LITTÉRATURE & POÉSIE

LOUIS ARAGON

Né à Neuilly sur Seine, le 03/10/1897 et mort à Paris, le 04/12/1982 


Louis Aragon est un écrivain français, poète, romancier, journaliste et essayiste.

Après une brillante scolarité, Louis Aragon entame des étudesde médecine. Incorporé en 1917, en tant que brancardier, puis médecin auxiliaire, il sera profondément marqué par les horreurs et la violence du conflit ce qui ressortira constamment dans son œuvre.C'est au front qu'il rencontre André Breton.


La guerre finie, il se consacre avec une énergie décuplée à l'écriture et publie "Feu de joie", "Mouvement perpétuel", ou encore "Anicet ou le panorama". Il participe à la création du magazine "Littérature".

Il participe à la création du mouvement artistique Dada, puis, avec André Breton, Paul Éluard et Philippe Soupault, à la naissance du surréalisme qu'il théorise dans "Une vague de rêve". Sa notoriété ne cesse de s'accroître notamment avec "Le Paysan de Paris".


En 1926, il devient l'amant de la milliardaire Nancy Cunard qui le traîne à sa suite à travers toute l'Europe durant deux ans. Il découvre qu'elle le trompe à Venise en septembre 1928 et tente alors de se suicider, épisode à l'origine d'un de ses plus célèbres poèmes : il n'aurait fallu (chanté par Ferré). Deux mois plus tard, il rencontre Elsa Triolet : c'est le début d'un mythe largement mis en scène par ses protagonistes. Inscrit au Parti communiste dès 1927, Aragon s'engage dans la lutte politique et rompt définitivement avec Breton et les surréalistes. 

Journaliste à L'Humanité, il entame une nouvelle carrière de romancier avec le cycle romanesque "Le Monde réel" ("Les cloches de Bâle", "Les Beaux Quartiers", "Les Voyageurs de l'impériale", "Aurélien", "Les communistes"). Louis Aragon reçoit en 1936 le prix Théophraste Renaudot, pour le deuxième tome du "Monde réel", "Les beaux quartiers". 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Aragon devient l'un des poètes de la Résistance, célébrant l'amour absolu et l'action politique. Après la guerre, il fonde le Comité national des écrivains avec Jean Paulhan. Combats politiques et publications ("Le Fou d'Elsa") rythment la fin de sa vie. 

Se clamant réaliste socialiste, il prône l'avènement du communisme. En 1954, il devient membre du Comité Central du Parti Communiste. Les dénonciations des atrocités commises sous le régime stalinien et la mort de sa compagne le désarçonnent mais n'altèrent en rien son credo : assimiler l'écriture à une quête de soi. 

ALBERT CAMUS


Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi (aujourd’hui Dréan), près de Bône (aujourd’hui Annaba), en Algérie, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans un accident de voiture, dans l’Yonne en France, est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français. Il est aussi journaliste militant engagé dans la Résistance française et, proche des courants libertaires, dans les combats moraux de l’après-guerre.


Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l’absurde de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957.


Dans le journal Combat, il prend position aussi bien sur la question de l’indépendance de l’Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste algérien, qu'il quitte après un court passage de deux ans. Il proteste successivement contre les inégalités qui frappent les musulmans d’Afrique du Nord, puis contre la caricature du pied-noir exploiteur, ou prenant la défense des Espagnols exilés antifascistes, des victimes du stanilisme et des objecteurs de conscience. En marge de certains courants philosophiques, Camus est d'abord témoin de son temps et ne cesse de lutter contre les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. Il est ainsi amené à s'opposer à l’existentialisme et au marxisme, sa critique du totalitarisme soviétique lui vaut les anathèmes de communistes et sa rupture avec Jean-Paul Sartre. (Wikipédia)



JEAN-PAUL SARTRE


Après l'Ecole Normale Supérieure, Jean-Paul Sartre passe l'agrégation en 1929 - c'est à cette période qu'il fait la connaissance de Simone de Beauvoir. Il est nommé professeur de philosophie au lycée du Havre, puis à Neuilly en 1937.


