ACCESSOIRE

CHANEL DÉVOILE SON ODE AU NO 5

Julie Marsiat - Le Temps - Photos fournies par Chanel 

Le parfum mythique inspire une collection de haute joaillerie. A l’occasion des 100 ans du parfum CHANEL No 5, lancé en 1921 par Mademoiselle Chanel, la maison dévoile une collection de haute joaillerie entièrement consacrée à la mythique fragrance. 

En 1921, c’est la sidération: le parfum No 5, quintessence de l’esprit Chanel, révolutionne le monde de la parfumerie. A l’aube des Années Folles, Gabrielle Chanel est la première femme couturière à lancer son parfum. Audacieuse, la créatrice rompt avec la mode des effluves d’Orient et des senteurs romantiques au trop-plein de fleurs, habillés dans des flacons baroques, décorés par des artistes en vue. Son goût pour l’épure et la simplicité bouleverse la donne, elle appose sur ses concurrents «la marque déshonorante du démodé» (Roland Barthes).

Ce bouquet de fleurs abstraites aux 80 ingrédients, créé par le parfumeur Ernest Beaux pour Mademoiselle Chanel, vibrant sous l’effet des aldéhydes, démode instantanément les conventions de l’époque. Le No 5, chiffre fétiche de Mademoiselle, ne ressemble à aucun autre. «Un parfum de femme à odeur de femme»: voici comment Mademoiselle le désigne. Il symbolise non seulement le luxe mais définit aussi une femme qui revendique sa personnalité, sa féminité, sa sensualité.

Présenté dans un simple flacon rectangulaire aux arêtes arrondies, fermé d’un bouchon octogonal estampillé d’un double C, il joue l’épure et propulse les Années Folles un pas plus loin vers l’abstraction. Sa radicalité esthétique contribue à définir sa signature visuelle originale, s’inscrivant dans la perspective minimaliste des créations de mode de Gabrielle Chanel.

Bien qu’invisible, le parfum est essentiel pour définir une allure et un style. En 1952, Marylin Monroe s’exprime à propos du No 5 dans le magazine Life, elle évoque une interview au cours de laquelle sa réponse à une question indiscrète avait été censurée: «Que portez-vous au lit? CHANEL No 5.» La légende No 5 traverse les époques.

La poésie du No 5 retranscrite dans le langage des pierres

Pour célébrer les 100 ans de cette création hors norme, CHANEL dévoile pour la première fois de son histoire une collection de haute joaillerie consacrée à un parfum. Deux artefacts symboliques de la féminité fusionnent dans un condensé d’allure inédit. «Au-delà du fait qu’ils touchent directement la peau des femmes, ces deux univers incarnent les valeurs d’excellence et d’audace de Chanel», souligne Patrice Leguéreau, Directeur du Studio de Création Joaillerie de la maison depuis 2009.

Toute la grammaire poétique de l’effluve est ainsi réinterprétée dans le langage des pierres. Sous l’impulsion de Patrice Leguéreau, la mythique fragrance se métamorphose en des parures précieuses, comme autant de réminiscences de ses codes graphiques, devenus des icônes à part entière. «J’ai conçu cette collection comme une immersion, un cheminement dans ce qui constitue l’âme et les arcanes du parfum No 5. J’ai voulu retrouver l’esprit de Gabrielle Chanel. Je suis parti à Grasse dans les champs de jasmin et de roses de mai avec Olivier Polge, Parfumeur Créateur de la maison. Je me suis nourri de la fragrance en me demandant comment nous allions raconter cette histoire sans être purement littéral et traduire la magie et le mystère du parfum No 5», confie le Directeur du Studio, qui a exprimé la fluidité du parfum dans le travail du métal et des pierres, sublimé par le geste des artisans.

«Face à ma table à dessin, en quelques coups de brosse trempée dans de l’encre de Chine, j’ai essayé d’illustrer, sans aucune concession, la puissance, la force, la féminité et la richesse incroyable de ce jus», décrit ce passionné de dessin et de sculpture qui a d’abord façonné ses créations en taille réelle dans la cire, matérialisant les détails les plus ténus: pétales ourlés, angles biseautés, gouttelettes perlées…

Du réel à l’impalpable: une exploration à 360 degrés

Cent vingt-trois pièces extraordinaires, réunies par des savoir-faire virtuoses, subliment ainsi les grands traits du parfum, instantanément reconnaissables: les fleurs qui composent sa fragrance, l’éternel numéro 5, le flacon et son bouchon. Le figuratif côtoie l’abstraction, le réel se mêle à l’impalpable: l’indicible du No 5, son aura mystique, son âme mystérieuse se matérialisent en des motifs chimériques, constellés de gemmes rares. Sa simple émanation est capturée, dans un jeu de transmutation parfaitement orchestré.

«Nous sommes partis de l’identité visuelle du flacon pour aller jusqu’à l’imaginaire de la fragrance. Cela revenait à passer du visible à l’invisible en exprimant, par exemple, l’explosion olfactive du parfum et sa trace à la fois tangible et intangible: le sillage», détaille Patrice Leguéreau. Avec cette myriade de pièces architecturées et fluides, traversées d’éclats évanescents, il soumet l’imaginaire à un nouveau système de signes.

Puisant dans l’histoire de la maison, le créateur n’hésite pas à filer la métaphore avec la collection Bijoux de Diamants de Gabrielle Chanel imaginée en 1932. «Ce feu d’artifice de pierres, ce ruissellement de gemmes en forme de gouttes, cette nuée de fleurs, rappelant une constellation infinie, sont autant de clins d’œil aux Bijoux de Diamants de 1932», précise-t-il. A l’époque, la couturière dévoile lors d’une exposition à l’Hôtel de Rohan-Montbazon une éblouissante collection de parures en diamants aux montures discrètes de platine qui attire le Tout-Paris, rompant alors avec son goût pour les bijoux fantaisie. Les diadèmes, bagues, bracelets et colliers s’enroulent délicatement sur le corps des femmes comme une étoffe, renouvelant les jeux de portés. C’est avec la même audace que Patrice Leguéreau s’est appliqué à retranscrire l’esprit de l’effluve dans ses créations.

