PEINTURE, Tome 2

VINCENT LIGNEREUX

« Je perçois dans l’œuvre de Vincent Lignereux un mélange singulier et attractif d'expressionnisme, de réalisme et d'art pratiquement classique. Il y a une grande vitalité dans ce travail. J'assimile cette œuvre à une lignée traditionnelle du Réalisme expressif. Un graphisme à très forte puissance expressive caractérise les éléments que j'ai prélevés : ces compositions ont la puissance de captation des bonnes affiches, avec des intentions beaucoup plus louables, poétiques ou éthiques. Les œuvres affirment leur impact, s'imposent, se saisissent brutalement de votre attention. Il y a là, dans ce travail d'accroche, comme une synthèse ardente du propos, une simplicité efficace, une poésie élémentaire qui part à l'assaut. Comment dire? Il y a une puissance de frappe poétique." 

Denys-Louis Colaux, critique d'art et romancier. 


Atelier La vie urbaine, en noir et blanc
Vincent Lignereux peint et enseigne à l’Atelier du Thabor. Rencontre. 

Au départ il y a du noir partout. Puis la toile prend forme au fur et à mesure, la lumière apparaît, les lignes, les volumes, les contrastes du clair-obscur dans un subtil équilibre entre les noirs, les gris et les blancs. Vincent Lignereux vient d’achever une scène de vie quotidienne à Budapest. « La peinture en noir et blanc véhicule une poésie particulière. Ça me fait penser aux vieux films des années 1950 et 1960. C’est limpide. C’est ma façon à moi de m’exprimer. Je suis en recherche de l’intemporel », confie le peintre spécialiste des scènes de la vie urbaine. « Ce sont des scènes esthétisées, poétisées. Seul le sensible m’intéresse, ce qu’on peut trouver et goûter dans l’instant présent. Quelque chose prend naissance sur la toile et je me laisse guider... » 

Le travail de Vincent Lignereux n’est pas laborieux. « Quand le temps est aboli, ça semble couler de source. Ma main est inspirée progressivement. » Vincent n’utilise le pinceau qu’avec parcimonie, essentiellement le chiffon et les doigts. Il travaille à la peinture à l’huile. À l’opposé des discours désincarnés de l’art contemporain, sa peinture est charnelle, figurative mais sans excès, ouvrant la porte à la méditation et au rêve. Vincent Lignereux peint et enseigne à l’Atelier du Thabor depuis 2007. « C’est un lieu de libre expression artistique. J’apprends à mes élèves à exercer leur regard, leur originalité. » Avec une prédilection pour les nus et les paysages. Et, bien sûr, le noir et le blanc. 

Jérôme Méar
Liberté « J’apprends à mes élèves à exercer leur regard, leur originalité. » 

Les Rennais, nov-dec 2013

BIOGRAPHIE DE VINCENT LIGNEREUX 

Né le 24 novembre 1970 à Amiens. 

Diplôme National d'Arts Plastiques, Ecole des Beaux-Arts de Rennes (avec Mention et Félicitations du Jury) (Professeur de dessin Jean-Pierre Le Bozec). 

Post-diplôme à l'Atelier Supérieur de Dessin, Académie royale des Beaux-Art de Bruxelles. 

Professeur de Dessin de "Modèles Vivants" à Atelier du Thabor - Ateliers d'artistes de la Ville de Rennes - de 2006 à 2015. 

Professeur de Peinture, cours "Peinture, Recherche, Composition" à Atelier du Thabor - Ateliers d'artistes de la Ville de Rennes - de 2006 à 2015. 

Intervenant Arts Plastiques, cours "Dessin, Peinture, Couleurs" à Association Fêt'Arts, Hédé. Expose depuis 1996. 

« Mon travail est un équilibre entre force et simplicité, entre justesse et sobriété. Librement inspiré par le cinéma, la bande dessinée, la photographie, mais aussi par la philosophie orientale ou même la calligraphie, ma recherche est celle d'une écriture graphique simple, réaliste et stylisée. Tout comme l'importance donnée au vide, l’épuration du signe et du tracé est un élément fondamental de mon
travail. Dans l’art comme dans la vie, la simplicité qui est aussi l’efficacité est mon moteur. Tout dire avec peu, exprimer beaucoup avec presque rien, cela est pour moi l’idéal philosophique, spirituel et artistique ». Vincent LIGNEREUX 

SOURCES

https://www.vincentlignereux.net/

http://lesphotosdevincentlignereux.blogspot.com/

https://www.artactif.com/fr/artist/vincentlignereux/biography

https://www.ouest-france.fr/bretagne/vitre-35500/carambolage-pictural-et-poetique-de-vincent-lignereux-1041824


JEAN-MICHEL BASQUIAT

Né à Brooklyn en 1960 dans une famille aux origines mixtes (portoricaine par sa mère et haïtienne par son père), Jean-Michel Basquiat est un enfant très précoce dans le domaine des langues et du dessin. 

