FINANCIAL ART

Art Paris démarre en douceur

PAR ANNE-CÉCILE SANCHEZ   

LE 10 SEPTEMBRE 2020 - 

PARIS


Plusieurs galeries se disaient satisfaites de leur première journée, quand d’autres n’avaient pas encore fait de ventes.


Sur Art Paris, il était beaucoup question de la Fiac… dont on attendait toujours, en ce mercredi après-midi, de savoir si elle aurait lieu. Dans la perspective, qu’ils estimaient probable, de son annulation, de nombreux galiéristes se félicitaient d’être présents sur la première foire à se tenir en Europe depuis le début de la pandémie. 

Le grand diptyque d’Abdelkader Benchamma (Engramme, (Visions), 2019) avait été vendu dès les premières heures sur le stand de la galerie Templon au prix de 40 000 euros, de même que deux sculptures de Prune Nourry (40 000 euros pièce), une toile de Jean-Michel Alberolla (60 000 euros) et une œuvre d’Ivan Navarro. Chez Nathalie Obadia, quelques ventes également en ce premier jour, dont deux pièces de Guillaume Bresson et des photographies de Valérie Belin. 

Nouveau venu sur la foire, qu’il a ralliée dans les toutes dernières semaines, Emmanuel Perrotin se disait très satisfait suite à plusieurs ventes importantes : des sculptures et dessins de Klara Kristalova, une grande composition de Josh Sperling (Untitled, 2020) ; une sculpture de Daniel Arsham, une autre de Jean-Michel Othoniel, une peinture d’Izumi Kato, une photo de JR (vendue entre 40 000 et 50 000 euros) … et « plusieurs réservations ». Emmanuel Perrotin regrettait toutefois « l’absence d’un velum protecteur sur son stand, car nous ne pensions pas qu’il ferait aussi chaud ». On ne peut pas tout prévoir. 


Dans les travées plus éloignées, la galerie Géraldine Zberro, avec un solo show d’Atlas, « le Vasarely du XXIe siècle », se disait également agréablement surprise de ses bons résultats. Présente pour la première fois, la galerie de la rue Jean Mermoz rêvait d’être au Grand Palais et voyait dans cette occasion de dernière minute une opportunité aussi fortuite que providentielle. « Nous avons vendu plusieurs pièces, de 3 000 à 30 000 euros, aussi bien à des amateurs d’art cinétique qu’à des collectionneurs d’art contemporain et de street art ». Appréciation positive également à la galerie Pauline Pavec, jeune enseigne ayant bénéficié d’un tarif préférentiel pour la location de son stand, et qui avait vendu plusieurs dessins de Prévert, une toile de Mathilde Denize et une autre d’Adam Bogey. 


Plus réservées, des galeries comme Jeanne Bucher Jaegger ou Claire Gastaud, venue de Clermont-Ferrand, se disaient néanmoins « très contentes d’être là, de revoir des collectionneurs, des responsables d’institutions, de fondations ». « Art Paris est la seule foire où nous nous permettons des groups shows », précisait Claire Gastaud, qui présentait entre autres des peintures au rendu mat de Jean-Charles Eustache, bientôt exposé au Frac Auvergne. Un de ses petits formats venait tout juste d’intégrer « une jolie collection privée »


« Nous voyons un intérêt pour le travail de Sarah Trouche, mais pour l’instant nous n’avons concrétisé aucune vente », affirmait pour sa part la galerie Marguerite Milin tout en débouchant néanmoins une bouteille de champagne. Même expectative à la galerie Binôme, qui présentait plusieurs grandes tapisseries phosphorescentes de Laurence Aëgerter, artiste pourtant signalée par le parcours « Regard sur un scène française », et à laquelle le Petit Palais consacrera une exposition à partir du 6 octobre. 

On pensait Yvon Lambert fatigué du circuit des foires. Le marchand, qui a fermé sa galerie parisienne fin 2014 – mais organise ponctuellement des expositions dans l’espace de sa librairie – semblait au contraire ravi d’être là, après une expérience concluante sur le salon Galeristes l’an dernier. Sur son stand, plusieurs toiles récentes de Nathalie du Pasquier, des dessins d’Adel Abdessemed, et, placé au milieu, un de ses derniers coups de cœur, une sculpture de 2019 de Quentin Lefranc Au centre : rien ! (Le Journal des Arts)


SOURCES


https://www.lejournaldesarts.fr/marche/art-paris-demarre-en-douceur-150990


http://www.artparis.com/fr/edition



Jeff Koons

Koons est né à York, en Pennsylvanie, de Henry et Gloria Koons. Son père était marchand de meubles et décorateur d'intérieur. Sa mère était couturière. À l'âge de neuf ans, son père déposait de vieux tableaux copiés et signés par son fils dans la vitrine de son magasin afin d'attirer les visiteurs. Dans sa jeunesse, Jeff Koons travaille avec son père, fait du porte-à-porte pour vendre des rubans, des dentelles ou encore du papier cadeau, et vend du Coca-Cola sur un parcours de golf. Alors étudiant, il arrive à rencontrer Salvador Dalí, qu'il admire . 

Après des études au Maryland Institute College of Art de Baltimore, Jeff Koons s'installe en 1976 à New York. Il travaille jusqu'en 1979 comme responsable du guichet des abonnements au Museum of Modern Art. Vendant des fonds de placements pour financer son train de vie, il bricole des expériences artistiques, créant ainsi sa première œuvre, The New, des appareils électroménagers accrochés à des néons. Il ne tarde pas à être repéré par le milieu artistique new-yorkais. 