Coup d’éclat: le collier 55.55

Pièce maîtresse de cette précieuse collection, le collier 55.55 condense tous les codes de la fragrance, pour mieux les transcender. Point d’orgue de cette majestueuse parure, une gemme extraordinaire orne son cœur: un diamant taillé sur mesure de 55,55 carats, à la silhouette octogonale. «Cette démarche est sans précédent», fait valoir Patrice Leguéreau. «Nous sommes partis d’un diamant brut que nous avons fait tailler non pas pour en tirer la plus grosse pierre possible, mais pour obtenir un diamant octogonal, parfait. Ce bijou unique est composé d’un diamant taillé à notre mesure pour qu’il pèse très exactement 55,55 carats. C’est un exploit!» s’enthousiasme-t-il. Tailler un diamant au millième de gramme près au risque de lui faire perdre de la valeur: le fait est rarissime en joaillerie.

Le poids symbolique de cette pierre hors norme de 55,55 carats, sa forme harmonieuse, en «taille émeraude», sa qualité D Flawless mais aussi son chaton en or blanc 18K en forme de flacon serti de 104 diamants ronds et de 42 diamants baguette: tout concourt ici à l’excellence. Une prouesse qui témoigne de la virtuosité des artisans, tout comme de l’exigence de CHANEL en matière de création et de sa maîtrise technique.

«Avec cette gemme spectaculaire, nous avons voulu que ce collier vive d’autant plus et diffuse sur la peau ses différentes facettes comme les effluves du parfum No 5», poursuit le Directeur du Studio de Création Joaillerie de la maison. Le profil du bouchon, la silhouette du flacon, le fermoir dans la forme du chiffre porte-bonheur s’enroulent dans une chute de diamants poire de différentes tailles, ajustés un à un.

D’une souplesse inouïe, ce collier mythique a vocation à rejoindre le patrimoine de la maison, il ne sera donc ni vendu ni placé dans un coffre. Une manière de rendre hommage à ce précieux ouvrage, en dehors de toute démarche commerciale. Il pourra ainsi voyager et être vu à travers le monde, car le patrimoine CHANEL est avant tout un patrimoine vivant.

Mise en abyme chromatique et graphisme floral

Aucune facette du No 5 n’échappe à son interprétation. Les traits signature du célèbre parfum se distillent dans les parures, en solo ou en superposition. Les motifs mettent en valeur l’éclat des diamants, auréolés de touches chromatiques évocatrices: les teintes solaires et ambrées des topazes impériales, citrines, saphirs et béryls jaunes rappellent en filigrane l’or du jus du No 5; les touches pourpres des rubis, grenats et spinelles font écho à son cœur épicé, poudré, passionné. Quant aux saphirs roses, ils apportent féminité et douceur. Ici et là, le cristal de roche laisse entrevoir des lits de brillants qui soulignent des profils épurés. Mademoiselle Chanel l’avait beaucoup utilisé dans la décoration de son appartement rue Cambon, elle lui accordait un rôle protecteur.

Le symbolisme floral ponctue l’ensemble de la collection. Les extraits de jasmin de Grasse, la rose de Mai, l’ylang-ylang que l’on retrouve au cœur de la fragrance, éclosent en abondance dans une modernité teintée de romantisme, à la manière de bouquets stylisés.

Bagues, boucles d’oreilles, colliers et broches se sculptent de pétales et de corolles flottants, travaillés en volume, sublimés par les reflets scintillants des gemmes. La grâce évocatrice du jasmin se lit dans ces parures dentelées de fleurs aux allures d’étoiles, serties de diamants, parsemées des reflets miroitants du cristal de roche. A l’image d’un jardin onirique en pleine éclosion, les créations se drapent de saphirs roses, évocation de la rose de Mai, et de saphirs jaunes, allusion à l’ylang-ylang, ouvragé comme un soleil. Ces motifs floraux, délicatement ciselés, se prolongent parfois d’une délicate nuée de diamants de taille poire ou de perles de culture, rappelant les gouttes de rosée qui ourlent les pétales à l’aube.

L’abstraction comme signature

Le No 5 est instinctivement lié à la radicalité des lignes de son flacon, parfait rectangle transparent surmonté d’arêtes biseautées. Sa silhouette gracile et simplissime rappelle celle de la «petite robe noire» de Mademoiselle Chanel, qui fit fureur en 1926. On la retrouve métamorphosée dans les bijoux à travers des lignes sobres, des contours nets, des figures géométriques.

L’abstraction se dessine entre les lignes de diamants blancs et de diamants jaunes, de saphirs jaunes montés en cascade sur des sautoirs, des broches et des pendants d’oreilles. Le motif du flacon apparaît discrètement, parfois même secrètement, de manière subliminale, dans des entrelacs géométriques d’or, de platine et de diamants, construits comme de petits précis d’architecture. Dans un jeu de mise en abyme, ces pièces aériennes, traversées de lumière, s’auréolent de larmes de diamants poire et de morganites rosées, qui semblent s’épanouir sur la peau comme des gouttes du parfum.

