STREET ART

A Rennes, le street art est partout : montez dans le bus !


Passage en revue (non-exhaustif !) des lieux de street art rennais, avec la guide Cécile Vautier qui commentera la visite en bus, avec beat-boxeur ! Petit guide pour organiser votre propre balade à travers les meilleurs spots de la capitale bretonne.


Boulevard du Colombier
En 2013, la biennale de graff Teenage kicks l’investit à son tour. Poch (proche du milieu rock) et Brez (inspiré par la pop culture des années 1980), les organisateurs, graffeurs rennais avertis depuis plus de 20 ans, ont fait venir des pointures : l’Anglais Aroe et ses autoportraits (on dirait Fidel Castro !), les lettrages alambiqués de Soten. Mais aussi les locaux Poch, Brez et Hobes. Sous le pont de Nantes, la belle fresque de fond marin du collectif de jeunes plasticiens La Crèmerie, réalisée dans le cadre d’un budget participatif, reste en partie visible.
Parking et école du Colombier
Sur le parking du Colombier, Les murs sont laissés à l’expression libre. Les graffeurs peuvent s’y entraîner, recouvrir les dessins existant qui changent tout le temps. Attention, cohabitation voire collaborations inattendues ! Une fresque de Daan Botlek habille également l’école.
Les friches de la Courrouze
Derrière les halles de la Courrouze, lieu d’exposition d’art dont le célèbre graffeur War, le graffeur masqué en novembre dernier, les anciens bâtiments militaires toujours en friche sont le paradis des graffs libres, qui changent en permanence.
Elaboratoire
Le squat d’artistes est aussi un haut-lieu du graff. Juste à côté, le pignon d’une maison a été repeint par Mist, artiste du Sud de la France.
Avenue François Château
L’échassier réalisé par War n’est pas facile à attraper !
(...) Ouest France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/en-images-rennes-le-street-art-est-partout-montez-dans-le-bus-6234987

https://www.tourisme-rennes.com/fr/decouvrir-rennes/culture/art-urbain/

https://www.tourisme-rennes.com/fr/decouvrir-rennes/culture/teenage-kicks-rennes/



Ernest Pignon-Ernest

Ernest Pignon-Ernest est niçois, il vit et travaille à Paris. Depuis presque cinquante ans il appose des images sur les murs des cités.
« …au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J’essaie d’en comprendre, d’en saisir à la fois tout ce qui s’y voit : l’espace, la lumière, les couleurs… et, dans le même mouvement ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l’histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique… Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent d’un corps à l’échelle 1).
Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique…» .


Fils d'un employé des abattoirs et d'une coiffeuse, Ernest Pignon doit gagner sa vie dès l'âge de 15 ans et travaille pour des architectes. Parallèlement, il pratique le dessin puis la peinture, pendant un an. 


À partir de 1966, il quitte Nice, s'installe dans un café abandonné dans le Vaucluse qu'il transforme en atelier . Il appose par collage des affiches exécutées au pochoir sur le plateau d'Albion (Vaucluse) en réaction à la force de frappe nucléaire française.


Début des années 1970, il commence à créer des images éphémères sur les murs des grandes villes, qui se font l'écho des événements qui s'y sont déroulés . Il est un des initiateurs, avec Daniel Buren et Gérard Zlotykamien, de l'art urbain en France. 


Sensible aux injustices, il traite des thèmes comme l’avortement (Tours, Nice, Paris, 1975), les expulsés (Paris, 1979), le sida (Soweto, 2002). Il vit et travaille à Paris et à Ivry, où il a son atelier.







ELABORATOIRE


Alentour, le paysage a la désolation des friches industrielles planes et désertes. Le chemin de fer transite au Sud, un nouveau quartier commence à sortir des entrailles de la terre. Au milieu, on trouve l’Élaboratoire, un ensemble perméable de bâtiments décatis et graffés loués à la ville de Rennes


Qu’on aime ou non, le tout constitue une sorte d’œuvre en soi, immense amas bordélique de sculptures et de récupération. L’association autogérée a vu le jour en 1997 dans le but de fédérer des artistes de rue autour d’un lieu. 



Dans cette culture, il n'y a aucun cloisonnement entre la nature, l'habitat, l'agriculture et la création artistique. Tout est expression. De plus, ils font tout en groupe et ne signent jamais de leur nom aucune création. Il n'y a pas de notion d'individu tel que nous l'entendons. L'aménagement urbain pour faire de Rennes une mégalopole avec tous ses cloisonnements est l'exact opposé de ce mode d'existence.



Si vous aimez l’art libre, fou, créatif et militant, l’Elaboratoire est fait pour vous ! L’idée de l’association et de pouvoir permettre à chaque artiste de pouvoir disposer de lieux et d’espaces pour créer en toute liberté, loin des contraintes des lieux de création plus traditionnels. Leur démarche d’éducation populaire revendique la culture pour tous et par tous. Cet espace est donc ouvert au public. 



De nombreuses créations ou évènements sont proposés. Ses artistes ou plutôt ses artisans comme ils aiment à s’appeler peuvent aussi résider sur place, cet espace permettant de valoriser des modes de vie alternatifs. 



Le projet de l’Elaboratoire est en constante évolution depuis sa création en 1996, mais l’autogestion, la tolérance et la non violence restent des principes inchangés. 



L’Elaboratoire entend également sensibiliser sur le recyclage et la récupération des déchets. En visitant le site, vous verrez de nombreuses œuvres faites à partir de matériaux de récupération. Leur but : partager ce savoir faire auprès d’un maximum de personnes. 


Au delà du concept de l’Elaboratoire, il est difficile de décrire le lieu et le mieux est sûrement que vous y alliez tout simplement, le lieu est ouvert à tous. Tous les 3ème dimanche du mois, l’Elaboratoire organise une scène ouverte à tous les artistes qui souhaitent montrer un travail abouti ou en cours de réalisation. 



Carrefour des possibles, univers baroque oscillant entre futur et passé, le collectif autogéré Élaboratoire interroge la société et les individus qui la composent. Friche artistique, endroit de vie et de travail, lieu d’accueil pour personnes en quête de différence, ses définitions sont multiples. 



Critiqué par certains, adulé par d’autres, l’Élaboratoire est avant tout une terre d’expérimentation sociale et poétique. 


SOURCES













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