Ses débuts sont pourtant compliqués et, à court d'argent, il retourne chez ses parents, qui vivent désormais en Floride, et travaille un temps comme démarcheur politique. Il revient à New York et réalise la série Equilibrium, présentée dans sa première exposition en 1985, chez la galerie éphémère International with Monument . Il devient courtier en matières premières à Wall Street afin de financer sa production artistique. 

Jeff Koons se fait connaître au milieu des années 1980 au sein d'une génération d'artistes qui ont exploré le sens de l'art à une époque où les médias étaient saturés. Il a créé un studio ressemblant à une usine dans un loft à Soho à l'angle de Houston Street et de Broadway à New York composé de plus de 30 assistants. Chaque assistant était affecté à un aspect différent de la production de son travail, selon un mode similaire à celui de l'usine d'Andy Warhol (remarquable car tout son travail est produit à l'aide d'une méthode connue sous le nom de fabrication d'art). Aujourd'hui, il possède une usine de 1 500 m2 près d'anciennes gares de triage à Chelsea, travaillant avec 90 à 120 assistants réguliers. Koons a mis au point un système de couleurs par numéros, afin que chacun de ses assistants puisse exécuter ses toiles et sculptures comme si elles avaient été réalisées « d’une seule main ». 

Il a dit à propos de l'art : « Je pense que l'art vous emmène en dehors de vous-même, vous dépasse. Je crois que mon voyage a vraiment été de supprimer mon anxiété. C'est la clé. Plus vous pouvez supprimer l'anxiété, plus vous êtes libre de faire ce geste. Le dialogue est primordial avec l'artiste, mais ensuite il va vers l'extérieur et est partagé avec d'autres personnes. Et si l'angoisse disparaît, tout est si proche, tout est disponible, et c'est juste ce petit peu de confiance en soi, ou la confiance, que les gens doivent approfondir. » 

Le succès lui ayant souri, ses œuvres sont désormais réalisées dans un atelier, situé à Chelsea, près de New York, avec plus de 100 assistants . Il ne réalise aucune œuvre lui-même, mais impulse des idées qu'il fait exécuter par ses collaborateurs professionnels.
Son Inflatable Rabbit, lapin gonflable réalisé en inox en 1986, et ses Balloon Dogs sont aujourd'hui considérés par les plus grands collectionneurs, dont François Pinault, comme des œuvres emblématiques de la fin du XX e siècle.

L'art de Jeff Koons peut être considéré comme le point de rencontre entre plusieurs concepts : les ready-mades de Marcel Duchamp, les objets du quotidien démesurés de Claes Oldenburg, l'appropriation de l'objet plus qu'humain d'Arman et le pop art d'Andy Warhol ; l'artisanat d'art et l'imagerie populaire. L'iconographie qu'il utilise est un catalogue de la culture populaire, non seulement américaine, mais aussi mondiale. 

Sa démarche s'inscrivant dans l'héritage du pop art, il s'approprie des objets et essaie de comprendre « pourquoi et comment des produits de consommation peuvent être glorifiés ». Tout au long de sa carrière, il a utilisé toutes sortes d'articles populaires, des aspirateurs et des ustensiles électroménagers enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés de néons d'abord, puis des ballons de basket en suspension dans des aquariums, puis des bibelots rococo, des souvenirs de bazar (lapins gonflables, bergères ou petits cochons en sucre, Michael Jackson en porcelaine), enfin et surtout des jouets et des objets intimement liés à l'enfance. 

Ces appropriations l'ont amené à être poursuivi et condamné pour plagiat. (Wikipédia)

SOURCES

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeff_Koons

https://www.lepoint.fr/culture/jeff-koons-j-ai-donne-trois-ans-de-ma-vie-pour-cette-oeuvre-04-10-2019-2339397_3.php

https://www.vanityfair.fr/actualites/articles/jeff-koons-a-ete-condamne-pour-avoir-plagie-le-cochon-de-naf-naf/70343

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/12/23/jeff-koons-a-nouveau-condamne-pour-contrefacon_6023897_3234.html

https://www.huffingtonpost.fr/entry/jeff-koons-lapin-rabbit-record_fr_5cdcf473e4b0b4728ba30546?utm_hp_ref=fr-jeff-koons

https://www.huffingtonpost.fr/2017/04/11/jeff-koons-recouvre-les-sacs-louis-vuitton-doeuvres-dart_a_22035013/?utm_hp_ref=fr-jeff-koons

https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/jeff-koons-transforme-la-collection-d-armes-a-feu-de-sean-penn-en-oeuvre-d-art-20200312

https://www.vanityfair.fr/actualites/articles/loeuvre-polemique-de-j...s-pour-les-victimes-des-attentats-sera-exposee-au-petit-palais/69719

https://www.courrierinternational.com/article/inegalites-les-ultra-riches-ne-font-rien-ruisseler-la-preuve-par-lartiste-jeff-koons

https://www.admagazine.fr/art/portfolio/diaporama/pourquoi-jeff-koons-est-lartiste-le-plus-scandaleux-de-lhistoire-contemporaine-/58875


Pourquoi Jeff Koons est à l’image d’un certain monde de l’art devenu exaspérant 

CULTURE : Ce qui m’exaspère chez Koons, ce n’est pas sa réussite ou sa popularité - je n’en voudrais jamais à personne de briller par son talent - mais cette volonté qu’il a de vider l’art de son discours et ce, sans une once de culpabilité. (Pauline Weber Journaliste, Rédactrice, Auteur Culture et Société)

https://www.huffingtonpost.fr/pauline-weber/pourquoi-jeff-koons-est-a_b_6254490.html?utm_hp_ref=fr-jeff-koons

https://www.sudouest.fr/2019/05/17/art-contemporain-jeff-koons-icone-de-genie-ou-produit-cynique-et-speculatif-6089805-4608.php



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