Après la séparation de ses parents et un déménagement, il revient à New York à l’âge de 16 ans. Il découvre le milieu de l’underground, se lie avec des graffeurs et abandonne ses études. Il prend alors le pseudonyme de SAMO© (pour « Same Old Shit ») pour taguer dans les rues de Manhattan. 

Pour combler l’absence des artistes noirs dans les musées américains, l’ambition de Basquiat se double très vite d’une quête identitaire placée sous le signe de la négritude. Son goût pour le métissage culturel et sa haine du racisme nourrissent une œuvre néo- expressionniste parfois sombre et angoissée. 

À la fin des années 1970, alors que Keith Haring couvre aussi les murs de graffitis, Basquiat devient une figure de l’East Village. Il travaille seul ou en collectif, fonde un groupe de rock et participe à un film indépendant. C’est à cette occasion qu’il rencontre Andy Warhol, pape consacré de la Pop culture. Basquiat commence à exposer ses œuvres et la fréquentation de Warhol lui offre une plus grande visibilité. 

La carrière de Basquiat connait une irrémédiable ascension à partir de 1981. Un article lui est consacré dans Artforum sous le titre « The Radiant Child », soulignant son charisme. Il trouve l’appui de la marchande d’art Annina Nosei qui lui réserve le sous-sol de sa galerie comme espace de travail. 

En 1982, il expose chez Larry Gagosian, l’un des plus importants marchands d’art contemporain. Les plus grands musées américains se l’arrachent. Mais, au quotidien, l’artiste est miné par la drogue et l’alcool. Il vit cloîtré dans un loft où il peint et regarde la télévision en boucle. 

La disparition de Warhol en 1987 est une tragédie pour Basquiat. Le peintre s’isole et s’enferme dans sa toxicomanie. Un voyage à Hawaï ne suffira pas à le détourner de ses démons : le jeune artiste sera finalement retrouvé mort dans son appartement de New York, le 12 août 1988. 

En 2017, une de ses œuvres pulvérise un record de vente. Elle atteint aux enchères 110,5 millions de dollars, signe que l’artiste mort depuis trente ans n’a pas fini de faire vivre le marché de l’art contemporain. Il est devenu l’un des artistes américains les plus chers de l’Histoire. 

A Panel of Experts, 1982 

Au début des années 1980, Basquiat, alors en couple, aurait eu une brève liaison avec la chanteuse Madonna. Un soir, les deux femmes finissent par se battre, ce qui inspira à Basquiat cette œuvre rassemblant des fragments de dessins, comme autant de cartoons. Si les altercations sont mises en scène de manière enfantine, presque naïve, la violence est bien présente ; Basquiat n’hésite pas à utiliser le motif du revolver. La couronne est quant à elle le symbole de l’artiste lui-même. 

Claire Maingon, Beaux Arts 2018

SOURCES

https://www.beauxarts.com/grand-format/jean-michel-basquiat-en-2-minutes/

https://www.vogue.fr/culture/article/jean-michel-basquiat-3-choses-que-vous-ignoriez

https://www.franceculture.fr/personne-jean-michel-basquiat

https://www.kazoart.com/blog/basquiat-en-10-oeuvres/

https://www.guide-artistique.com/artistes/jean-michel-basquiat/

https://www.contemporain.com/peinture/artistes/celebres/jean-michel-basquiat.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Basquiat 


PHILIPPE PASQUA

Né à Grasse le 15 juin 1965, Philippe Pasqua déménage à Paris en 1975. Il commence à peindre vers l'âge de dix-huit ans, période durant laquelle il s’installe deux ans à New York. En 1985, il se fait connaître en peignant des sortes de fétiches et des silhouettes évoquant le vaudou . Il ne réalise sa première exposition qu’en 1990.

D’après le critique d’art José Alvarez, Philippe Pasqua a une approche ludique de son travail, ce qui le conduit à être productif et à mener pour ce faire une vie d’ascète : il dort peu, ne boit pas et ne fume pas. En l’espace de trois ans, entre 1995 et 1997, il produit près d’un millier de toiles. En 2006, le collectionneur et marchand d'art Jose Mugrabi lui achète une centaine de toiles. Jose Mugrabi lui demande une certaine exclusivité sur sa production. Philippe Pasqua a aussi fait l'objet d'un intérêt de la part de l'historien de l'art Pierre Restany, qui a écrit à son propos. 

De tous les arts, Philippe Pasqua prétend préférer la peinture. 

