REGARDS SUR LA SOCIÉTÉ

JEAN-JACQUES SEMPÉ 

Dessinateur français 

“Je pardonne à tous mes amis, mais j'ai la liste” 

BIOGRAPHIE DE JEAN-JACQUES SEMPÉ 

Elève très indiscipliné, Sempé est renvoyé de son collège et commence à travailler à 17 ans. Après avoir été l’assistant malchanceux d’un courtier en vins et s’être engagé dans l’armée, il se lance à 19 ans dans le dessin humoristique. Il quitte Bordeaux et vit difficilement à Paris en plaçant quelques dessins dans les journaux. Essentiellement dessinateur de presse, Sempé ne semblait pas vouloir faire carrière dans la BD. Il rencontre René Goscinny et en 1959, publie en collaboration la série du 'Petit Nicolas'. En 1962, les Editions Denoël, envers laquelle il vouera une reconnaissance éternelle, publie son premier album de dessins humoristiques. Depuis, il travaille pour des journaux et réalise régulièrement depuis 1979 des couvertures pour The New Yorker. Jean-Jacques Sempé a publié aux Editions Denoël 26 albums de dessins humoristiques. 'Le Petit Nicolas' ainsi que ses albums sont traduits dans le monde entier. 

CHRONIQUES & ANECDOTES 

Crayons au garde-à-vous ! 

Il devance l'appel de l’armée pour choisir son affectation à Paris, ville qu'il ne quittera plus, depuis ses 19 ans. A la Caserne de Vincennes, il oublie sa convocation à 8h00 pour aller voir Chaval, pratiquant le dessin d’humour, et passe son temps à dessiner. (Le Figaro)


Koukryniksy

Mikhail Kupriyanov, Porfiri Krylov, and Nikolai Sokolov


Koukryniksy (en russe : Кукрыниксы) est le pseudonyme de trois peintres et caricaturistes soviétiques : 

Le pseudonyme désignant ces trois artistes soviétiques est un acronyme réunissant le « Kou » de Kouprianov, le « kry » de Krylov et le « nik » et le « s » de Nikolaï Sokolov. 


La constitution du « trio » se fit progressivement. Tout d'abord, c'est en travaillant ensemble à la confection d'un journal mural aux Ateliers supérieurs d'art et de technique à Moscou que Mikhaïl Kouprianov, âgé de 19 ans et qui venait de terminer des études à l'école d'art de Tachkent, rencontra Porfiri Krylov, âgé de 20 ans, qui venait de terminer des études avec le Proletkoult à Toula. Dans cette célèbre école de la capitale, ils étudièrent avec, entre autres professeurs, Dimitri Moor et produisirent tous les deux sous les pseudonymes « Kukri » et « Krykup ». Dès 1923, ils eurent pour condisciple Nikolaï Sokolov, âgé de 20 ans, qui avait suivi une formation au studio d'Art du Prolekoult à Rybinsk et qui signait déjà ses œuvres avec le diminutif Knicks. 


À partir de 1924, ils travaillèrent tous les trois pour des journaux comme la Komsomolskaya Pravda où ils furent publiés pour la 1re fois en 1926, Literatournaïa gazeta, des magazines satiriques comme Smechatsch (ru), (Le fou), Smena, le Krokodil, etc. environ une dizaine de journaux, où ils créèrent surtout des caricatures sur la vie et les œuvres d'écrivains signées « Koukryniksy », réunion des trois pseudonymes, nom qu'ils gardèrent jusqu'à la fin de leur collaboration. Ils continuèrent de fréquenter Vkhoutemas jusqu'en 1929 qui fut l'année de leur première participation à une exposition mais aussi l'année où ils créèrent les décors des tableaux 1 à 4 de la pièce de Vladimir Maiakovski, La Punaise, dont la première eut lieu le 13 février. 


Leur pseudonyme était justifié car leurs œuvres étaient réalisées en étroite collaboration, ce qui permit à chacun d'entre eux d'utiliser au mieux ses compétences. Ainsi ils adoptèrent une méthode de travail originale : en schématisant, l'un dessinait les corps, l'autre les visages et le troisième se chargeait du coloriage. La deuxième raison qu'ils avaient pour travailler ainsi était que, groupés, ne signant pas et ne réalisant pas individuellement les dessins, nul n'était l'auteur de l'œuvre complète et cela pensaient-ils les mettait davantage à l'abri des poursuites pour diffamation. 