Le bouchon de la mythique fragrance, porte d’entrée dans l’imaginaire du No 5, se fait aussi leitmotiv. Ce cabochon octogonal facetté, inspiré de la «taille émeraude» pratiquée en joaillerie, rappelle le dessin de la place Vendôme vue du ciel, ici même où vivait Mademoiselle Chanel, dans une suite du Ritz qui porte toujours son nom. Le précieux octogone se retrouve au cœur de parures graphiques, entrelacements labyrinthiques façonnés dans du cristal de roche ou sertis de diamants, d’onyx, de perles, de saphirs jaunes, parfois surmontés de perles de culture. Allégorie de l’épure chère à Mademoiselle, le bouchon est parfois féminisé d’un ruban ondulant de brillants, tout comme le dessin du chiffre 5 qui est lui aussi l’une des signatures emblématiques de la collection.

«Le motif du ruban, en écho à la couture, première activité de Gabrielle, apporte une touche de sensualité au dessin du chiffre 5. Nous avons prêté une attention particulière à la souplesse et à l’ergonomie des parures afin que l’or s’enroule comme un nuage de parfum autour du cou», détaille Patrice Leguéreau. Le chiffre 5, porte-bonheur de la couturière, qui scelle le mystère de la fragrance, se décline à l’envi. Son design tout en volupté s’épanouit dans des constellations de diamants ronds, poire, navette et ovales.

Un feu d’artifice incandescent

Dans un geste créatif radical, Patrice Leguéreau a poursuivi son exploration jusqu’à immortaliser le sillage du No 5. Répondant au souhait de Gabrielle Chanel, Ernest Beaux n’a pas reproduit une odeur existant dans la nature. Les aldéhydes, molécules de synthèse, utilisées en quantité inhabituelle pour l’époque, confèrent au parfum sa touche abstraite. Patrice Leguéreau offre ici une expression graphique à cette part d’impalpable, façonne en or et en diamants l’aura mystérieuse de l’effluve. Resplendissantes de couleurs, constellées de rubis, grenats, saphirs jaunes et spinelles roses et rouges, les pièces s’auréolent d’un esprit incandescent, illustrant l’explosion olfactive du No 5. Elles flirtent avec le baroque pour mieux rappeler la richesse du jus.

«Avec 123 bijoux, la Collection No 5 est d’une ampleur inédite. La richesse du parfum et ses multiples aspects s’y prêtaient. C’est sûrement la collection de haute joaillerie la plus personnelle et la plus intime que nous ayons faite. L’or, les pierres, notre savoir-faire ont été mis au service de la création et du parfum No 5», conclut Patrice Leguéreau, qui a réussi son pari: «transformer une icône de la parfumerie en une icône de la joaillerie».


Naomi Campbell défile pour la collection Alexander McQueen printemps-été 2022 

NUMÉRO - 13 OCTOBRE 2021 

Pour son retour aux défilés physiques, Sarah Burton, directrice artistique d’Alexander McQueen, a présenté sa collection printemps-été 2022 pour la maison sur le toit d’un entrepôt à Londres. Au sein d’un immense dôme transparent, une trentaine de silhouettes se sont dévoilées les unes après les autres, inspirées par la ville et ses prises de vues incroyables, dont de nombreux motifs évoquant le ciel, les nuages et même l’orage ont été imprimés sur des robes plissées élégantes. Le défilé, qui a été clôturé par nulle autre que la supermodel Naomi Campbell, présentait également des blazers zippés, des trench-coats volumineux, des vestes en cuir rigide ainsi qu’une sélection de robes et jupes en tulle. 

Qui est Iris Apfel, icône de la mode qui fête ses 100 ans ?


Figure culte de la mode new-yorkaise depuis les années 50, Iris Apfel a célébré son centième anniversaire le 29 août dernier. Prouvant une fois de plus que le sens du style n’a pas d’âge, la femme d'affaires et décoratrice d'intérieur collabore avec le label suédois H&M pour créer une collection à son image : extravagante, maximaliste et colorée.

15 SEPTEMBRE 2021 - Anna Venet - NUMÉRO 

Le mot “excentrique” a très certainement été inventé pour elle. Lunettes noires démesurées, lèvres rouges, abondance de bijoux, humour décadent, looks aux couleurs criardes ou encore aux imprimés en tout genre... Une chose est sûre, Iris Apfel ne passe pas inaperçue. À tout juste cent ans, elle peut se vanter d’être une femme d’affaires accomplie, une décoratrice d’intérieur de talent ainsi qu’une véritable icône de la mode. C’est d’ailleurs pour toutes ses raisons que le géant suédois H&M a décidé de lui rendre hommage en imaginant une collection capsule inédite, conçue directement avec elle, pour retranscrire son style unique le plus fidèlement possible. Un style qu’Iris Apfel a très vite défini, de sa jeunesse rythmée par l’art et la mode à ses nombreux voyages aux quatre coins du monde. 

Née le 29 août 1921 dans le Queens à New York, d’un père travaillant au sein d’une entreprise spécialisée dans le verre et le miroir et d’une mère gérante d’une boutique de vêtements, la jeune Iris a très vite été sensibilisée au monde des arts. Après avoir étudié l'histoire de l'art à l'université de New York et fréquenté l'école d'art à l'université du Wisconsin à Madison, la jeune femme travaille d’abord pour le journal Women's Wear Daily et pour le designer d'intérieur Elinor Johnson, avant de devenir l'assistante de l'illustrateur Robert Goodman. De nombreuses expériences qui la conduiront à lancer sa propre entreprise, Old World Weavers, en 1950 avec son mari, Carl Apfel (qu’elle épouse deux ans auparavant), dans le secteur de la conception et la confection de vêtements, spécialisée dans les tissus anciens. 