Il représente la transidentité, la trisomie, la cécité... Julián Zugazagoitia, directeur du Museo del Barrio, à New York, explique ses choix ainsi : «Grâce à la peinture, Philippe Pasqua donne des lettres de noblesse à des sujets que, malheureusement, les médias traitent sans aucun sens esthétique ni, pourrions-nous ajouter, éthique. Au sensationnalisme des médias qui nous transforment en voyeurs complaisants de l’immédiat, l’œuvre de Philippe Pasqua nous ouvre sur la transcendance de la peinture et sur le 

questionnement même des valeurs de notre époque.» Les multiples couches de peinture apposées sur la toile servent à refléter la violence de la matière, qu’il met en opposition avec les sujets vulnérables et fragiles, traités par séries. Il utilise principalement des tons de rouge, de brun et de gris, à rapprocher de la couleur de la chair. Il décline ses peintures dans des séries de dessins aux contours volontairement brumeux.


Il effectue des palimpsestes, des réalisations sur papier mêlant techniques sérigraphiques, impressions, peinture, pastel ou encore encre de Chine. Le peintre revient sur ses propres travaux  en y ajoutant de nouvelles couleurs ou en les redessinant. À la fin des années 1990, il collabore avec Jean-Luc Moulène : il repeint sur les photographies de ce dernier, notamment ses clichés de la cathédrale Notre-Dame de Paris . 

Philippe Pasqua débute la sculpture en 1990 avec des séries de «Vanités», pouvant mesurer jusqu'à trois mètres de hauteur, mais qui, photographiées, constituent de son avis des œuvres à part entière ; les matériaux utilisés peuvent aussi bien être du bronze, de l’onyx, de l’argent massif, du marbre de Carrare que des crânes humains recouverts de feuilles d’or ou d’argent, de pigments ou bien gainés de cuir ensuite tatoué . Au cours des années 2000, et plus encore durant les années 2010, la sculpture gagne en importance dans l’œuvre de Philippe Pasqua : il réalise notamment des oliviers en bronze, des singes à tête de clown mis en scène et évoquant la Cène de Leonard de  Vinci , des T-Rex et une Ferrari gainée de peau tatouée, qu’il colle verticalement sur un mur. En 2017, il investit le Musée océanographique de Monaco, pour sensibiliser le public à la protection des océans, exposant pour l'occasion des sculptures d'animaux marins de plusieurs mètres de haut, succédant ainsi à l'artiste britannique Damien Hirst, avec lequel il a auparavant exposé. L'année suivante, il expose au domaine de Chamarande, dans le parc et l'intérieur du château. (Wikipédia)

SOURCES

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Pasqua

https://www.instagram.com/philippe_pasqua_officiel/?hl=fr

https://www.parolesdecorse.fr/philippe-pasqua-un-artiste-a-fleur-de-peau/

https://www.lesmanufacturesfevrier.com/fr/mecenat/philippe-pasqua

https://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-l-artiste-en-vogue...e-pasqua-a-pose-ses-oeuvres-a-chamarande-31-05-2018-7746537.php

https://www.pasquaphilippe.com/l-artiste/ 


AKA ZEERAZERR


« Il a peut-être la tête de quelqu’un de connu, mais lui est né il y a trois ans », assure Aka Zeerazerr en parlant de lui-même, avec un certain amusement. Noyé entre ses 14 toiles qu’il s’apprête à accrocher, afin de les montrer au public pour la première fois de son existence, Aka Zeerazerr navigue entre plusieurs identités sans perdre de vue celle qu’il s’est tout récemment inventé : oui, il a éclos en tant que peintre en 2016, un autre 6 décembre, même s’il a connu avant cette date « 37 ans de carrière » dans un tout autre registre : la musique. Une simple « parenthèse », selon lui, durant laquelle il n’a produit que « trois grands tableaux ». Or, la peinture a toujours constitué son « désir premier ». C’est pourquoi il s’y remet aujourd’hui, définitivement. 



« Je peignais déjà à l’âge de 5 ans », se souvient l’ancien rockeur français. « À cette époque, je filais régulièrement deux étages au-dessus de l’appartement de mes parents pour me réfugier dans l’atelier de Berthe Ménard, une peintre qui était comme ma grand-mère d’adoption. J’adorais l’odeur de térébenthine qu’il y avait chez elle. » Quelques étages plus bas, il y avait un piano chez d’autres voisins. « On a essayé de m’installer derrière, sans succès. L’odeur n’était pas la même », souligne Aka Zeerazerr


« J’avais décidé de ne pas exposer avant 2020. Thierry (Crusem, président de la galerie associative) et ses partenaires, qui sont des gens très agréables, ont su me convaincre de le faire ici et maintenant », conte l’ancien auteur-compositeur-interprète. L’équipe artistique l’a contacté à sa manière simple et chaleureuse, tout simplement sur les réseaux sociaux : « On lui a écrit avec beaucoup d’enthousiasme et sans chichi, comme on a l’habitude d’aborder tous les artistes. Et c’est ce naturel qu’ils apprécient chez nous, généralement », rembobinent Sandrine et Maxime, les deux salariés de la galerie. 