En 1931, Maxime Gorki les rencontra et reconnaissant leur talent satirique, écrivit à leur sujet un article dans la Pravda ; il leur conseilla d'étendre leur champ d'action aux sujets concernant la vie en Union soviétique et à l'étranger et organisa pour eux une exposition en 1932. La même année, leur talent fut utilisé pour imaginer les costumes et les décors d'une pièce de théâtre La Ville des fous d'après une histoire Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine. L'année suivante les trois artistes étaient engagés comme collaborateurs attitrés par la Pravda. Le 10 avril 1933, ils furent contactés par Grigori Aleksandrov pour des projets de costume pour le film Les Joyeux Garçons mais comme ils étaient déjà occupés par un autre film, La Vie de Klim Samgin et qu'Alexandrov ne leur fournit pas le matériel afin qu'ils se mettent à l'œuvre, ils retournèrent le contrat et suggérèrent au réalisateur de s'adresser à Kanevski . (Wikipédia)




Réalités contemporaines 

Par François Salmeron 

QDA - 16 juin 2021 


Le monde qui nous entoure est une source intarissable d'inspiration pour les jeunes artistes – y compris ses facettes moins poétiques, telles que les systèmes de surveillance, l'intelligence artificielle ou les paysages ultra-urbanisés de DubaÏ.

Thomas Guillemet 

Désirs conditionnés 

C’est dans les arcanes des programmes informatiques, de l’intelligence artificielle et des systèmes de surveillance que Thomas Guillemet puise sa matière. Né en 1989 et diplômé des Arts décoratifs de Paris ainsi que de la School of Visual Arts de New York, l’artiste observe les mutations de notre langage, de nos comportements et de nos désirs, dues aux nouvelles technologies. Dyslexique, il s’intéresse d’abord aux typographies utilisées dans les captcha, ces identifiants cryptés permettant de distinguer un utilisateur humain d’un virus informatique, avant de créer des chorégraphies loufoques échappant à l’œil des caméras d’identification. Recourant à des techniques artisanales et numériques, ses œuvres mêlent ainsi typo, imprimerie, gravure et céramique à des dispositifs interactifs, à l’instar de l’impressionnante installation multimédia présentée en juin à Jeune Création. Son projet pour Montrouge s’inscrit d’ailleurs dans le droit fil de cette proposition analysant les codes du « néo-porno » en ligne : évolution des mots-clés, de la qualité des images et des filtres, « gamification » des points de vue, ou gadgétisation des sextoys qui passe notamment par d’étonnants masques BDSM en cuir conçus d’après des modélisations de reconnaissance faciale ! 

instagram.com/thomas_guillemet/? hl=fr

Jean Roméo Kamptchouang 

Une place assignée 

Les propos de Jean Roméo Kamptchouang, né en 1977 au Cameroun et installé en France depuis 2013, où il a été diplômé de l’École supérieure d’Art de Clermont Métropole, semblent empreints d’une sagesse ancestrale lorsqu’il considère notre condition : « Un homme qui naît c’est une place qui se crée. Cette place, tout au long de notre vie, nous suit. Nombre d’entre nous, pendant ce temps, fuyons cette place en usurpant des identités factices, par souci de bien paraître dans la société. » La destinée de ces vaniteux imposteurs, corrompus par la cité, se matérialise dans de simples chaises que l’artiste décline dans un grand format à l’huile et au pastel gras intitulé Nous. Symboles de la position sociale que l’on nous assigne et que l’on accepte, comme des petits soldats docilement alignés, et attribut du pouvoir politique, tel le trône d’un chef, ces chaises sont aussi récupérées et transformées par Jean Roméo. Leur structure de bois se trouve poncée et réduite en sciure, comme un memento mori, ou décomposée et réassemblée dans un sac de boxe suspendu à une corde de toile de jute. Ces installations proposent ainsi une allégorie de la vie entendue comme « un jeu et un combat dont il faut connaître les règles », suggère l’artiste. 



Alice Louradour 

Chantiers ludiques 

Sous leurs dehors ludiques et colorés, ponctués par un ensemble de mobiles tubulaires, les installations d’Alice Louradour (née en 1990, diplômée de l’ENSAD de Paris et de l’école Estienne en tant qu’illustratrice) se réfèrent en fait à une réalité plus austère... Celle des chantiers pharaoniques des Émirats, où l’artiste a travaillé pour les vitrines et les malles d’une marque de luxe implantée à Dubaï. 