Grâce à leur affaire, le couple voyage énormément pour chiner du mobilier et tissus venus du monde entier, et Iris développe une véritable passion pour les bijoux et vêtements artisanaux, qu’elle ramène à New York pour les proposer à ses clients. Au fil des années et des soirées mondaines, où elle porte ces vêtements chinés, elle se fait un nom et son style singulier, mêlant looks multicolores, pièces de designers, et accessoires surdimensionnés (comme de larges bracelets ou des colliers superposés, dont les pierres peuvent parfois atteindre la taille d’une balle de golf), se fait remarquer. Les années passent, et Iris Apfel prend part à de nouveaux projets de décoration intérieur et de restauration, une autre de ses passions. Elle travaille notamment pendant des années à la Maison Blanche, où elle s’adonne à redécorer les quartiers de neuf présidents : Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan et Clinton

En 1992, Iris Apfel prend sa retraite mais continue de cultiver son rôle d’icône de la mode, en assistant aux différentes Fashion Week et en se montrant toujours sous son meilleur jour. Comme elle le disait elle-même : “On peut apprendre à devenir tendance. Mais en ce qui concerne le style, soit tu l’as, soit tu l’as pas.” Le 13 septembre 2005, son style est même consacré pour la première fois avec l’exposition “Rara Avis (Rare Bird) : The Irreverent Iris Apfel” au Metropolitan Museum of Art à New York, exposition qui rencontre un succès incroyable. D’autres hommages se succèdent alors, à l’instar du documentaire intitulé Iris, réalisé par Albert et David Maysles en 2014, ou encore de l’exposition au Bon Marché en 2016, qui proposait une collection inédite imaginée par Iris Apfel

Depuis, la femme d'affaires enchaîne les collaborations avec différentes marques et labels, à l’instar de Citroën — où elle est devenue l'égérie de la nouvelle DS3 en 2016 —, de la marque de glaces Magnum, du fabricant de chaussettes Happy Socks ou encore de MAC Cosmetics plus récemment. Aujourd’hui, alors qu’elle vient de fêter ses cent ans, celle qui se nomme elle-même la "starlette gériatrique" n’a rien perdu de sa vivacité et de sa passion pour la mode, et dévoilera donc les pièces de sa collection avec H&M début 2022. 

La collection Iris Apfel x H&M, disponible début 2022. 


Œuvres d'art et statues grecques dans la collection Thom Browne printemps-été 2022

13 SEPTEMBRE 2021 - Par La rédaction - NUMÉRO

Si Thom Browne est bien connu pour ses défilés spectaculaires et ses créations mêlant passion du classicisme et obsession du détail, le couturier américain revient à la Fashion Week de New York avec une collection printemps-été 2022 pour homme et femme où les mannequins apparaissent comme de véritables œuvres d’art. Alors que la chanteuse espagnole Rosalía et les actrices Maisie Williams (Game of Thrones) et Mj Rodriguez (Pose) comptaient parmi les invités du défilé, une multitude de silhouettes fantaisistes entre robes imprimées d’abdos en trompe-l’œil et capes parées de mille fleurs de soie ont arpenté le podium. Parmi ces looks forts présentant les mannequins tels des statues grecques, on retrouve également vingt tailleurs à la coupe précise déclinés dans une infinité de nuances de gris.

Eckhaus Latta signe un vestiaire sexy et nonchalant pour sa collection printemps-été 2022 

Label new-yorkais fondé en 2012 par le duo de designers Zoe Latta et Mike Eckhaus, Eckhaus Latta défend depuis ses débuts une mode avant-gardiste, sexy et gender-fluid, en proposant des collections contemporaines faites de jeux de coupe et de matières légères. Après avoir dévoilé sa collection automne-hiver 2022 dans une ambiance de club déserté en mars dernier, le label a présenté son vestiaire pour la saison printemps-été 2022 lors de la Fashion Week de New York. Au programme : des pièces sexy et nonchalantes, à l’instar de tops en mesh, de bodys découpés, de brassières zippées, de strings noirs apparents ou encore de robes et pantalons transparents, révélant le corps sous toutes ses coutures. 

Rodarte dévoile une collection printemps-été 2022 tout en douceur et légèreté 

Alors que les sœurs Kate et Laura Mulleavy s’inspiraient de Dracula — l’adaptation filmique du roman culte de Francis Ford Coppola — et du romantisme du XIXe siècle pour la collection automne-hiver 2020-2021 de leur label Rodarte, les créatrices dévoilent un vestiaire tout en douceur et légèreté pour leur collection printemps-été 2022. Présenté lors de la Fashion Week de New York, le défilé du label californien se compose principalement de silhouettes fluides, déclinées dans des tonalités naturelles (blanc, beige, rose et jaune pâle), ponctuées de looks plus extravagants à l’instar de longues robes en dentelle blanche, de robes à paillettes colorées et même d’une robe imprimée de champignons, dessinés à la main par la mère du duo de designers. 

Le défilé Proenza Schouler printemps-été 2022 

10 SEPTEMBRE 2021 - par La rédaction - NUMÉRO

C’est à New York, dans le parc de Little Island face à l’Hudson, que Proenza Schouler a présenté une collection printemps-été 2022 qui fait souffler un vent de liberté. C'est un vestiaire utilitaire pour femmes urbaines inspiré par leur voyage à Hawaï qu'ils proposent avec des vestes et trenchs aux coupes nettes, des robes frangées ou aux imprimés fleuris abstraits. Le noir, kaki et blanc se voit illuminés par des corail et jaune vifs ainsi que des imprimés animaliers.


“Il n'y a aucune ironie dans ce que je fais”: rencontre avec Charaf Tajer, fondateur du label Casablanca 

Avec ses collections élégantes aux imprimés ludiques et couleurs chatoyantes, Charaf Tajer, fondateur de Casablanca, nous transporte saison après saison dans des mondes poétiques et lumineux. Numéro a rencontré le créateur franco- marocain, finaliste du Grand Prix de l'ANDAM 2021, qui a présenté, samedi 26 juin, sa collection printemps-été 2022 inspirée du Japon. 