Ce côté détendu a d’autant plu à Aka Zeerazerr qu’il souhaitait opérer son entrée dans le milieu de la peinture « sans grand bruit de tambour » autour de sa « première incarnation » médiatiquement connue : pas de place pour le chanteur, là où surgissent les seules créations d’un peintre. « Je pense qu’au sein d’une même enveloppe corporelle, il peut exister plusieurs entités, apparaissant à différents moments de la vie », soutient aussi malicieusement que sérieusement Aka Zeerazerr. « J’ai décidé d’embrasser un autre métier, et c’est sans retour. Je le fais à Forbach, parce que l’accueil y a été à la fois crédible et chaleureux. Même si je ne connais pas cette ville. » 



« À l’image de nombreux artistes, j’ai beaucoup d’idées. Je les couche toutes sur la toile, et cela aboutit à une catastrophe. Si style il y a, il vient de la correction », note Aka Zeerazerr. Qui a cravaché, avant d’arriver à un résultat satisfaisant : « Mon premier acte pictural, c’était du pariétal, sur de la toile de jute où j’élaborais des scènes transgressives évoquant la torture, la résurrection ou le tueur en série Ted Bundy. » 

Pas pour rien si son premier album musical s’intitulait Les Enfants des ténèbres et les Anges de la rue. Mais les outils numériques ont offert un cadre à sa créativité : « Tout part de petits formats d’images, que je détruis et saucissonne avec des logiciels informatiques et l’intelligence artificielle. Lorsque je crois atteindre un équilibre, j’imprime le résultat en grand format et le colle sur une toile, où je peins à nouveau. » 



Serge Marrel, venu épauler Aka Zeerazerr pour son accrochage, a suivi cette (re)naissance de près : « Il est venu poser ses affaires dans notre atelier un jour, sans qu’on sache s’il allait réellement revenir. Enterrer la musique lui a pris plusieurs mois, mais une fois qu’il s’est installé, il a mis dans sa peinture une énergie terrible », se souvient le sculpteur, président de l’association Ateliers 96 à Rueil-Malmaison où s’est niché Aka Zeerazerr. « J’ai vu les toiles de Jean-Pat’ passer du pigment consciemment jeté sans vergogne à une broderie aussi précieuse que soignée. » Est-ce un hasard si, trois ans auparavant, Jean-Patrick Capdevielle faisait ses adieux à la scène un 6 décembre ? Impossible à dire, mais la tête d’Aka Zeerazerr ressemble furieusement à la sienne. (La semaine)



SOURCES


https://www.lasemaine.fr/aka-zeerazerr-complainte-peintre/


https://www.instagram.com/zeerazerr/


https://www.youtube.com/watch?v=EE9XbVOKAKU


https://www.youtube.com/watch?v=uDPaoph_ti8&t=24s



MICHELANGELO MERISI DA CARAVAGGIO

Michelangelo naît à Milan le 29 septembre 1571. Ses parents qui se sont mariés en janvier de la même année sont Fermo Merisi et Lucia Aratori, originaires de Caravaggio, une petite ville de la région de Bergame. Son père est contremaître, maçon et architecte et son grand-père maternel intendant du marquis de Caravaggio. 

En 1577, à cause de la peste, la famille Merisi quitte Milan pour Caravaggio, pour fuir l'épidémie qui tue cependant le père et le grand-père du peintre. En 1584, la veuve et ses quatre enfants retournent vivre dans la capitale lombarde où Michelangelo, âgé de treize ans intègre l'atelier de Simone Peterzano, peintre célèbre, maniériste tardif de l'école vénitienne. L'apprentissage du jeune peintre dure près de quatre années auprès de son maître, au contact des écoles lombardes et vénitiennes. Il y étudie les théories picturales de son temps, le dessin, les techniques de la peinture à l'huile, de la fresque et du portrait. Sa mère meurt quelques années plus tard, en 1589. 


Les années d'apprentissage du Caravage, en particulier les années entre la signature de son contrat avec Peterzano, en 1588 et l'année de son déménagement à Rome en 1592 restent un peu floues. Il quitte l'atelier de Simone Peterzano en 1588 et retourne à Caravaggio en 1589 jusqu'au partage de l'héritage familial en 1592, puis il part pour Rome pour y faire carrière comme beaucoup d'artistes alors. 
Les premières années dans la grande cité sont chaotiques et mal connues. Il vit d'abord dans le dénuement, hébergé par un ami de la famille, puis chez Mgr Pandolfo Pucci, pour qui il peint des images de dévotion puis ses trois premiers tableaux destinés à la vente.


