouvelle signification par la « recontextualisation ».
Comme le hip-hop, l’échantillonnage et le mixage, le collage utilise une juxtaposition de fragments existants à partir de sources disparates, indéfinies; et, peut-être plus que tout autre médium artistique, il reflète un désir de rendre compte du chaos du quotidien sans en neutraliser le potentiel. (Le bar)


JOCELYN COLLAGES

Avant de se coller au collage et au graphisme, c'est à la contemplation que Jocelyn Collages s'est consacré avec ardeur. Diplômé de Lettres modernes, il a procrastiné souvent, travaillé aussi : journaliste, auteur contrarié de sketches qui ne faisaient rire que lui et ses chats, iconographe à Siné Hebdo... Ses influences : les dadaïstes, les Monty Python, Steinberg, Sempé et un zeste de Prévert. Sa matière première des photos de famille retrouvées au fin fond de vide-greniers, des images d'aujourd'hui prises entre Paris, le Sud-Ouest et Knokke le Zout, ainsi que des lambeaux de magazines d'un autre temps, le tout passé à la moulinette de son imagination. Du caustique et du drôle, du poétique et du sensible qui affleurent au fil de ses productions publiées dans L’OBS, Ça m’intéresse, Le Parisien Magazine, Le Particulier ou StreetPress. 

« J’alterne ou je mixe les collages classiques – qui consistent à détourner les images existantes, à créer des distorsions pour leur conférer un autre sens – et le chiffonnage – autrement dit l’art de la boulette de papier ! Cette dernière pratique s’est imposée à moi plus que je ne l’ai cogitée : un jour, faute d’idée, j’ai arraché les pages d’un magazine et de rage, je les ai froissées. J’ai eu immédiatement la sensation que dans cette version chiffonnée, le papier revivait. Malmené, trituré, il donne aux images un effet 3D et il s’offre une seconde vie. En creux, c’est aussi une façon de refuser la mort du papier, de le célébrer à l’heure de ses funérailles annoncées.»

« Les images que j’utilise sont souvent puisées dans les magazines de années 50 à 70. Elles sont en phase avec l’euphorie et l’optimisme de l’après-guerre et d’avant la première crise pétrolière. En les propulsant dans notre époque, en m’en servant pour illustrer l’actualité hyper anxiogène du moment, je crée un décalage qui va bien au delà de la mélancolie. L’idée n’est pas de s’inscrire dans le réac air du temps sur fond de « c’était mieux avant » mais de provoquer un choc graphique susceptible de faire rire, réfléchir ou même les deux ! L’intention, c’est de faire du neuf avec du vieux mais surtout pas de reproduire.» 

« Si l’illustration redevient tendance, c’est peut-être parce qu’elle coûte moins cher aux rédactions exsangues que la production photo ! Et puis, en faisant du vintage, nous épargnons la planète : pas d’arbres abattus pour nous, puisque nous recyclons, et une empreinte carbone quasi nulle puisque nous bossons à domicile. Plus sérieusement, les photos aujourd’hui publiées dans les journaux sont presque toutes issues des mêmes banques d’images : du Net au papier, les gens voient les mêmes choses partout. Les illustrations, elles, sont moins accessibles et semblent donc plus singulières quand on les découvre. Elles sont peut-être aussi plus caustiques, plus grinçantes et font écho à la défiance de l’opinion vis à vis des institutions. »

« Si on se cantonne à la presse, la réalité, c’est la dèche ! Bien sûr, on peut bosser hors-frontières, dans des pays comme l'Italie ou les Etats Unis : le collage y est moins marginal et il bénéficie de plus de visibilité et de crédibilité. Ici, on pâtit encore du symptôme bricolo-macramé. Le vintage est par définition immortel puisque ce qui est tendance aujourd’hui deviendra ringard demain et vintage après- demain. Le vintage, c’est l’art du jour d’après et, sauf fin du monde, il y aura toujours un jour d’après. »


Laamari Nacera 


Artiste collagiste.Plasticienne. Cette artiste colle et recolle les images qui l'interpellent... Les supports sont alternatifs (elle utilise volontiers les planches de bois ou les panneaux de signalisation.....) et les sujets à la fois urbains et humains...On remarquera aussi l'extrême qualité de ses collages et la rigueur de la réalisation. N'en est cependant pas absente, une certaine forme d'humour (notamment dans les textes) et une mise en scène toujours pertinente. Aucun hasard mais un désordre savamment orchestré ! 




Passionnée et intriguée par l’exposition paradoxale des femmes et de leur beauté, elle cherche et trouve des détournements à leur représentation surexploitée. Des techniques multiples et fondues, de collages, de laques, de gouache et d’encre, l’artiste se joue et impose avec force et beauté son message résolument féministe sur ses toiles.




SOURCES


http://www.le-bar.fr/collage-il-ny-a-pas-dalternative/


https://roubaix.maville.com/actu/forum_-_-1055249_actu.Htm


https://www.instagram.com/p/B_ASdZyJOm5/


http://for-art-gallery.over-blog.com/article-3-nouveaux-artistes-a-la-for-art-gallery-43948137.html


https://lesmondaines.com/nunc-galerie-grenoble/


https://www.facebook.com/laamari.nacera


https://www.pinterest.fr/pin/490470215654684841/







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