La Seconde Guerre Mondiale, dans laquelle il est tour à tour soldat, prisonnier et auteur engagé, lui permet d'acquérir une conscience politique et de ne plus être l'individualiste qu'il a été dans les années 1930. Pendant la guerre, il rédige son premier essai qui deviendra son œuvre philosophique majeure, « L’Être et le Néant », où il approfondit les bases théoriques de son système de pensée. Recruté par Albert Camus en 1944, il devient reporter dans le journal « Combat ».



Dans les années qui suivent la libération, Jean-Paul Sartre connaît un énorme succès et une très grande notoriété comme chef de file du mouvement existentialiste qui devient une véritable mode. Dans la revue « Les Temps modernes » qu'il a créée en 1945, il prône l'engagement comme une fin en soi, avec à ses côtés Simone de Beauvoir, Merleau-Ponty et Raymond Aron


Jean-Paul Sartre est l'héritier de Descartes et a été influencé par les philosophes allemands Hegel, Marx, Husserl, et Heidegger. Dans « l’Etre et le Néant », traité de l'existentialisme d'un abord difficile car s'adressant aux philosophes, il aborde les rapports entre conscience et liberté. L'ouvrage s'articule autour des thèmes de la conscience, de l'existence, du pour-soi, de la responsabilité de l'être-en-situation, de l'angoisse lorsque la conscience appréhende l'avenir face à sa liberté, de la liberté d'échapper à l'enchaînement des causes et déterminations naturelles, du projet lorsque la conscience se projette vers l'avenir. 

Pour Jean-Paul Sartre, Dieu n'existant pas, les hommes n'ont pas d'autres choix que de prendre en main leur destinée à travers les conditions politiques et sociales dans lesquelles ils se trouvent. 

Le théâtre et le roman sont pour Jean-Paul Sartre un moyen de diffuser ses idées grâce à des mises en situation concrète (Huis clos, Les mains Sales, La nausée...). Il mène une vie engagée en se rapprochant du Parti communiste en 1950, tout en gardant un esprit critique, avant de s'en détacher en 1956 après les événements de Budapest.

Jean-Paul Sartre garde cependant ses convictions socialistes, anti-bourgeoises, anti-américaines, anti-capitalistes, et surtout anti-impérialistes. Il mène jusqu'à la fin de ses jours de multiples combats : contre la guerre d'Algérie et la guerre du Viêt-Nam, pour la cause palestinienne, les dissidents soviétiques, les boat- people.... Il refuse le prix Nobel de littérature en 1964 car, selon lui, « aucun homme ne mérite d'être consacré de son vivant ». (Toupie.org)


MARCEL PROUST

Marcel Proust est un écrivain français, dont l'œuvre principale est la suite romanesque intitulée À la recherche du temps perdu, publiée de 1913 à 1927. 

Issu d'une famille aisée et cultivée (son père est professeur de médecine à Paris), Marcel Proust est un enfant de santé fragile, et il a toute sa vie de graves difficultés respiratoires causées par l'asthme. Très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre artistes et écrivains, ce qui lui vaut une réputation de dilettante mondain. Profitant de sa fortune, il n'a pas d'emploi et entreprend en 1895 un roman qui reste à l'état de fragments (publiés en 1952, à titre posthume, sous le titre Jean Santeuil). En 1900, il abandonne son projet et voyage à Venise et Padoue pour découvrir les œuvres d'art, en suivant les pas de John Ruskin, sur qui il publie des articles et dont il traduit deux livres : La Bible d'Amiens et Sésame et les Lys. 

C'est en 1907 que Marcel Proust commence l'écriture de son grand œuvre À la recherche du temps perdu dont les sept tomes sont publiés entre 1913 (Du côté de chez Swann) et 1927, c'est-à-dire en partie après sa mort ; le deuxième volume, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, obtient le prix Goncourt en 1919. Marcel Proust meurt épuisé en 1922, d'une bronchite mal soignée : il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, accompagné par une assistance nombreuse qui salue un écrivain d'importance et que les générations suivantes placent au plus haut en faisant de lui un véritable mythe littéraire. 