Propos recueillis par Léa Zetlaoui . (NUMÉRO)

Quand Charaf Tajer présente sa première collection Casablanca en juin 2018, l’engouement est immédiat. Alors que le streetwear domine depuis bientôt cinq ans les podiums des grandes maisons et des jeunes labels, ses chemises et pyjamas en soie décontractés, ses costumes en laine aux coupes impeccables et ses vestes et pantalons en denim s’imposent comme une bouffée d’air frais qui nous transportent dans un univers poétique peuplé d’imprimés ludiques et de couleurs chatoyantes. Numéro a rencontré le créateur autodidacte, finaliste et lauréat du Prix LVMH en 2020, et finaliste du Grand Prix de l’Andam en 2021

NUMÉRO : D’où vient votre intérêt pour la mode et les vêtements?

CHARAF TAJER : C'est un moyen d'expression qui a toujours été présent dans ma vie. Plus jeune, c'est à travers le vêtement que j'exprimais ma personnalité. La mode connecte tellement de choses et de personnes qu'elle m'a permis de faire beaucoup de rencontres. Sans compter que Paris, où j'ai toujours vécu, est la capitale de la mode. 

Quelles sont les maisons qui vous inspiraient plus jeune et quelles sont celles qui vous inspirent aujourd’hui? Certaines marques, comme Lacoste, Hermès, Chanel et Cartier, m'ont toujours inspiré, et finalement j'ai envie que Casablanca s'inscrive dans la continuité de leur héritage. Aujourd'hui, on fait beaucoup référence à la culture américaine et je voulais rendre hommage à la France avec mon label. Je considère aussi que pour être moderne dans la mode, il ne faut pas forcément proposer une esthétique futuriste avec des références à la science-fiction, on peut très bien s'inspirer du passé. 

Avant de lancer Casablanca, vous avez été directeur artistique et travaillé aux côtés de Stéphane Ashpool sur la marque Pigalle et lancé les clubs Le Pompon, que vous ont apporté ces expériences ?

Le Pompon comme Pigalle m'ont servi d'école, m'apportant leur lot d'expériences formatrices. J'ai appris la mode sur le terrain et je me suis fait un réseau durant toutes ces années. Par exemple, le Pompon était très lié à l'univers de la mode, puisque nous organisions beaucoup d'after-parties de grandes marques. Il est important dans ces univers de connaître les codes, comme dans le monde des clubs. Enfin j'ai fait tout mon apprentissage chez Pigalle où j'ai découvert toutes les étapes de design, de production de d'organisation d'un show.  

Qu’est-ce qui vous a donné envie de lancer votre marque? Pourquoi en 2018 et pas avant? Casablanca, c'est une esthétique que je ne trouvais pas dans les magasins, j'ai donc décidé de fabriquer ce que je voulais porter. Le fait de créer mes propres collections a eu un effet très libérateur. Cinq ans avant de me lancer, j'avais déjà Casablanca en tête mais peut-être qu'à ce moment-là je n'avais pas la confiance nécessaire. 

On sent que vous aviez mûri votre projet, car, dès le début, vos collections étaient très complètes et cohérentes.

On m'a toujours dit d'écouter avant de parler. Quand on prend le temps d'écouter et de réfléchir, on a une meilleure compréhension de ce que l'on souhaite faire et tout devient très clair. C'est vrai que j'ai mûri l'idée avant de me lancer, et Casablanca finalement c'est le résultat d'une passion et de beaucoup de travail.  

En France, on voit très peu de designers originaires d’Afrique du Nord, ce qui est dommage, est-ce que vos origines vous ont déjà donné le sentiment d’être moins légitime dans cette industrie?

En fait, être maghrébin en France donne le sentiment d'être moins légitime pour tout. C'est mon rôle de franchir ces barrières que je me mets moi-même. C'est à moi de sortir de cette condition et d'être un exemple pour les générations futures. 

Sentez-vous que vous ouvrez la voie à d’autres jeunes talents?
Oui, je reçois beaucoup de messages de jeunes – qui ne sont pas forcément maghrébins – disant que mon travail les inspire. Et certains de ceux qui apprécient mon travail me disent que le fait que je sois nord-africain, ou même africain, les touche. 

Comment définiriez-vous le style Casablanca ? 

Casablanca, c'est un vestiaire pensé comme une invitation au voyage. Le nom renvoie à la ville où mes parents se sont rencontrés, c'était d'ailleurs dans un atelier de couture. Mais, esthétiquement, il n'y a pas que des références au Maroc à proprement parler. 

En quoi vos racines marocaines et françaises influencent-elles la mode que vous proposez?
Dans mes collections, je dirais que le Maroc m'inspire les couleurs et la France les proportions. 

Quelle est la pièce la plus emblématique de Casablanca? 

Je pense que c'est la chemise en soie imprimée. 

Très rapidement, il y a eu un engouement autour de Casablanca, vous attendiez-vous à un tel succès?

Pas du tout. Je pensais que je n'allais vendre aucun vêtement pendant les six premiers mois, et commencer doucement. Mais le jour où j'ai publié la première photo sur Instagram, j'ai reçu l'appel d'un ancien collaborateur au Japon qui voulait me représenter. Quelques jours après, idem pour l'Amérique du Nord et une partie de l'Europe. L'engouement a été très rapide et c'était une vraie surprise.  