Récupérant canalisations, tiges, grillages, fers à béton et modules, l’artiste évide toutefois ces éléments de toute dimension politique ou sociale. En effet, on ne trouvera ici aucun questionnement sur les conditions de travail des ouvriers et des migrants, ainsi que sur les nombreux décès accidentels répertoriés sur ces sites... Il s’agit plutôt de percevoir ces chantiers comme « une peinture en mouvement », comme si le spectateur avait « l’impression de traverser des espaces peints ou dessinés », détaille l’artiste. Les tuyaux, gaines et câbles électriques se lisent ainsi comme des gribouillis échappés de la feuille ou des ondulations en 3D, suivant une palette dynamique et contrastée. Une manière de « redonner un peu de légèreté » à un univers hostile... 


Texte publié dans le cadre du programme de suivi critique des artistes du Salon de Montrouge, avec le soutien de la Ville de Montrouge, du Conseil général des Hauts- de-Seine, du ministère de la Culture et de l’ADAGP. 

https://www.lequotidiendelart.com/articles/19976-réalités-contemporaines.html


Les Rencontres d'Arles, une renaissance engagée 

Par Léa Amoros
QDA - 15 avril 2021  

Pour sa 52e édition du 4 juillet au 26 septembre, les Rencontres d'Arles vont réactiver une partie des expositions de l'édition 2020, qui avaient été annulées, tout en offrant de nouvelles propositions sur la thématique « Un Été des Lucioles ». Une année sous le signe de la transition inaugurée par une nouvelle identité graphique, signée ABM studio et un nouveau directeur, puisque Christoph Wiesner prend la suite de Sam Stourdzé, en poste depuis 2014. Le programme annonce une édition, entre résistance et résilience, particulièrement engagée « illustrant la diversité des regards, la polyphonie des récits et symbolisant la survivance à travers l’image des espoirs et des prises de conscience », résume Christoph Wiesner. La série d'expositions « The New Black Vanguard», « Masculinités », « Puisqu'il fallait tout repenser » témoigne des thèmes qui bouleversent le monde. Cette saison couronnera par ailleurs la création émergente. Les 11 lauréats du prix Louis Roederer 2021 seront réunis pour la première fois dans une même exposition quand Almudena Romero, lauréate de la Résidence BMW, exposera au cloître Saint- Trophime. La section « Atlas » se propose d'explorer le lien entre l'histoire d'un pays et ses artistes, parmi lesquels Pieter Hugo, Antoine Kuster ou Enrique Ramírez. Charlotte Perriand et Sabine Weiss seront à l'affiche du chapitre « Relecture » et une exposition « Hommage » fera un focus sur l'œuvre de Raymond Cauchetier, photographe de la Nouvelle Vague. 



SI VOUS AIMEZ MARSEILLE OU SI VOUS NE LA CONNAISSEZ PAS…


Incroyable !

Le plus long banc du monde sur la rade de Marseille, initiative de l’association de Paola Cervoni et de centaines d’enfants qui ont habillé le banc de mosaïques, c’est magnifique !

Retrouvez toutes les photos de Sandrine Pierrot sur : 


https://www.facebook.com/sandrine.pierrot.3/photos








Le collage est l’une des rares pratiques artistiques issue des mouvements d’Avant-Garde du début du XXe siècle qui navigue allègrement entre ce qui est défini comme grand art et comme art populaire.
Le collage se nourrit de la pléthore d’images et de signes que la société contemporaine produit ; il s’approprie ses détritus; il absorbe tout et n’importe quoi dans son champ visuel. Il propose à l’éphémère, une nouvelle signification par la « recontextualisation ».
Comme le hip-hop, l’échantillonnage et le mixage, le collage utilise une juxtaposition de fragments existants à partir de sources disparates, indéfinies; et, peut-être plus que tout autre médium artistique, il reflète un désir de rendre compte du chaos du quotidien sans en neutraliser le potentiel. (Le bar)


JOCELYN COLLAGES

Avant de se coller au collage et au graphisme, c'est à la contemplation que Jocelyn Collages s'est consacré avec ardeur. Diplômé de Lettres modernes, il a procrastiné souvent, travaillé aussi : journaliste, auteur contrarié de sketches qui ne faisaient rire que lui et ses chats, iconographe à Siné Hebdo... Ses influences : les dadaïstes, les Monty Python, Steinberg, Sempé et un zeste de Prévert. Sa matière première des photos de famille retrouvées au fin fond de vide-greniers, des images d'aujourd'hui prises entre Paris, le Sud-Ouest et Knokke le Zout, ainsi que des lambeaux de magazines d'un autre temps, le tout passé à la moulinette de son imagination. Du caustique et du drôle, du poétique et du sensible qui affleurent au fil de ses productions publiées dans L’OBS, Ça m’intéresse, Le Parisien Magazine, Le Particulier ou StreetPress. 

