STREET ART

MAX132


MAX est un artiste plasticien né à Champigny-sur-marne.

Passionné par le dessin animé et la bande dessinée depuis son plus jeune âge. « Enfant du HipHop » c’est après la découverte des réalisations des graffiti artistes comme Mode2 ou Number6 au début des année 90 qu’il s’intéresse au graffiti puis fonde avec ses camarades de lycée plusieurs crew jusqu’à fonder les BZ (Bavaria & Zetla crew) qui deviendra par la suite le 132.

Avec ce crew, il œuvre dans la capitale des années durant et se fait connaître des initiés.


Parallèlement au graffiti, il se passionne également pour le graphisme et approfondi ses connaissances notamment en passant un Brevet Technique de dessinateur maquettiste. Il développe ensuite plusieurs projets de bandes dessinées. Il réalise également des illustrations pour IV my people, des pochettes d’album, des visuels pour T-shirt, etc…

Riche de ses expériences passées, aujourd’hui MAX souhaite partager sa vision du monde et son univers à un large public. Il se consacre désormais à la réalisation de ses propres toiles en vue de les exposer. Il développe un style joignant le langage de la bande dessinée en général (comics, manga, franco-belge, …), l’expression graffiti par l’utilisation exclusive de bombes aérosols et l’esthétique pop du graphisme! (Rehab 2)


LIENS


https://www.maquis-art.com/Graffeur-426-max-132-Graffiti-Tag-Street-Art.html


https://www.celize.com/rencontre-avec-le-street-artist-max132/



BORDALO II

L’artiste portugais Artur Bordalo est né en 1987 à Lisbonne. Issu de la culture du graffiti illégal (il tague les murs dès l’âge de 11 ans), iI se fait connaître sous le pseudonyme de « Bordalo II » en réalisant dès 2013 des installations grand format en extérieur. 


Ces œuvres représentent pour le moins essentiellement des animaux multicolores en volume avec des matériaux recyclés qu’il repeint. On compte à ce jour plus d’une centaine de créatures bariolées dans une vingtaine de pays; elles se propagent à l’international, telles des avatars de la mondialisation qu’elles critiquent ouvertement. 



Les œuvres de Bordalo II sont toujours éco-responsables, puisque leur composition même se base sur des assemblages de détritus glanés dans les rues ou les déchèteries.


En travaillant à partir d’objets, l’artiste parvient à redonner un semblant de vie à de la matière inanimée. Le remplissage de bric et de broc, toile de fond de l’animal ainsi ressuscité souligne une vérité économico-sociale tout en cassant les stéréotypes. 


En fabricant ce zoo mutant, l’artiste rappelle à ses contemporains leur devoir de respect envers l’environnement et s’inscrit en contrepoint de la toute-puissance de la grande distribution. 


La réutilisation des déchets permet à l’artiste d’élaborer un bestiaire dont la sémantique est universelle, mettant en scène via ses emboîtages de métal et de plastique des créatures reconnaissables menacées d’extinction… Une façon de suggérer également que l’homme a tendance à considérer d’un même regard les ordures qu’il produit et la faune et la flore qu’il détruit.



Jef Aérosol

Jef Aérosol est un « street artist » pochoiriste français, né à Nantes en 1957. Il réside à Lille depuis 1984. Issu de la première vague d’artistes urbains des années 80, il est une figure historique du « street art » dans l’hexagone, un pionnier, une référence pour de nombreux artistes qui le citent en exemple. 

Comme de nombreux adolescents dans les années 70, il se laisse conquérir par la culture pop et le « Swinging London » où il passe régulièrement ses vacances d’été. Il s’émerveille devant les pochettes des 45 tours réalisées aux pochoirs et commence à collectionner les vinyles. 

Il se met au dessin et peint son premier pochoir à Tours lorsqu’il y réside en 1982. Ses premières réalisations sont des autoportraits de photomaton qu’il dissémine à travers la ville. Enfant du rock, il confie avoir puisé son inspiration des groupes de musique Punk comme The Clash qui maculaient leurs chemises d’inscriptions aux lettrages industriels. 