L'œuvre romanesque de Marcel Proust est une réflexion majeure sur le temps et la mémoire affective comme sur les fonctions de l'art qui doit proposer ses propres mondes, mais c'est aussi une réflexion sur l'amour et la jalousie, avec un sentiment de l'échec et du vide de l'existence qui colore en gris la vision proustienne où l'homosexualité tient une place importante. La Recherche constitue également une vaste comédie humaine de plus de deux cents personnages. Proust recrée des lieux révélateurs, qu'il s'agisse des lieux de l'enfance dans la maison de Tante Léonie à Combray ou des salons parisiens qui opposent les milieux aristocratiques et bourgeois, ces mondes étant évoqués d'une plume parfois acide par un narrateur à la fois captivé et ironique. Ce théâtre social est animé par des personnages très divers dont Proust ne dissimule pas les traits comiques : ces figures sont souvent inspirées par des personnes réelles, ce qui fait d’À la recherche du temps perdu en partie un roman à clef et le tableau d'une époque. La marque de Proust est aussi dans son style aux phrases souvent très longues, qui suivent la spirale de la création en train de se faire, cherchant à atteindre une totalité de la réalité qui échappe toujours. (Wikipédia)

SOURCES

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Proust

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Marcel_Proust/139700

https://www.linternaute.fr/biographie/litterature/1775106-marcel-proust-biographie-courte-dates-citations/


Emile Zola 

1840 - 1902 

Emile Zola n'a que sept ans quand meurt son père, ingénieur vénitien. Il vit alors dans la pauvreté. Après avoir abandonné ses études scientifiques, il devient, de 1862 à 1866, chef de publicité à la librairie Hachette, ce qui lui permet de connaître les plus grands auteurs de l'époque. Emile Zola publie son premier ouvrage à l'âge de vingt-quatre ans et fréquente les républicains. Puis il se lance dans une carrière de journaliste engagé. Dans ses critiques littéraires, il prône une littérature « d’analyse » s'inspirant des méthodes scientifiques. Son premier succès, le roman « Thérèse Raquin », lui vaut de nombreuses critiques de la part de la presse. 


Influencé par les études de Prosper Lucas et de Charles Letourneau sur l'hérédité et la psychologie des passions, Emile Zola entreprend une immense œuvre naturaliste, « Les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire », une saga constituée de romans réalistes et « scientifiques ». Ce projet l'occupera pendant un quart de siècle. Chacune des œuvres des « Rougon- Macquart », préparée par une enquête détaillée, montre l'affrontement des forces naturelles, soumises aux circonstances et à l'environnement social, qui gouvernent le destin des personnages. Et ceci quel que soit leur milieu d'origine : Paris populaire, courtisanes, capitalisme, mineurs, paysans... C'est le septième roman de la série, « L’assommoir » (1877), chef d'œuvre du roman noir qui lui apporte la célébrité. Dans « Germinal » (1885), il dépeint le monde ouvrier comme jamais il ne l'avait été auparavant et décrit le déterminisme économique comme la fatalité moderne. 

Avec toute son ardeur combattante, son courage et le poids de sa notoriété, Emile Zola s'engage dans l'affaire Dreyfus en publiant plusieurs articles dont son célèbre « J’accuse » dans le journal « L’Aurore » du 13 janvier 1898. Il est très critiqué par les nationalistes et le procès qui s'en suit l'oblige à s'exiler pendant un an en Angleterre. 

A l'issue des « Les Rougon-Macquart », il veut montrer qu'il ne sait pas uniquement peindre les tares de la société. Séduit par les idées socialistes, il souhaite proposer des remèdes sous la forme d'une vision prophétique du devenir de l'homme dans ses « Quatre Evangiles » : « Fécondité », « Travail », « Vérité ». Le quatrième, « Justice », vient d'être commencé, lorsqu'il meurt « accidentellement » asphyxié dans son appartement. 

SOURCES

https://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_Zola

https://www.babelio.com/auteur/mile-Zola/2168

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Émile_Zola/150676

https://www.histoire-pour-tous.fr/biographies/3194-emile-zola-1840-1902-biographie-courte.html

https://www.herodote.net/Un_intellectuel_en_politique-synthese-453.php


Victor Hugo

Victor Hugo nait à Besançon le 26 février 1802. Fils de Léopold Hugo, général et comte d'Empire, et de Sophie Trébuchet. Victor Marie est le frère cadet d'Abel et d'Eugène. Ses parents s'entendent mal.  Il a une enfance et une jeunesse nomade à cause de la profession de son père. Il vit en Corse, en Italie, en Espagne et à Paris. Tous ces lieux sont toujours présents dans son esprit et dans ses écrits. 