« J’alterne ou je mixe les collages classiques – qui consistent à détourner les images existantes, à créer des distorsions pour leur conférer un autre sens – et le chiffonnage – autrement dit l’art de la boulette de papier ! Cette dernière pratique s’est imposée à moi plus que je ne l’ai cogitée : un jour, faute d’idée, j’ai arraché les pages d’un magazine et de rage, je les ai froissées. J’ai eu immédiatement la sensation que dans cette version chiffonnée, le papier revivait. Malmené, trituré, il donne aux images un effet 3D et il s’offre une seconde vie. En creux, c’est aussi une façon de refuser la mort du papier, de le célébrer à l’heure de ses funérailles annoncées.»

« Les images que j’utilise sont souvent puisées dans les magazines de années 50 à 70. Elles sont en phase avec l’euphorie et l’optimisme de l’après-guerre et d’avant la première crise pétrolière. En les propulsant dans notre époque, en m’en servant pour illustrer l’actualité hyper anxiogène du moment, je crée un décalage qui va bien au delà de la mélancolie. L’idée n’est pas de s’inscrire dans le réac air du temps sur fond de « c’était mieux avant » mais de provoquer un choc graphique susceptible de faire rire, réfléchir ou même les deux ! L’intention, c’est de faire du neuf avec du vieux mais surtout pas de reproduire.» 

« Si l’illustration redevient tendance, c’est peut-être parce qu’elle coûte moins cher aux rédactions exsangues que la production photo ! Et puis, en faisant du vintage, nous épargnons la planète : pas d’arbres abattus pour nous, puisque nous recyclons, et une empreinte carbone quasi nulle puisque nous bossons à domicile. Plus sérieusement, les photos aujourd’hui publiées dans les journaux sont presque toutes issues des mêmes banques d’images : du Net au papier, les gens voient les mêmes choses partout. Les illustrations, elles, sont moins accessibles et semblent donc plus singulières quand on les découvre. Elles sont peut-être aussi plus caustiques, plus grinçantes et font écho à la défiance de l’opinion vis à vis des institutions. »

« Si on se cantonne à la presse, la réalité, c’est la dèche ! Bien sûr, on peut bosser hors-frontières, dans des pays comme l'Italie ou les Etats Unis : le collage y est moins marginal et il bénéficie de plus de visibilité et de crédibilité. Ici, on pâtit encore du symptôme bricolo-macramé. Le vintage est par définition immortel puisque ce qui est tendance aujourd’hui deviendra ringard demain et vintage après- demain. Le vintage, c’est l’art du jour d’après et, sauf fin du monde, il y aura toujours un jour d’après. »


Laamari Nacera 


Artiste collagiste.Plasticienne. Cette artiste colle et recolle les images qui l'interpellent... Les supports sont alternatifs (elle utilise volontiers les planches de bois ou les panneaux de signalisation.....) et les sujets à la fois urbains et humains...On remarquera aussi l'extrême qualité de ses collages et la rigueur de la réalisation. N'en est cependant pas absente, une certaine forme d'humour (notamment dans les textes) et une mise en scène toujours pertinente. Aucun hasard mais un désordre savamment orchestré ! 




Passionnée et intriguée par l’exposition paradoxale des femmes et de leur beauté, elle cherche et trouve des détournements à leur représentation surexploitée. Des techniques multiples et fondues, de collages, de laques, de gouache et d’encre, l’artiste se joue et impose avec force et beauté son message résolument féministe sur ses toiles.




SOURCES


http://www.le-bar.fr/collage-il-ny-a-pas-dalternative/


https://roubaix.maville.com/actu/forum_-_-1055249_actu.Htm


https://www.instagram.com/p/B_ASdZyJOm5/


http://for-art-gallery.over-blog.com/article-3-nouveaux-artistes-a-la-for-art-gallery-43948137.html


https://lesmondaines.com/nunc-galerie-grenoble/


https://www.facebook.com/laamari.nacera


https://www.pinterest.fr/pin/490470215654684841/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Bongo Bong (Manu Chao cover) feat. My - oct. 2021

J'ADORE !!!