LES FILMS CULTES

Il y a 52 ans, Sergio Leone signait un western légendaire, gros succès au box-office français.


Le réalisateur italien n'a tourné que sept films en vingt-huit ans (huit si l'on compte le péplum Les Derniers Jours de Pompéi, en 1959). Histoire de saluer la mémoire du cinéaste, (fauché par une crise cardiaque au printemps 1989, alors qu'il avait à peine 60 ans) il faut revenir sur la genèse et la conception de Il était une fois dans l'Ouest, qui marque une nouvelle étape dans la carrière de Leone. En effet, le réalisateur a révolutionné un genre en transformant les règles et en détournant les codes du western traditionnel avec sa « trilogie du dollar », qui comprend Pour une poignée de dollars (1964), Et pour quelques dollars de plus (1965) et Le Bon, la Brute et le Truand (1966). Il a fait aussi de Clint Eastwood une star mondiale en le révélant dans le rôle de l'Homme sans nom, le pistolero nonchalant et taciturne. Leone arrive donc à la fin d'un cycle et se refuse à signer un autre western, considérant qu'il a fait le tour de la question en trois ans. La Paramount, qui va co-produire à grands frais son prochain film, lui laisse carte blanche, mais elle tient absolument à ce qu'il tourne un ultime western – condition sine qua non pour que le studio américain finance son projet. C'est donc à contrecœur que le barbu reprend une dernière fois la route de l'Ouest.



Pour se renouveler, il décide de s'entourer de deux jeunes cinéphiles passionnés : il demande à Dario Argento, qui était alors critique de cinéma au quotidien Paese Sera, et à Bernardo Bertolucci, que Sergio a rencontré par hasard. Au printemps 1967, le trio se lance dans l'écriture d'un premier traitement. Pour Il était une fois dans l'Ouest, Bertolucci suggère à Leone de relever un nouveau défi en créant pour la première fois dans son œuvre un vrai personnage féminin. Ce sera Jill (Claudia Cardinale), la putain au grand cœur qui arrive de la Nouvelle-Orléans en croyant refaire sa vie. Elle tiendra un rôle déterminant dans le film et sera au centre de l'histoire. Leone souhaite aussi rendre hommage à tous les westerns américains qu'il vénère. Tout en remettant en question l'histoire de l'Ouest fondée sur des mythes mensongers et un révisionnisme alimenté par le cinéma. En effet, son approche se veut plus réaliste et fidèle à la réalité historique. Après avoir défriché le scénario et trouvé la trame, l'équipe accouche d'une intrigue qui sera retravaillée et mise en forme par Sergio Donati.



Muni d'un budget de 3 millions de dollars, Leone entreprend le casting de sa fresque grandiose. Il souhaite au départ Clint Eastwood dans le rôle principal. Mais ce dernier est déjà reparti aux États-Unis et refuse de tourner un quatrième western avec lui. Charles Bronson le remplace donc dans la peau de l'Homme à l'harmonica, un personnage solitaire, énigmatique et silencieux, animé par un désir de vengeance. Aux côtés du métis, le grand acteur de théâtre Jason Robards joue le bandit Cheyenne. Mais c'est Henry Fonda qui va créer la plus grande surprise de la distribution dans un rôle à contre-emploi : celui du vilain Frank, un tueur glacial au visage impassible qui abat froidement un enfant dès sa première apparition à l'écran ! « Pour interpréter un tel méchant, il me fallait quelqu'un qui avait toujours personnifié la bonté et l'innocence », a déclaré Leone à propos de l'acteur, qui avait incarné toute sa vie des défenseurs de la veuve et de l'orphelin. Avec son regard bleu perçant et cruel, Fonda est terrifiant dans le rôle de ce tueur à gages qui porte un long manteau de cuir fauve.



Le tournage commence en avril 1968 aux studios de Cinecittà, à l'extérieur de Rome, puis dans la province d'Almería, en Espagne. Les prises de vue se poursuivent sur le site historique de Monument Valley, en Arizona, sur les lieux mêmes où l'idole de Leone, John Ford, a tourné des classiques comme La Chevauchée fantastique (1939) et La Prisonnière du désert. Ce qui fait de Il était une fois dans l'Ouest le premier western européen filmé hors d'Italie ou d'Espagne. Sur le plateau, le réalisateur diffusait la partition lyrique de son fidèle compositeur Ennio Morricone, qui avait écrit à l'avance la musique du film ! Les comédiens se déplaçaient du coup au rythme de cette magnifique BO, qui résonnait comme un écho lointain au milieu des canyons. Le clap de fin fut donné en juillet 1968.


Il était une fois… eut beaucoup de succès en Europe et au Japon, mais fut un désastre aux États-Unis. Le public trouva le film trop lent. Et sans humour. Le scénario ne comprend en effet que seize pages de dialogues sur les deux heures quarante-cinq que dure le film ! Raccourci de vingt-deux minutes pour le marché américain, il sortira en version longue dans le reste du monde. Et notamment en France, le 27 août 1969. Avec près de 15 millions d'entrées en salle, il reste aujourd'hui le septième plus grand succès de l'histoire du box-office français, derrière Autant en emporte le vent, mais devant Avatar.