Ernest Pignon Ernest et Blek le Rat sont deux artistes dont il admire le travail et l’inspire. Son style se précise et il mène alors une double vie: prof d’anglais le jour, la nuit il arpente les villes de Tours puis Lille où il s’installe en 1984. Très vite, il se fait remarquer par les média et le milieu artistique qui lui propose de nombreuses collaborations. Musicien, il intègre également plusieurs groupes en 1988 et part en tournées. 

Ses portraits de célébrités en noir et blanc l’ont rendu célèbre, mais le fondement de son travail reste les peintures d’anonymes rencontrés au coin d’une rue : passants, musiciens, enfants dont les silhouettes grandeur nature sont peintes presque exclusivement en noir et blanc. Pour achever son œuvre, Jef doit réaliser plusieurs pochoirs qui correspondent à toutes les teintes allant du noir au blanc, en passant par plusieurs nuances de gris. 


A propos de ses personnages, il confie dans une interview à Artistikrezo :

« J’aime que mes ombres soient des ombres vives : même si les gens sont morts depuis longtemps, je les ressuscite, je leur redonne vie sur le mur et ils appartiennent à nouveau à la rue. Ils se mélangent au flux des passants. Parce qu’ils sont fixes, ils sont un arrêt sur image du film de la vie, ou de la ville. Il y a un effet de miroir, d’identification ». 

Son travail est aussi identifiable par la flèche rouge qu’il appose systématiquement comme signature. Cette signalétique qui semble accompagner le regard des passants dans sa découverte de l’œuvre est essentielle. Son plus gros pochoir réalisé à ce jour est intitulé « Chutttt !!! ». Situé place Igor-Stravinski près du centre Georges Pompidou, il s’étale sur une surface de 350 m2. 

Les pochoirs de Jef Aérosol ont fait le tour du monde : de Londres, New York, Venise, Rome, Pékin, Athènes, Ile de la Réunion, Los Angeles, San Francisco, jusqu’à la grande muraille de Chine où trône son légendaire « Sitting kid ». Un personnage récurrent de petit garçon mélancolique. 

Exposé partout dans le monde, Jef Aérosol est invité par l’ambassade de France à Tokyo pour participer à la manifestation « No Man’s land » aux côtés de nombreux artistes Japonais et Français en 2009. Il est l’objet d’un solo show au musée des Avelines à Saint Cloud en 2011 ; et un polyptique de ses œuvres est présenté lors de l’exposition « Babel » au Palais des Beaux Arts de Lille en 2012. Cet été là, Il fête ses 30 ans de pochoirs. En janvier 2014, Jef Aérosol participe à la grande exposition « In & Out » regroupant une cinquantaine d’œuvres des grands noms de la scène urbaine, au MAC de Créteil. 

Côté édition, il n’est pas en reste puisqu’il publie en 2007, « Very Important Pochoirs » aux Editions Alternatives. En janvier 2011, le catalogue de l’exposition Jef Aérosol fait un carton est édité par le Musée des Avelines et préfacé par Ernest Pignon Ernest, l’une de ses idoles. 

Régulièrement cité dans les publications étrangères sur l’art du pochoir dans le « street art », Jef Aérosol est aussi le sujet d’un film de 26 minutes réalisé par Manuela Dalle, intitulé : « l’art et la manière ». Diffusé sur Arte, ce documentaire se focalise sur son travail et ses influences. Jef Aérosol a quitté l’éducation nationale en 2009 pour se consacrer pleinement à son art. 

https://www.instagram.com/jefaerosol/

https://www.jefaerosol.com/


Banksy 

Banksy est le pseudonyme d'un artiste britannique anonyme, actif depuis les années 1990. Il est connu pour son art urbain satirique (ou street art) et comme réalisateur de films.



Il a commencé comme artiste à l'âge de 14 ans, a été expulsé de l'école et a purgé une peine de prison pour des délits mineurs. Pendant 10 ans à la fin des années 1990, Banksy a vécu à Easton, Bristol, puis a déménagé à Londres vers 2000. 