D'où vient cette esthétique très lumineuse avec un message positif et optimiste ?
Je crois que c'est naturel pour moi. Ce n'est pas un concept, car ce message était présent bien avant la Covid- 19 et a un bon impact sur ceux qui nous suivent. Je vois encore les choses comme un enfant, et j'ai ce regard émerveillé devant la beauté du monde. L'architecture, le design et la nature me touchent énormément. Il y a cette idée commune que pour être profond il faut avoir une part d'ombre, or pour moi, on peut très bien être profond en étant lumineux. 

Chacune de vos collections est inspirée par une destination. Monaco (automne-hiver 2021), le lac de Garde (automne-hiver 2020), Hawaï (printemps-été 2021) ou encore le Japon (printemps-été 2022)... voyagez-vous dans chacune des destinations?
On voyage toujours dans les destinations qui nous inspirent. Je me suis rendu à Hawaï pour le voyage de recherche de la collection printemps-été 2021, au début de la pandémie, et je suis resté là-bas pendant le confinement. Ça m'a beaucoup inspiré pour la suite de la collection. 

Vous utilisez des symboles liés à l'imaginaire collectif autour de ces villes. Comment construisez-vous ensuite le récit qui façonne vos collections ?
Chaque collection raconte une histoire qui se développe à partir des codes visuels d'une ville, que l'on retrouve dans les imprimés, les coupes et les couleurs, inspirés de livres et de voyages. Nous sommes des enfants d'Internet, capables de catalyser beaucoup d'images et de jouer avec les codes de la culture populaire. Mais le but est que l'on retrouve l'identité de Casablanca, et que notre univers se déploie dans chacune de ces collections. Pour moi chaque chemise est un souvenir. 

SI la mode que vous présentez est très décontractée, le tailoring occupe également une place importante. D’où vient votre intérêt pour le costume ?
Mon père était tailleur et j'ai appris le tailoring avec lui. Il ne s'habillait qu'en costume sur mesure, sauf durant les vacances où il portait des chemises en soie. Le tailoring est important, car, en tant que jeune marque, on montre qu'on a un lien avec un certain classicisme. 

Comment faites-vous pour équilibrer, dans vos collection, la part de kitsch et de classique, toujours dosée avec subtilité ?
Je n'emploierais pas le terme “kitsch”, je parlerais plutôt de mode libérée. Il n'y a aucune ironie dans ce que je fais, donc ce n'est pas kitsch. Les imprimés, par exemple, ne sont jamais kitsch, ils sont chargés de références et occupent une place importante dans un récit. Casablanca, c'est la recherche de la beauté, et si on parle de kitsch et d'ironie, alors ça devient une autre marque. 
 

Votre mode joue beaucoup sur la sensibilité et la sensualité masculines, la poésie et la beauté, des qualificatifs que l’on retrouve rarement dans la mode homme. 

Beaucoup d'hommes mélangent féminité et faiblesse, ce qui n'est pas mon cas. Être fort ne veut pas dire être masculin, et je dirais que les femmes sont extrêmement fortes. On devrait plus souvent s'inspirer d'elles. 

Au sein des collections automne-hiver 2021 et printemps-été 2022, vous présentez officiellement vos premiers modèles pour femmes. Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer?
Les femmes portent déjà du Casablanca, donc leur proposer un vestiaire dédié, c'était une façon de poursuivre ce dialogue avec elles. J'avais envie de faire de la mode femme depuis longtemps, mais ça me semblait presque inaccessible.

Comment envisagez-vous le futur de Casablanca? 

Aujourd'hui, j'ai envie d'en faire une marque beaucoup plus lifestyle. L'esthétique s'y prête vraiment, et l'histoire est tellement riche que l'on peut développer tout un univers autour de Casablanca. 

Le lauréat du Grand Prix de l'ANDAM sera connu le 1er juillet 2021.


CE QUE LA MODE DOIT À ALEXANDER MCQUEEN, 10 ANS APRÈS SA MORT

Le célèbre couturier britannique, décédé à l’âge de 40 ans le 11 février 2010, a été un élément majeur dans l’histoire de la mode des dernières décennies.

CULTURE - 11/02/2020 par Valentin Etancelin

Dix ans. C’est le nombre d’années qui nous séparent de la mort du feu créateur Alexander McQueen. Disparu tragiquement le 11 février 2010, « l’Enfant terrible », comme il est encore surnommé dans le milieu de la mode, était revenu d’entre les morts au mois de mars 2019 à l’occasion de la sortie d’un excellent documentaire sur lui intitulé « McQueen ».

Mélange d’images d’archives, d’interviews saisissantes et de scènes de défilés, toutes plus folles les unes que les autres, le long-métrage de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui donnait à voir un parcours hors du commun, loin des sentiers battus. Mais aussi, et surtout, la personnalité imprévisible, espiègle et torturée d’un couturier prêt à tout au nom de la créativité.

Considéré dans le milieu comme l’un des génies de son époque, Alexander McQueen a marqué l’Angleterre. Une décennie plus tard, son suicide n’est pas oublié. Il faut dire que la mode lui doit beaucoup, encore aujourd’hui. « Je pense sincèrement qu’on n’en parle pas assez », concède Catherine Ormen, historienne de la mode interrogée par le HuffPost.

Spécialiste du vêtement à l’époque contemporaine, la chercheuse exprime une profonde admiration pour le couturier. Issu d’une famille modeste, d’une mère enseignante et d’un père chauffeur de taxi, Alexander McQueen a rapidement grimpé les échelons. Le temps écoulé entre son apprentissage chez la prestigieuse maison de tailleurs Anderson & Sheppard, son passage à la Central Saint Martins de Londres, les débuts fulgurants de sa marque et son ascension chez Givenchy en témoignent.