Caravage entame des relations plus ou moins solides avec divers peintres locaux, d'abord à l'atelier du peintre sicilien Lorenzo Carli. Caravage s'installe ensuite près de la piazza del Popolo et rencontre le peintre Prospero Orsi, l'architecte Onorio Longhi et le peintre sicilien Mario Minniti qui deviendront des amis et qui l'accompagneront dans sa réussite. Il fait également la connaissance de Fillide Melandroni, qui deviendra une célèbre courtisane à Rome et lui servira de modèle à maintes reprises. 
En juin 1593, il entre dans l'atelier d'Antiveduto Grammatica, près de l'église San Giacomo in Augusta où il continue à peindre des copies pour les amateurs peu fortunés (trois par jour). Élève auprès du Cavalier d’Arpin, peintre et décorateur maniériste, il exécute des natures mortes. Admirateur de Raphaël, Caravage se met en quête d’un retour radical au réalisme. Dès ses débuts, reconnu comme un « artiste révolutionnaire » il attache autant d’importance à des sujets profanes que religieux, qu’il traite d’une manière similaire : avec crudité, mais aussi une grande théâtralité. Sa vie turbulente, dissolue, souvent empreinte de scandales dus à son caractère violent lui font fréquenter les tavernes et les bas-fonds des rues la nuit. Beaucoup de ses œuvres s'inspirent d'ailleurs de ces gens du peuple qu'il côtoie. Les personnages qu'il peint dans ses scènes religieuses, mythologiques ou profanes, sont traitées sur le plan pictural avec le même réalisme. 


À la suite d'une maladie il est hospitalisé à l’hôpital de la Consolation, ce qui met fin à sa collaboration avec Cesari (Cavalier d’Arpin). Durant cette période il est probablement employé comme sculpteur de natures mortes et comme décorateur d’œuvres plus complexes mais il n'existe aucun témoignage fiable. Pendant cette période le peintre Federigo Zuccaro, protégé du cardinal Frédéric Borromée, transforme la confrérie des peintres en une académie en 1593. Ceci a pour but d'élever le niveau social des peintres en invoquant la valeur intellectuelle de leur travail. Caravage apparaît sur une liste des premiers participants.


Pour survivre, Caravage contacte des marchands afin de vendre ses tableaux. Il fait ainsi la connaissance de Constantino Spata dans sa boutique près de l'église Saint- Louis-des-Français. Celui-ci le met en relation avec son ami Prospero Orsi qui participe avec Caravage aux premières rencontres de l'académie de Saint-Luc à Rome et devient son ami. Il l'aide à trouver un logement indépendant et lui fait rencontrer ses connaissances bien placées.
Grâce aux commissions et aux conseils de l'influent prélat, Caravage change donc son style, abandonnant les toiles de petits formats et les portraits individuels et commence une période de réalisations d’œuvres complexes avec des groupes de plusieurs personnages profondément impliqués dans une action, souvent à mi- corps mais aussi, parfois, en pied. En quelques années, sa réputation grandit de manière phénoménale. Caravage devient un modèle pour une génération entière de peintres qui vont s'inspirer de son style et de ses thèmes. 


Le style novateur de Caravage attire l'attention par sa manière de traiter les thèmes religieux et par extension ceux de la peinture d'histoire en s'aidant de modèles vivants. Dans cette rupture, toute relative, avec les idéaux classiques de la Renaissance, et avec des références érudites prodiguées sans restriction par le cardinal Del Monte et son cercle, il humanise ainsi le divin et le rapproche du commun des croyants. Le Caravage travaillait dans l'obscurité et s'éclairait de multiples chandelles qu'il disposait du même côté créant ainsi un « clair-obscur ». Cette technique de l'émergence qui visait une narration lui permettait d'associer une action et des personnages mis en scène. Il ne réalisait aucun dessin préparatoire. C'est directement sur la toile qu'il déposait ses couleurs rompant ainsi avec la dichotomie dessin et couleur. Il peint principalement des tableaux de chevalet de petit format pour des demandes privées. Ses plus grandes toiles étaient plutôt destinées aux églises.


C'est ces jeux d'ombres et de lumières, ces paysages ou ces décors à peine visibles ou à peine esquissés par cet artiste novateur qui influenceront après sa mort beaucoup de grands peintres, en Italie d'abord puis dans toute l'Europe. Beaucoup ne retiendront que la technique du clair-obscur aux dépens de la modernité de son art : le choix de ses cadrages, ses mises en scènes dramatiques, le réalisme et la simplicité des ses formes... On parlera du Caravagisme.
Entre 1601 et 1606, il exécute la Mort de la Vierge pour l’autel d’une chapelle de l’église Sainte-Marie du Trastevere (Rome), dont le réalisme, suscite un scandale – le tableau sera d’ailleurs remplacé. Pour autant, le peintre artiste devient célèbre. Soutenu par de prestigieux mécènes comme le cardinal Francesco Maria Del Monte ou le marquis Vincenzo Giustiniani, il reçoit d’importantes commandes – sa Mise au tombeau exécutée pour l’église Santa Maria della Vallicella remporte un succès phénoménal –, tandis que collectionneurs privés et pinacothèques s’arrachent ses œuvres à la vérité troublante, conçues pour toucher directement au cœur le spectateur, dans l’esprit de la réforme du Concile de Trente