En 1814 ses parents se séparent. Sa mère va habiter à Paris avec le jeune Victor qui entreprend d’abord des études techniques, abandonnés rapidement pour se consacrer à la littérature. À l’âge de 14 ans, il écrit déjà : « Je veux être Chateaubriand ou rien ». Il commence alors une intense production littéraire et participe activement à la vie littéraire parisienne. Ses recueils de poésie de jeunesse sont récompensés par le roi. Il fait paraître ses premiers romans Bug-Jargal (1820), Han d'Islande, 1823), ébauches malhabiles des romans de la maturité. En 1822 il épouse Adèle Foucher, son amour d’enfance, avec qui il a cinq enfants. 

Il penche du côté du romantisme, dont il écrit le manifeste littéraire, la préface de son drame Cromwell (1827). La première de sa pièce Hernani (1830) est l'occasion d'un affrontement entre classiques et modernes qui fera date dans l'histoire du romantisme français. Devenu chef de fil du mouvement romantique, en 1841 il est élu à l’Académie française. Une période de riche production littéraire (recueils poétiques les Rayons et les Ombres, 1840, pièces de théâtre Ruy Blas, 1838, roman à succès Notre-Dame de Paris, 1832) marque brutalement le pas avec la mort accidentelle de sa fille Léopoldine (1843). Hugo, rallié au « roi des Français » Louis-Philippe, devient académicien et pair de France. 

Peut être aussi pour apaiser la douleur suite à cette perte qui l’affecte beaucoup, il commence à prendre part activement à la vie politique française, si bien que, en 1852 il est expulsé de France à cause de son hostilité affichée à Napoléon III


Il reste en exil pour plus de vingt ans. Champion de la dignité de l'être humain, de ses droits civils et politiques (Hugo prône notamment l'abolition de la peine de mort, le suffrage universel et la liberté de la presse), son cri, puissant, se fait littéraire : les Châtiments (1853), les Contemplations (1856), la Légende des siècles (1859, 1877, 1883), les Misérables (1862), les Travailleurs de la mer (1866), l’Homme qui rit (1869). 

De retour en France, après le dénouement de la guerre franco-prussienne, à la proclamation de la République, il revient à Paris et devient une icône du nouveau régime démocratique.  Il est élu député en 1871, puis sénateur en 1876. 

Même si son activité créatrice se réduit, sa vigueur littéraire n'est pas entamée : il publie l'Année terrible (1872), le roman d'une guerre fratricide encore fraîche, Quatrevingt-treize (1874) et l'Art d'être grand-père, 1877. 

Il meurt le 22 mai 1885 des suites d’une congestion pulmonaire. La Troisième République l’honore par de grandioses funérailles nationales (1er juin) auxquelles plus de deux millions de personnes ont assisté. 

Victor Hugo a joué un rôle très important à son époque, comme homme de lettres et comme homme politique. Au niveau littéraire il joue un rôle central et est considéré comme le père du Romantisme français, et la rupture avec les règles du théâtre classique. Au niveau politique c’est un homme d’ouverture. Il défend des idéaux de justice et de liberté. Il a lutté pour la paix, contre la peine de mort et en faveur des femmes. 


Le dessin fut une des nombreuses passions de Victor Hugo. Le poète a laissé plus de 2 000 œuvres qui témoignent d'une parfaite maîtrise des techniques de l'aquarelle comme du lavis, du fusain ou de la plume. 

Sauf pour les Travailleurs de la mer, pour lesquels il réalisa des études remarquables destinées à être insérées dans le roman, ses dessins n'entretiennent que peu de lien avec son œuvre littéraire, et, dans ses manuscrits, des esquisses accompagnent parfois l'écriture sans toujours véritablement l'illustrer. 

Les croquis de voyage tiennent une grande place, qu'ils soient pris sur le vif ou plus élaborés, restitutions d'images emmagasinées au fil de ses voyages. Y domine une atmosphère souvent fantastique, sombre, donnée par des taches d'encre que Hugo laisse s'étendre sur le papier en une dimension irréelle qui semble le reflet de sa vision profonde. 