DES SILHOUETTES BIEN À LUI

Un succès, loin d’être anecdotique d’après Catherine Ormen. « Il avait intégré toute l’histoire de la mode dans ses créations et dans sa manière de sculpter les corps, observe-t-elle. L’emploi des matières, mais aussi des matériaux était inédit et « hors mode », à l’instar de son usage des coquillages, mais aussi du plastique. »

Le travail de Lee McQueen, de son vrai nom, ne s’arrête pas lai. « Il a vraiment repensé le corps des femmes et changé leur posture », précise l’historienne. Cette dernière évoque notamment un modèle de chaussures à talons, issu de la dernière collection pour femmes qu’il a présenté de son vivant, au mois d’octobre 2009.

C’est aussi le cas pour les fameux « bumster » de sa collection automne-hiver 1996, des pantalons taillés si bas qu’ils dévoilaient le haut des fesses.

Des créations d’autant plus originales et surprenantes qu’elles s’inscrivaient à chaque fois dans le cadre d’un défilé impressionnant. Pour Catherine Ormen, chaque défilé était un « show complet », mêlant art scénique, décor, musique et récit. « C’était une œuvre d’art totale, au sein de laquelle le vêtement n’était qu’un élément », précise l’experte.

On se rappelle de la fois où deux robots ont projeté de la peinture sur la robe immaculée d’une mannequin, pour la collection printemps-été 1999.

Ou de ce défilé, en 2000, à la fin duquel les murs en verre d’un cube, qui trônait au milieu du lieu, se sont effondrés pour faire apparaître une femme nue masquée, respirant à travers un tube et entourée de papillons de nuit.

À l’instar des shows de certains créateurs, comme John Galliano ou Karl Lagerfeld, chaque défilé de mode de McQueen était vécu comme un événement théâtral. Un détail non des moindres le distinguait toutefois des autres : son registre macabre. « Il était obsédé par la mort et le passage du temps, explique Catherine Ormen. Et cela se ressentait dans ses créations. »

MARY QUANT

Mary Quant est une couturière britannique née le 11 février 1934 à Blackheath (Royaume-Uni). Elle fait partie des créateurs ayant donné naissance à la minijupe.

Mary Quant étudie à la Blackheath High School puis l’illustration à l’université de Goldsmith (où elle rencontre son futur mari Alexander Plunket-Greene).


Elle décroche par la suite un poste chez un couturier. En octobre 1955, elle s’est associée à son mari, et leur comptable Archie McNair, pour ouvrir une boutique de vêtements sur Kings Road à Londres, le « Bazaar », entièrement aménagé par le designer Terence Conran. Pas uniquement une boutique, c'est également un lieu de rencontres artistiques, mélange de musique, design et art. Mary Quant décide de créer sa propre ligne de vêtements. 


Dès le milieu des années 1960, elle exporte le London Look vers les États-Unis. À la fin des années 1960, elle lance le short (« hot pants »), qui est sa dernière création de mode. Durant les années 1970 et 1980, elle s’intéresse aux accessoires de maison et au maquillage. 


ALAÏA


Azzedine Alaïa (arabe : عز الدين عليّة), né le 26 février 1935 à Tunis et mort le 18 novembre 2017 à Paris, est un styliste et grand couturier franco-tunisien.

Il aborde la couture durant sa jeunesse à Tunis et suit des études de sculpture. Il arrive à Paris à la fin des années 1950. Hébergé en échange de petits travaux, il apprend les techniques de la confection et développe une clientèle privée. En pleine période de renouveau de la mode à l'aube des années 1980, il décide finalement de créer la marque Azzedine Alaïa. Ami des plus célèbres mannequins, dont Stephanie Seymour et Naomi Campbell, il est rapidement remarqué puis « adulé » par les magazines de mode pour ses créations le plus souvent aguichantes. Il se fait connaitre plus largement par le public en une dizaine d'années. Vers le milieu des années 1990, il est moins présent sur la scène de la mode mondiale, la presse se montrant critique puis absente. Dans les années 2000, au moment où les grandes marques de la mode sont rachetées par les groupes du luxe, Azzedine Alaïa s'associe pour quelques années avec la marque italienne Prada, pour ensuite se lier à Richemont sept ans plus tard. Après diverses rétrospectives dans plusieurs musées du monde, il entre dans la très stricte haute couture en 2011.

Peu prolixe et répondant rarement aux interviews, il reste indépendant de la mode, sans jamais se soucier des impératifs de tempo ou des tendances liés à ce domaine. Azzedine Alaïa est devenu en un demi-siècle, sans publicité ni promotion pour ses vêtements qu'il présente le plus souvent de façon privée, internationalement reconnu avec ses robes sculpturales. (Source Wikipédia)


Le créateur franco-tunisien laisse derrière lui un héritage incroyablement puissant, qui restera incarné dans les mémoires par la silhouette invariablement élégante de Monsieur Alaïa, toujours vêtu de son costume chinois noir iconique, embrassant du regard les femmes qui l'ont entouré tout au long de sa vie. Farida Khelfa, bien sûr, sa muse et amie de toujours, mais aussi Naomi Campbell, Grace Jones et Stephanie Seymour, qui a toujours considéré son atelier-appartement comme sa seconde maison. Pour elles, Azzedine imaginait ses plus belles coupes, robes zippées et ceintures bodycon à oeillets pour accentuer les courbes renversantes des hanches, avant de les emmener chez lui, autour de sa table, où il conviait régulièrement sa famille de cœur autour d'un dîner, qu'il prenait plaisir à préparer. Bien qu'il n'ait jamais rejoint le calendrier officiel de la couture, Azzedine Alaïa a su garder, au fil des années, une constance et une présence forte, qui restera dans les mémoires. (Source Vogue)