Étant jeune, Banksy fait partie du groupe de graffeurs, le Bristol's DryBreadZ Crew (DbZ). Il aurait été influencé par la scène underground de Bristol et par ses relations entre artistes et musiciens, cette ville ayant donné naissance au mouvement trip hop. C'est à cet endroit que Banksy réalisa ses premières œuvres. Il se forge une certaine notoriété dans les milieux alternatifs et les médias traditionnels s'intéressent aussi à lui…




Techniques
Les œuvres de Banksy sont, pour la plupart de ses peintures, effectuées avec des pochoirs. Dans son livre Wall and Piece, Banksy explique cette décision : il travaillait lentement lors de ses débuts, et se faisait souvent prendre en flagrant délit. Les pochoirs permettent de travailler beaucoup plus rapidement sur les lieux, car une partie du travail peut être préparée à l'avance. 



L'artiste utilise cette technique pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Les œuvres de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinées avec des slogans. Le message est généralement libertaire, antimilitariste, anticapitaliste ou anti-système. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées. Il effectue également de nombreuses installations très variées. 






https://www.ouest-france.fr/culture/arts/coronavirus-dans-sa-dern...-l-artiste-banksy-rend-hommage-aux-soignants-britanniques-6827711

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/banksy/en-hommage...e-une-oeuvre-d-art-avec-un-drapeau-americain-en-feu_3998367.html

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/en-plein...biennale-banksy-denonce-le-tourisme-de-masse-a-venise_3456381.html

https://www.huffingtonpost.fr/entry/loeuvre-de-banksy-pour-george-floyd-et-contre-le-racisme_fr_5edd5104c5b667d4dfcc0fb7

https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2794951-20200608-derniere-uvre-banksy-rend-hommage-george-floyd

https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/banksy/que-fait-le-s...de-confinement-il-met-le-bazar-dans-sa-salle-de-bains_3919665.html


A Rennes, le street art est partout : montez dans le bus !


Passage en revue (non-exhaustif !) des lieux de street art rennais, avec la guide Cécile Vautier qui commentera la visite en bus, avec beat-boxeur ! Petit guide pour organiser votre propre balade à travers les meilleurs spots de la capitale bretonne.


Boulevard du Colombier
En 2013, la biennale de graff Teenage kicks l’investit à son tour. Poch (proche du milieu rock) et Brez (inspiré par la pop culture des années 1980), les organisateurs, graffeurs rennais avertis depuis plus de 20 ans, ont fait venir des pointures : l’Anglais Aroe et ses autoportraits (on dirait Fidel Castro !), les lettrages alambiqués de Soten. Mais aussi les locaux Poch, Brez et Hobes. Sous le pont de Nantes, la belle fresque de fond marin du collectif de jeunes plasticiens La Crèmerie, réalisée dans le cadre d’un budget participatif, reste en partie visible.
Parking et école du Colombier
Sur le parking du Colombier, Les murs sont laissés à l’expression libre. Les graffeurs peuvent s’y entraîner, recouvrir les dessins existant qui changent tout le temps. Attention, cohabitation voire collaborations inattendues ! Une fresque de Daan Botlek habille également l’école.
Les friches de la Courrouze
Derrière les halles de la Courrouze, lieu d’exposition d’art dont le célèbre graffeur War, le graffeur masqué en novembre dernier, les anciens bâtiments militaires toujours en friche sont le paradis des graffs libres, qui changent en permanence.
Elaboratoire
Le squat d’artistes est aussi un haut-lieu du graff. Juste à côté, le pignon d’une maison a été repeint par Mist, artiste du Sud de la France.
Avenue François Château
L’échassier réalisé par War n’est pas facile à attraper !
(...) Ouest France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/en-images-rennes-le-street-art-est-partout-montez-dans-le-bus-6234987

https://www.tourisme-rennes.com/fr/decouvrir-rennes/culture/art-urbain/

https://www.tourisme-rennes.com/fr/decouvrir-rennes/culture/teenage-kicks-rennes/



Ernest Pignon-Ernest

Ernest Pignon-Ernest est niçois, il vit et travaille à Paris. Depuis presque cinquante ans il appose des images sur les murs des cités.
« …au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d’en comprendre, d’en saisir à la fois tout ce qui s’y voit : l’espace, la lumière, les couleurs… et, dans le même mouvement ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l’histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique… Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent d’un corps à l’échelle 1).
Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique…» .