Poète, romancier, auteur de théâtre, critique, journaliste, historien, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Pourtant les critiques à son égard ne manquent pas. 

André Gide lorsqu'on lui demandait quel était le plus grand poète français, répondait, mi-admiratif, mi-ironique : " Victor Hugo, hélas". Quant à Cocteau il n'hésitait pas, lui non plus, à se moquer : "Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo". 

Il faut dire que l'auteur des Misérables et des Châtiments a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. 

L'ambition tout d'abord. Dès quatorze ans, Victor Hugo n'avait pas peur d'écrire dans son cahier d'écolier : "je veux être Chateaubriand ou rien". Puis plus tard, il adopta cette devise "Ego Hugo" ... 


La longévité ensuite. La vie de Victor Hugo est un roman peuplé d'événements plus forts les uns que les autres : une enfance de rêve, le mariage controversé avec Adèle Foucher, la bataille d'Hernani, la trahison de son ami Sainte-Beuve, une longue liaison avec la comédienne Juliette Drouet, la noyade de sa fille Léopoldine à Villequier, son combat contre Napoléon III, dix neuf années d'exil : "Je resterai proscrit, voulant rester debout", un retour à Paris qui lui permet d'être député puis sénateur, la folie de sa fille Adèle, la vieillesse paisible et glorieuse avenue d'Eylau et enfin des obsèques nationales suivies par une foule immense qui lui rend hommage en criant "Vive Victor Hugo". 

La puissance de travail et le génie enfin. A vingt-cinq ans, il publie, dans la préface de Cromwell un véritable manifeste en faveur du romantisme. A vingt-huit ans, il révolutionne le théâtre et remporte la bataille d'Hernani. 

A cinquante ans il a le courage d’abandonner une existence confortable pour l’exil, au nom de la résistance à la dictature de Napoléon III. Lors de ce long exil, il abordera tous les thèmes , visitera tous les registres et tous les genres, allant de la fresque homérique au poème intimiste. 

Victor Hugo parviendra au terme d'une existence de quatre-vingt trois ans à représenter une synthèse vivante de son époque. Il est l'incarnation de la littérature française « dans ce qu'elle a de plus universel aux yeux d'un monde époustouflé par un mélange sans précèdent d'émotion, de virtuosité et de puissance ». 

Et s'il est un compliment à noter, c'est celui de Baudelaire, qui bien qu'aux antipodes du « monument Hugo » rendit hommage à l'auteur de La Légende des Siècles : « Quand on se figure ce qu'était la poésie française avant que Victor Hugo apparût et quel rajeunissement elle a subi depuis qu'il est venu; quand on imagine ce peu qu'elle eût été s'il n'était pas venu, combien de sentiments mystérieux et profonds qui ont été exprimés, seraient restés muets; combien d'intelligences il a accouchées, combien d'hommes qui ont rayonné par lui seraient restés obscurs; il est impossible de ne pas le considérer comme un de ces esprits rares et providentiels, qui opèrent, dans l'ordre littéraire, le salut de tous… » 




Charles Baudelaire – résumé de sa vie
Charles Baudelaire nait à Paris le 9 avril 1821. Son père meurt quand il n’a que six ans et sa mère se remarie avec un général. A partir de l’adolescence, Baudelaire sera toujours en opposition par rapport aux valeurs bourgeoises incarnées par son beau-père qui de surcroît n’approuve pas sa vocation littéraire. Elève pensionnaire au collège Louis le Grand il est renvoyé, après s’être fait remarquer par son caractère rebelle. Il réussi son bac de justesse et commence à mener une vie de marginal et de bohème dans le Quartier Latin.

Sous la pression de sa famille, il embarque pour les côtes d’Afrique et de l’Orient. Il séjourne à l’île Bourbon, cependant, Baudelaire n’arrive pas au terme de son voyage, un naufrage l’oblige à rapatrier, mais il en retira un grand nombre d’impressions dont il s’inspirera dans ses œuvres. De retour à Paris il dilapide tout l’héritage reçu à ses 18 ans, en menant une vie dissolue sous l’emprise des drogues comme l’haschisch ou l’opium. Sa famille se verra obligée à le faire mettre sur tutelle judiciaire.