Si Caravage est peintre d’église, il n’en mène pas moins une vie de débauche dans les bas-fonds de Rome. Imprévisible, sanguin, il joue aussi bien du pinceau que des poings et de l’épée, ce qui lui vaudra d’être emprisonné à plusieurs reprises. Pendant ses années romaines ce peintre qui se sait artiste d'exception voit son caractère évoluer, dans un milieu où le port de l'épée est signe d'ancienne noblesse et alors qu'il fait partie de cette noble maisonnée du cardinal Del Monte, le succès lui monte à la tête. Les années qu'il passe à Rome sous la protection du cardinal ne sont toutefois pas exemptes de difficultés. Comme un grand nombre de ses contemporains, les affaires d'honneur se réglant souvent au début du XVIIe siècle par un duel. Mais le plus grave se produit le 28 mai 1606. C'est au cours des fêtes de rue, la veille de l'anniversaire de l'élection du pape Paul V. Ces fêtes sont l'occasion de nombreuses bagarres dans la ville. Dans l'une d'entre elles quatre hommes armés s'affrontent, Caravage a pour partenaire Onorio Longhi, il tue en duel Ranuccio Tomassoni, le « chef de la milice » qui, en vérité, semait la terreur dans son quartier. Cet acte lui vaut une condamnation à mort, et il est obligé de fuir Rome. Il se rend d'abord à Naples, une terre espagnole, où la famille Colonna l'héberge, dans la région du mont Albain. Il continue de peindre des tableaux qui lui rapportent de belles sommes d'argent. Sa fuite vaut au Caravage une condamnation à mort par contumace. Lors de son retour dans cette ville, il est agressé devant une auberge et échappe de peu à la mort. 


En juillet 1607, il quitte Naples, où il avait séjourné quelques mois, et s'installe à Malte, souhaitant être adoubé au sein de l'ordre des Chevaliers de Malte. Il était courant d'être nommé chevalier après d'importantes commandes pour le pape. En juillet 1608, il est fait Chevalier de grâce de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Mais sa consécration ne dure pas : dans la nuit du 19 août 1608, il s'était mêlé à un groupe qui avait tenté de pénétrer de force dans la maison de l'organiste de la cathédrale. Jeté en prison, il s'en échappe par une corde et quitte Malte. Il est en conséquence radié de l'ordre.  Il s'emploie, avec l'appui de ses protecteurs et en peignant ces tableaux toujours inspirés par ses commanditaires profondément religieux et d'une sincère humanité, à obtenir la grâce du pape et pouvoir rentrer à Rome

En 1610, il apprend que le pape est enfin disposé à lui accorder sa grâce. Voulant brusquer le destin et muni d'un sauf-conduit du cardinal Gonzaga, il s'embarque alors pour se rapprocher de Rome, sur une felouque qui fait la liaison avec Porto Ercole, frazione de Monte Argentario, une enclave espagnole, emportant avec lui trois tableaux dont la Méduse, un tableau qu'il tenait à restaurer. Mais, lors de l'escale à Palo, descendu à terre, il est arrêté par erreur ou malveillance et jeté en prison pendant deux jours. Relâché, il ne trouva plus son bateau, qui ne l'a pas attendu, avec ses tableaux à bord. Désespéré, il rejoint à pied Porto Ercole à cent kilomètres. La légende dit que, dépité, perdu et fiévreux, il marcha sur la plage en plein soleil où il finit par mourir quelques jours plus tard, le 18 juillet 1610, à l'âge de 38 ans. Il n'aura pas su que le pape Paul V, cédant à ses amis et protecteurs, avait finalement apposé son sceau sur l'acte de grâce. La légende dit qu'il finit « aussi misérable qu'il avait vécu » et que personne ne songea à demander sa dépouille, ni ne lui fit élever un catafalque, comme cela se pratiquait pour les artistes. 


SOURCES







MATISSE

Unanimement considéré comme l'un des plus grands artistes du xxe s., Henri Matisse échappe à toute classification. Il est, comme Braque et Derain, l'un des promoteurs du fauvisme, mais, à partir de cette révolte de la couleur, son art est une réflexion sur la ligne, sur l'équilibre, sur la synthèse des formes. En 1953, à l'occasion du Salon d'automne où il est exposé, le peintre accorde une interview audio dans laquelle il évoque sa conception du travail de peintre. A l'époque, un an avant sa mort, il dévoile ce qui, à ses yeux, est la qualité essentielle d'un artiste qui veut durer : "Le travail assidu, sans lequel rien n'est possible, même pour un homme très doué ". 