GABRIELLE CHASNEL dit COCO CHANEL

Gabrielle Chasnel voit le jour à Saumur en 1883. À 12 ans, elle grandit dans un orphelinat avec ses sœurs. Elle apprend la couture auprès de sa tante à l’âge de 18 ans et débute sa carrière en 1903 dans un atelier qui fabrique des trousseaux et layettes. Dès 1907, attirée par la scène, Coco Chanel chante dans les cafés à Vichy. Elle garde de cette époque son surnom, « Coco » car elle chantait « Qui qu’a vu coco sur le Trocadéro ? ». Elle y rencontrera son futur protecteur, Etienne Balsan, qui l’introduira dans la vie mondaine. Il lui présente Arthur « Boy » Capel, le grand amour de Coco Chanel. Boy la convainc de se lancer dans la fabrication de chapeaux et, en 1910, il lui prête de quoi ouvrir un salon de modiste. Sa boutique est située au 31 rue Cambon et s’appelle alors « Chanel Modes ». Entre 1913 et 1915, ils ouvrent des boutiques à Deauville et Biarritz, villes d’exils pour la haute société pendant la guerre. Ses chapeaux simples et sophistiqués sont très appréciés. 

Dans sa boutique de Biarritz, Coco Chanel installe sa première véritable maison de couture où elle dessine ses premières créations. La pénurie de tissu due à la guerre amène la créatrice à se fournir en jersey, une matière réservée alors aux sous-vêtements, c’est un succès. Coco Chanel retranscrit sa volonté de modernité pour la femme dans ses créations en lui conférant une allure androgyne, à travers des robes droites et le pantalon jusqu’alors réservé aux hommes. Au sortir de la guerre, son entreprise est prospère et emploie environ 300 ouvrières. Son amant, Boy Capel décède en 1919. En 1921, Coco Chanel acquiert deux nouveaux immeubles rue Cambon, à côté du siège de la maison. Et devient la même année, la première créatrice à lancer son parfum, le célèbre N°5 de Chanel. En 1926, Coco Chanel dessine la fameuse petite robe noire, couleur alors réservée au deuil, inspirée par l’uniforme qu’elle portait étant jeune. Le modèle devient un classique de la maison de couture, et plus généralement, dans la mode. 


Coco Chanel est proche des artistes parisiens pendant l’entre-deux-guerres : elle dessine les costumes pour les pièces de Cocteau, est amie avec Marcel Proust, Toulouse-Lautrec et Auguste Renoir. En 1932, Coco Chanel, fervente adepte de perles et bijoux en tout genre, devient la première créatrice à lancer une ligne de Haute Joaillerie. À l’annonce de la Seconde Guerre Mondiale, Coco Chanel ferme les portes de sa maison de couture pour se consacrer uniquement aux parfums. À la libération, Coco Chanel s’installe en Suisse au moment où le New Look de Christian Dior s’impose fortement. C’est seulement en 1954 qu’elle se décide à revenir à Paris pour reprendre ses activités ; elle a alors 71 ans. 

Gabrielle Chanel s’installe définitivement dans ses appartements de l’Hôtel Ritz, devenus aujourd’hui la Suite Coco Chanel. Elle crée des nouveaux modèles qui deviendront des classiques, comme le tailleur en tweed et les ballerines bicolores. Pendant les années 60 et la révolution Hippie, Coco Chanel se fait discrète, elle vit confinée entre ses appartements et sa maison de couture, travaillant avec acharnement. Coco Chanel décède en janvier 1971, à l’âge de 87 ans, alors qu’elle prépare une nouvelle collection, qui sera présentée à titre posthume. (Elle)




EMANUEL UNGARO


À partir de l'âge de neuf ans, Emanuel Ungaro commence par apprendre le métier de tailleur avec son père, à Aix-en-Provence. Issu d'une famille d'immigrés italiens très modeste, il décide alors de rejoindre Paris puis Barcelone chez Balenciaga.


Formé par Balenciaga chez lequel il passera six années, puis deux ans chez Courrèges, il crée sa griffe en1965 et présente sa première collection avec peu de moyens. Sa marque de fabrique : des mélanges d'imprimés, des nuances vives, un art du drapé. Le magasin principal d'Emanuel Ungaro est situé à Paris. Dans les 80’s, il fait partie des cinq grands noms de la haute couture parisienne, dans cette période de renouveau de la mode française.


En 1996 sa société est rachetée par le groupe italien Ferragamo pour mieux se développer. Mais, n'étant plus maître de sa propre maison, il préfère arrêter. Il quitte le monde de la mode parisienne le 26 mai 2004 après plus de 35 années de collections.

En 2008, la marque de cosmétiques M-A-C utilise son nom pour la diffusion d'une petite collection de produits de maquillage. En 2009, il dessine un motif pour les deux timbres de la Saint-Valentin pour La Poste française.


En avril 2010, Estrella Archs ayant démissionné de ses fonctions c’est le designer britannique Giles Deacon qui devient directeur de la création.


En 2012, la société italienne Aeffe a repris la production et la distribution des produits Ungaro. En septembre 2012, Fausto Puglisi a été nommé directeur de la création d'Ungaro, et la marque a annoncé son retour à la semaine de la mode de Paris. En mars 2017, Marco Colagrossi (anciennement vêtements pour femmes chez Giorgio Armani) a remplacé Fausto Puglisi au poste de directeur de la création d'Ungaro.


Le 21 décembre 2019, Emanuel Ungaro s'éteint à Paris, à l'âge de 86 ans. (WIKIPÉDIA)


SOURCES


https://fr.wikipedia.org/wiki/Emanuel_Ungaro


http://www.ungaro.com/fr/


https://www.lepoint.fr/people/emanuel-ungaro-le-coloriste-des-femmes-est-mort-22-12-2019-2354460_2116.php

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