Dès 1842, il est contraint à travailler pour subvenir à ses besoins. Il écrit ses premiers textes, devient journaliste, critique d’art et littéraire en 1844, et découvre en 1847 Edgar Poe. Il admire les œuvres d’Eugène Delacroix et d’Edgar Poe dont il devient le traducteur attitré. Avec Poe, il partage une certaine idée du goût du mal et une même conception de l’art. En 1848, Baudelaire participe aux barricades aux côtés des républicains, mais ses ardeurs révolutionnaires s’éteignent rapidement. A l’instar de Flaubert ou de Victor Hugo, il ne s’engage pas du point de vue littéraire.

En 1857 la publication des Fleurs du Mal est accueillie par la presse avec hostilité. Il est attaqué et condamné à une forte amende pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Il est obligé de supprimer certains passages. Ce n’est qu’en 1949 que la justice réhabilitera « Les Fleurs du mal ». Très affecté, Baudelaire sombre dans la misère et la maladie, il part habiter à Bruxelles. Il espère pouvoir y donner des conférences, mais il est vite déçu. En 1866, il est frappé d’un malaise qui le rend paralysé et aphasique. Il meurt à Paris le 31 août 1867 à l’âge de 46 ans. En 1868 sont publiés à titre posthume le Spleen de Paris et les Curiosités esthétiques.

Charles Baudelaire se positionne au cœur des débats de son époque sur la fonction de la littérature. Il détache la poésie de la science et de la morale. La poésie, pour lui, a pour but la beauté en soi, non pas la vérité.


SOURCES :

https://www.youtube.com/watch?v=456Ouhx0AfM&t=13s

https://www.linternaute.fr/biographie/litterature/1420590-charles-baudelaire-biographie- courte/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Baudelaire

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Charles_Baudelaire/107873

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/charles-baudelaire-1821-1867-0

https://www.babelio.com/auteur/Charles-Baudelaire/2184

https://www.lumni.fr/dossier/vie-et-oeuvre-de-charles-baudelaire

https://www.eternels-eclairs.fr/biographie-charles-baudelaire.php

https://www.poetica.fr/biographie-charles-baudelaire/

https://www.mon-poeme.fr/charles-baudelaire/

https://www.lepoint.fr/livres/baudelaire-une-strophe-inedite-des-fleurs-du-mal-devoilee-13-11-2019- 2346872_37.php


PAUL ÉLUARD


Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel, (il choisit à l’âge de vingt et un ans, le nom de Paul Éluard, hérité de sa grand-mère, Félicie), est un poète français né à Saint-Denis le 14 décembre 1895.

Obligé d'interrompre ses études pour rétablir sa santé gravement menacée (1912), il séjourne en sanatorium. C'est là qu'il rencontre une jeune russe qu'il prénomme Gala. Impressionné par sa forte personnalité, c'est d'elle qu'il tient son premier élan de poésie amoureuse. Il l'épouse début 1917.

Malgré sa santé défaillante, il est mobilisé en 1914, puis publie ses premiers poèmes, marqués par son adhésion aux idées pacifistes ("Le Devoir et l'Inquiétude", 1917 ; "Poèmes pour la paix", 1918).

Au lendemain de la Grande Guerre, il fait la connaissance de Breton, d'Aragon, de Soupault, de Tzara, de Magritte, de Man Ray, ou encore de Miró, et participe au mouvement Dada (« Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux », 1920 ; « Les Nécessités de la vie et les Conséquences des rêves », 1921), avant d'être admis dans le groupe de Littérature et de s'engager dans l'aventure surréaliste (« Mourir, de ne ne pas mourir », 1924).

En 1928, il repart en sanatorium accompagné de Gala. Et c'est là qu'elle le quitte pour Salvador Dali.


Peu de temps après, au cours d'un voyage autour du monde, il fait la rencontre de Maria Benz (Nusch), qui devient sa muse et qui lui inspire certains de ses plus beaux poèmes d'amour (« Capitale de la douleur », 1926 ; « L’Amour, la poésie », 1929 ; « La Vie immédiate », 1932). 