Atelier rose 1911

Henri Matisse : Peintre, dessinateur et sculpteur français, né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis et mort le 3 novembre 1954 à Nice. 



Il passe son enfance à Bohain-en-Vermandois avant de commencer sa vie professionnelle comme clerc de Maître du Conseil à Saint-Quentin. À vingt ans, à la suite d'une crise d'appendicite, il est contraint de rester alité pendant de longues semaines. Pour occuper ses journées, sa mère, aquarelliste amateur, lui a offert une boîte de peinture et, guidé par la lecture d'un traité de Frédéric Goupil, le jeune homme s'amuse à copier des chromos. Comme Matisse le raconte lui même dans ses Mémoires : “À partir du moment où j’avais cette boîte de couleurs dans les mains, j’ai senti que c’était là qu’était ma vie.” 

Intérieur aux aubergines 1911

Nu rose 1921

Son premier tableau Nature morte avec des livres (musée Matisse, Nice), est daté de juin 1890. Matisse a trouvé sa vocation et, délaissant le droit, s'inscrit à l'académie Julian pour préparer l'examen d'entrée à l'École nationale supérieure des beaux-arts. Dispensé de celui- ci, grâce à l'intervention de Gustave Moreau, dans l'atelier duquel il travaille à partir de 1892, il gardera toujours une profonde reconnaissance à ce maître, dont l'enseignement éveille les talents sans les contraindre. 

La joie de vivre 1905-1906

La danse 1909

Ces années d'études montrent de sages recherches : copies au Louvre (Fragonard, Delacroix, Chardin surtout), paysages exécutés en plein air en compagnie de Marquet et tableaux d'atelier acceptés au Salon de la Société nationale des beaux-arts, où l'État achète en 1896 la Liseuse pour le château de Rambouillet (aujourd'hui musée d'Art moderne, Troyes). Mais, à partir de cette date, la révélation de l'impressionnisme (rencontre à Belle-Île d'un artiste ami de Claude Monet (/encyclopedie/personnage/Claude_Monet/133685), John Russell [1858-1931] ; découverte du legs Caillebotte au musée du Luxembourg en 1897) et l'émerveillement de la lumière méridionale (séjour en Corse, puis à Toulouse, d'où est originaire sa jeune épouse, Noémie Parayre) orientent l'art de Matisse vers de nouveaux intérêts. Celui-ci quitte les Beaux-Arts après que le très académique Fernand Cormon eut remplacé Moreau et fréquente l'académie Carrière, où il se lie avec Derain, qui lui présentera Vlaminck

Le nu rose 1935

Luxe, calme et volupté 1904

Avant d'être vraiment lui-même, il a cependant encore une étape à franchir. Depuis 1901, il expose au Salon des indépendants, présidé par Paul Signac, dont il a médité le texte paru en 1899 dans la Revue blanche et consacré au néo-impressionnisme. Retrouvant cet artiste, accompagné d'Henri Edmond Cross (1856-1910), à Saint-Tropez en 1904, il expérimente le pointillisme. L'œuvre majeure de cette période, Luxe, calme et volupté (collection privée), est exposée au Salon des indépendants de 1905, où se tiennent des rétrospectives Seurat et Van Gogh. La révélation du génie transcendant un système chez l'un et niant toute contrainte chez l'autre est complétée au cours de l'été par celle des Gauguin de Tahiti appartenant à Daniel de Monfreid (1856-1929), auquel Matisse et Derain rendent visite pendant leurs vacances à Collioure. 

La musique 1910

Assimilant toutes ces influences, le peintre s'éloigne du divisionnisme : la touche s'élargit, les tons s'intensifient, la ligne s'assouplit. Cependant, les outrances élémentaires du fauvisme n'ont qu'un temps pour Matisse ; ses épousailles avec la couleur s'accompagnent bientôt d'une volonté essentielle d'organisation des tons dans l'espace. « Je cherche des forces, un équilibre de forces », note-t-il à propos de la Desserte rouge (1908, musée de l'Ermitage Saint-Pétersbourg), où se trouvent réunis tous les sortilèges de l'arabesque, qui sera l'une des clefs de son art. 

