DEMI-TEINTES
Depuis l’installation au Bernardeau, treize années ont passé. Treize années apportant au peintre une maturité accrue, à son œuvre un large rayonnement. Sa personnalité a fondu dans son creuset les expériences et les découvertes rencontrées autour de lui. L’évolution s’est poursuivie, trouvant toujours l’équilibre entre raison et instinct. Comme précédemment, se sont succédées des périodes où toute référence à la réalité disparaît du tableau et des périodes où la représentation objective prend le pas sur la forme pure. Les thèmes n’ont guère changé mais apparaissent plus dépouillés. Ce sont toujours des paysages, des intérieurs, des fenêtres, quelques groupes de personnages ramenés à des silhouettes drapées de blanc, des forêts. L’arbre découpant verticalement la toile demeure l’un des sujets familiers du peintre qui, à partir de 1988, segmente parfois complètement la composition par une forme de totem ou par une mince bande de couleur dissonante, subtilement ramagée. Les troncs se colo...