Entré au Parti communiste en 1926, il en est exclu en 1933, mais n'en milite pas moins pour une poésie sociale et accessible à tous (« Les Yeux fertiles », 1936 ; « Cours naturel », 1938 ; « Donner à voir », 1939), prend position en faveur de l'Espagne républicaine (la Victoire de Guernica, 1938), puis, s'engage dans la Résistance et publie plusieurs ouvrages dans la clandestinité (parmi lesquels Poésie et Vérité 42, 1942, qui comprend le célèbre poème « Liberté » ; « Les Sept Poèmes d'amour et de guerre », 1943 ; « Les Armes de la douleur », 1944). 

Le décès de Nusch en 1946 le plonge dans le désespoir, mais en 1948, il rencontre Dominique qui devient sa dernière compagne et pour laquelle il écrit le recueil « le Phénix » consacré à la joie retrouvée. 

Éluard succombe à une crise cardiaque, le 18 décembre 1952 à Charenton-le-Pont. Le gouvernement refuse des obsèques nationales. Aragon, Picasso, Cocteau, entres autres, assistent à ses obsèques. 


Jacques PRÉVERT (1900-1977) 

Après le succès de son premier recueil de poèmes, « Paroles », il devint un poète populaire grâce à son langage familier et ses jeux de mots. Ses poèmes sont depuis lors célèbres dans le monde francophone et massivement appris dans les écoles françaises. Il a également écrit des scénarios pour le cinéma. 

Jacques Prévert naît le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine. Il y passe son enfance. Son père André Prévert, fait divers métiers pour gagner sa vie et de la critique dramatique et cinématographique par plaisir. Il l’emmène souvent au théâtre et au cinéma. Suzanne, sa mère, l’initie à la lecture. Il s’ennuie à l’école, et dès 15 ans, après son certificat d’études, il la quitte. Il multiplie alors les petits travaux, notamment au grand magasin Le Bon Marché. D’abord mobilisé en 1918, son service militaire se poursuit à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves Tanguy avant d’être envoyé à Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, qui se regroupe au 54 de la rue du Château près de Montparnasse. C’est en fait un logement « collectif » où habitent Marcel Duhamel, Raymond Queneau et Yves Tanguy. C’est Prévert qui trouvera le terme de cadavre exquis pour définir le jeu littéraire auquel ses amis et lui se livrent. Prévert est toutefois trop indépendant d’esprit pour faire véritablement partie d’un groupe constitué, quel qu’il soit. Il supporte mal les exigences d’André Breton, et la rupture est consommée en 1930. En 1932, il écrit les textes pour le groupe « Octobre » et il participera aux Olympiades du théâtre à Moscou. 

Il est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945, notamment « Drôle de drame », « Le Quai des brumes », « Le jour se lève », « Les Visiteurs du soir », « Les Enfants du paradis » et « Les Portes de la nuit » de Marcel Carné, « Le Crime de Monsieur Lange » de Jean Renoir, « Remorques et Lumière d’été » de Jean Grémillon. Il a, à deux reprises, adapté des contes de Hans Christian Andersen, d’abord « La Bergère et le Ramoneur » devenu « Le Roi et l’Oiseau », film d’animation de Paul Grimault en 1957, puis en 1964, « Grand Claus et Petit Claus », autre conte d’Andersen, à la télévision, « Le Petit Claus et le Grand Claus » de son frère Pierre Prévert

Ses poèmes sont mis en musique par Joseph Kosma dès 1935 (À la belle étoile) : ses interprètes seront entre autres Agnès Capri, Juliette Gréco, Les Frères Jacques, Yves Montand. Son recueil « Paroles », publié en 1946, obtient un vif succès. Il écrit des pièces de théâtre. Son anticléricalisme, parfois violent, est souvent occulté par le public, au profit de ses thèmes sur l’enfance et la nature. 

Son domicile parisien est situé dans le quartier de Montmartre, au fond d’une petite impasse derrière le Moulin Rouge, sur le même palier que Boris Vian. Son domicile secondaire est à Antibes, mais, sur les conseils du décorateur Alexandre Trauner, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche. Le 11 avril 1977, il y meurt des suites d’un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette à la bouche. Il avait 77 ans. Wikipédia

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