Vue de Collioure 1907

Les voyages (Allemagne, Italie, Maroc, Russie, États-Unis, etc.) apportent à Matisse un enrichissement visuel toujours renouvelé. À partir de 1917, Matisse passe l'hiver à Nice, se préoccupant quelque temps de recherches plus abstraites sur l'espace et la musicalité : la Leçon de piano (1916 ou 1917, musée d'Art moderne, de New York) semble ainsi éterniser le tempo d'un « moderato cantabile ». Après la guerre, son style montre une détente, un retour aux délices ornementales auxquels ses conversations avec Renoir en 1918 ne sont pas étrangères. La Légion d'honneur en 1925, le prix Carnegie en 1927 consacrent le succès du peintre. Celui-ci revient à plus de rigueur par l'intermédiaire des découpages coloriés, qui lui servent à la préparation des grands panneaux de la Danse (1931-1933) commandés par le Dr Barnes. Un incessant souci de l'interpénétration sans modelé des figures dans l'espace, du jeu sans épaisseur des couleurs et du contour aboutit aux différentes versions de la Robe rayée et de la Blouse roumaine

La table du dîner 1897

Odalisque 1926-1927

Malgré la guerre, la vieillesse, la maladie, le sens de l'invention plastique demeure intact chez Matisse, s'inspire des courbes d'un fauteuil rocaille, renoue dans les grands Intérieurs de 1946-1948 avec les paroxysmes colorés du fauvisme, cherche la symbiose de tous les arts dans l'ensemble décoratif de la chapelle du Rosaire des Dominicaines à Vence (1951). C'est toutefois à travers les grandes gouaches découpées follement évocatrices de la danse ou du repos, de la femme, de l'arbre ou de la fleur que Matisse atteint à la fin de sa vie « encore plus d'abstraction, encore plus d'unité ». 

Jeune femme à la blouse bleue 1936

La Serpentine

Tout au long de sa carrière, les mêmes thèmes s'imposent : fenêtres ouvertes, femmes indolentes, univers de paresse totalement antithétique de son créateur et, avant tout, prétexte à la prospection du champ artistique. « Le travail guérit de tout » disait Matisse. L'œuvre du peintre, d'une apparente simplicité, « ce fruit de lumière éclatante » aimé d'Apollinaire, naît d'un labeur acharné, qui toujours cherche à témoigner de l'indicible sensation dont l'un de ses derniers tableaux porte le titre : le Silence habité des maisons

La serveuse bretonne 1896

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Henri_Matisse/132262


PABLO PICASSO

Peintre, sculpteur, dessinateur et céramiste espagnol d’une longévité créatrice exceptionnelle, Pablo Picasso (1881-1973) arrive à Paris dès 1901 et s’engage dans sa célèbre période bleue (1901- 1904). La période bleue de Picasso est une phase de dépression pour l’artiste. Il ne peint durant ce temps qu’avec une palette de couleurs froides, exploitant des thèmes tristes comme la misère humaine et la pauvreté. Lors de l’année 1906, alors que Picasso est en pleine période rose (1904-1906), Il rencontre dans la capitale parmi tant d’autres : Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Henri Matisse ou encore Braque avec lequel il invente le Cubisme.




Picasso connaît une période où il peint des toiles aux teintes chaudes, roses et orangées, des personnages et des thèmes heureux et ludiques. Cette période, nommée la période rose, est également caractérisée par les saltimbanques et acrobates, thème récurrent de Picasso à l’époque. 



A Partir de 1910, il séjourne régulièrement en Provence avec Derain et Braque, retournant toutefois sur la capitale notamment pendant la Première Guerre Mondiale. 


Bien que les deux hommes ne se connaissent pas, Picasso et Toulouse Lautrec peignent le même Paris des années 1900 et partagent une passion pour l'effervescence des lieux animés de la capitale, pour les portraits caricaturaux ou encore pour le monde du cirque. 


En 1925, il participe à la première exposition surréaliste à la galerie Pierre à Paris. Il n’adhère pas pour autant au mouvement. En 1936, il s’engage aux côtés des républicains espagnols contre Franco



Pendant la seconde guerre mondiale, il retourne travailler à Paris en dépit de sa qualification d’ « artiste dégénéré » par le régime nazi. C’est seulement après la Libération qu’il adhère au parti communiste et retourne vivre dans le sud de la France. 


Il entretien des relations avec bon nombre d'artistes, dont Jean Cocteau avec lequel il échange un nombre considérable de lettres. A partir de 1958, il fait du Château de Vauvenargues l'une de ses résidences privées. Il s’éteint le 8 avril 1973 près de Mougins. 



"Moi je remue trop, je déplace trop. Tu me vois ici et pourtant j'ai déjà changé, je suis déjà ailleurs. Je ne suis jamais en place et c'est pourquoi je n'ai pas de style." C'est ainsi que se définissait Pablo Picasso, qui refusait les étiquettes. Il est considéré comme l’un des pères fondateurs du cubisme, un mouvement artistique consistant à représenter un objet ou une personne sous plusieurs point de vue en même temps.



Au fil de sa carrière qui aura duré plus de huit décennies, jusqu’à sa mort à l’âge de 91 ans, Picasso a produit près de 50 000 oeuvres, chacune étant liée intrinsèquement à sa vie personnelle. 1 885 tableaux, 2 880 céramiques, 7 089 dessins, 342 tapisseries, 150 carnets de croquis et 30 000 estampes comprenant des gravures et des lithographies. Une liste tout simplement monumentale. 




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