Fils d'un employé des abattoirs et d'une coiffeuse, Ernest Pignon doit gagner sa vie dès l'âge de 15 ans et travaille pour des architectes. Parallèlement, il pratique le dessin puis la peinture, pendant un an. 


À partir de 1966, il quitte Nice, s'installe dans un café abandonné dans le Vaucluse qu'il transforme en atelier . Il appose par collage des affiches exécutées au pochoir sur le plateau d'Albion (Vaucluse) en réaction à la force de frappe nucléaire française.


Début des années 1970, il commence à créer des images éphémères sur les murs des grandes villes, qui se font l'écho des événements qui s'y sont déroulés . Il est un des initiateurs, avec Daniel Buren et Gérard Zlotykamien, de l'art urbain en France. 


Sensible aux injustices, il traite des thèmes comme l’avortement (Tours, Nice, Paris, 1975), les expulsés (Paris, 1979), le sida (Soweto, 2002). Il vit et travaille à Paris et à Ivry, où il a son atelier.







ELABORATOIRE


Alentour, le paysage a la désolation des friches industrielles planes et désertes. Le chemin de fer transite au Sud, un nouveau quartier commence à sortir des entrailles de la terre. Au milieu, on trouve l’Élaboratoire, un ensemble perméable de bâtiments décatis et graffés loués à la ville de Rennes


Qu’on aime ou non, le tout constitue une sorte d’œuvre en soi, immense amas bordélique de sculptures et de récupération. L’association autogérée a vu le jour en 1997 dans le but de fédérer des artistes de rue autour d’un lieu. 



Dans cette culture, il n'y a aucun cloisonnement entre la nature, l'habitat, l'agriculture et la création artistique. Tout est expression. De plus, ils font tout en groupe et ne signent jamais de leur nom aucune création. Il n'y a pas de notion d'individu tel que nous l'entendons. L'aménagement urbain pour faire de Rennes une mégalopole avec tous ses cloisonnements est l'exact opposé de ce mode d'existence.



Si vous aimez l’art libre, fou, créatif et militant, l’Elaboratoire est fait pour vous ! L’idée de l’association et de pouvoir permettre à chaque artiste de pouvoir disposer de lieux et d’espaces pour créer en toute liberté, loin des contraintes des lieux de création plus traditionnels. Leur démarche d’éducation populaire revendique la culture pour tous et par tous. Cet espace est donc ouvert au public. 



De nombreuses créations ou évènements sont proposés. Ses artistes ou plutôt ses artisans comme ils aiment à s’appeler peuvent aussi résider sur place, cet espace permettant de valoriser des modes de vie alternatifs. 



Le projet de l’Elaboratoire est en constante évolution depuis sa création en 1996, mais l’autogestion, la tolérance et la non violence restent des principes inchangés. 



L’Elaboratoire entend également sensibiliser sur le recyclage et la récupération des déchets. En visitant le site, vous verrez de nombreuses œuvres faites à partir de matériaux de récupération. Leur but : partager ce savoir faire auprès d’un maximum de personnes. 


Au delà du concept de l’Elaboratoire, il est difficile de décrire le lieu et le mieux est sûrement que vous y alliez tout simplement, le lieu est ouvert à tous. Tous les 3ème dimanche du mois, l’Elaboratoire organise une scène ouverte à tous les artistes qui souhaitent montrer un travail abouti ou en cours de réalisation. 



Carrefour des possibles, univers baroque oscillant entre futur et passé, le collectif autogéré Élaboratoire interroge la société et les individus qui la composent. Friche artistique, endroit de vie et de travail, lieu d’accueil pour personnes en quête de différence, ses définitions sont multiples. 



Critiqué par certains, adulé par d’autres, l’Élaboratoire est avant tout une terre d’expérimentation sociale et poétique. 


SOURCES













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