Avec ce film contemplatif, à la manière du cinéma japonais, le cinéaste a surtout entamé le premier volet d'une nouvelle trilogie léonienne, qui se poursuivra avec Il était une fois la révolution, en 1971, et Il était une fois en Amérique, en 1984. Cinq ans après Il était une fois dans l'Ouest, il fera de nouveau appel à Henry Fonda pour l'une de ses productions, Mon nom est personne (1973), un western loufoque avec Terence Hill. Et, trois ans après sa mort, Clint Eastwood va dédier Impitoyable (1992) à la mémoire de son mentor et ami. (Le Point)



SOURCES


https://www.lepoint.fr/pop-culture/cinema/comment-il-etait-une-fois-dans-l-ouest-est-entre-dans-la-legende-10-10-2018-2261822_2923.php


https://fr.wikipedia.org/wiki/Il_était_une_fois_dans_l%27Ouest


https://www.lesinrocks.com/2019/08/16/cinema/actualite-cinema/pour...a-sortie-il-etait-une-fois-dans-louest-est-un-chef-doeuvre-intact/









THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW

L'histoire est narrée par un criminologue qui semble avoir étudié l'affaire de Brad Majors et Janet Weiss, deux jeunes gens bien sous tous rapports originaires de Denton, la ville où il fait bon vivre (the home of happiness). 

L'histoire commence par le mariage de Ralph Hapschatt et Betty Monroe, deux amis apparemment proches de Brad et Janet. Cette union sert de cadre à Brad pour demander Janet en mariage. Cette dernière accepte et les jeunes fiancés décident d'aller annoncer leur union prochaine à leur ancien professeur de sciences dans la classe duquel ils se sont rencontrés : le professeur Everett V. Scott. 

Quelque temps plus tard, alors qu'ils se rendent chez leur ami par une nuit pluvieuse, un pneu de leur voiture éclate soudainement. Trempés et cherchant un téléphone pour prévenir leur ami de leur mésaventure, ce « héros » et cette « héroïne » trouvent refuge dans un château inquiétant, peuplé de personnages pour le moins étranges. Malheureusement pour eux, cette entrée en matière digne d'un film de série B n'était qu'un avant-goût... 

Brad et Janet sont accueillis par les domestiques Riff Raff et Magenta qui, au lieu de les aider, les poussent au beau milieu des festivités excentriques de la convention transylvanienne annuelle qui a lieu dans la salle de bal du château. Sous les regards des deux fiancés, les convives dansent et chantent le Time Warp (la chanson du saut dans le temps), mimant l'acte sexuel par des mouvements du bassin peu équivoques et faisant l'apologie de l'alcool, du voyeurisme, de l'usage de drogue (Riff Raff parle de « sédatif ») et d'activités douteuses pouvant avoir lieu à l'arrière d'un pick-up, jusqu'à ce qu'ils finissent tous par s'effondrer sur le sol. 

Brad semble alors plutôt amusé par ce à quoi il vient d'assister. 

Mais Janet est effrayée et le pousse vers la sortie. C'est à ce moment qu'arrive le dr Frank-N-Furter, de dos, par un ascenseur placé au milieu du hall d'entrée que Brad et Janet n'avaient apparemment pas remarqué. Au moment où il se retourne, apparaissant entièrement enveloppé d'une cape noire et maquillé tel Dracula, Janet hurle et s'évanouit. 

Frank se défait de sa cape et ayant pour seuls vêtements des bas, un bustier et des talons aiguille, se présente alors comme « un gentil travesti qui vient de Transsexuel, en Transylvanie ». Brad lui présente brièvement la situation dans laquelle lui et Janet se trouvent. Le maître des lieux ne semble pas vraiment surpris. Il les rassure en leur promettant de les aider à faire réparer leur voiture. Puis il leur propose de venir voir à l'étage l'homme qu'il a créé dans son laboratoire, puis il repart, sous les applaudissements, par l'ascenseur situé au milieu du hall. 

Brad et Janet ont l'air pour le moins intrigués par ce qu'ils viennent de voir. Janet veut partir, Brad hésite. Riff Raff et Magenta arrivent pour les aider à se sécher et en profitent pour les débarrasser presque entièrement de leurs vêtements trempés. Maintenant en sous-vêtements, ils sont emmenés par les domestiques dans l'ascenseur qui les conduit au laboratoire où ils retrouvent Frank et tous les autres convives... (Wikipédia)

SOURCES

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Rocky_Horror_Picture_Show

https://www.doc-cine.fr/the-rocky-horror-picture-show/

https://www.critikat.com/actualite-cine/critique/the-rocky-horror-picture-show/

https://www.france24.com/fr/20181029-rocky-horror-picture-show-halloween-analyse-film-echec-legende-galande

https://www.telerama.fr/sortir/j-ai-teste-une-seance-du-rocky-horror-picture-show-au-studio-galande,130266.php

https://www.cinechronicle.com/2016/04/ressortie-the-rocky-horror-picture-show-de-jim-sharman-critique-103241/

https://explicationdefilm.com/2017/04/30/the-rocky-horror-picture-show/





Commentaires

Articles les plus consultés