ACCESSOIRE

“Il n'y a aucune ironie dans ce que je fais”: rencontre avec Charaf Tajer, fondateur du label Casablanca 

Avec ses collections élégantes aux imprimés ludiques et couleurs chatoyantes, Charaf Tajer, fondateur de Casablanca, nous transporte saison après saison dans des mondes poétiques et lumineux. Numéro a rencontré le créateur franco- marocain, finaliste du Grand Prix de l'ANDAM 2021, qui a présenté, samedi 26 juin, sa collection printemps-été 2022 inspirée du Japon. 

Propos recueillis par Léa Zetlaoui . (NUMÉRO)

Quand Charaf Tajer présente sa première collection Casablanca en juin 2018, l’engouement est immédiat. Alors que le streetwear domine depuis bientôt cinq ans les podiums des grandes maisons et des jeunes labels, ses chemises et pyjamas en soie décontractés, ses costumes en laine aux coupes impeccables et ses vestes et pantalons en denim s’imposent comme une bouffée d’air frais qui nous transportent dans un univers poétique peuplé d’imprimés ludiques et de couleurs chatoyantes. Numéro a rencontré le créateur autodidacte, finaliste et lauréat du Prix LVMH en 2020, et finaliste du Grand Prix de l’Andam en 2021

NUMÉRO : D’où vient votre intérêt pour la mode et les vêtements?

CHARAF TAJER : C'est un moyen d'expression qui a toujours été présent dans ma vie. Plus jeune, c'est à travers le vêtement que j'exprimais ma personnalité. La mode connecte tellement de choses et de personnes qu'elle m'a permis de faire beaucoup de rencontres. Sans compter que Paris, où j'ai toujours vécu, est la capitale de la mode. 

Quelles sont les maisons qui vous inspiraient plus jeune et quelles sont celles qui vous inspirent aujourd’hui? Certaines marques, comme Lacoste, Hermès, Chanel et Cartier, m'ont toujours inspiré, et finalement j'ai envie que Casablanca s'inscrive dans la continuité de leur héritage. Aujourd'hui, on fait beaucoup référence à la culture américaine et je voulais rendre hommage à la France avec mon label. Je considère aussi que pour être moderne dans la mode, il ne faut pas forcément proposer une esthétique futuriste avec des références à la science-fiction, on peut très bien s'inspirer du passé. 

Avant de lancer Casablanca, vous avez été directeur artistique et travaillé aux côtés de Stéphane Ashpool sur la marque Pigalle et lancé les clubs Le Pompon, que vous ont apporté ces expériences ?

Le Pompon comme Pigalle m'ont servi d'école, m'apportant leur lot d'expériences formatrices. J'ai appris la mode sur le terrain et je me suis fait un réseau durant toutes ces années. Par exemple, le Pompon était très lié à l'univers de la mode, puisque nous organisions beaucoup d'after-parties de grandes marques. Il est important dans ces univers de connaître les codes, comme dans le monde des clubs. Enfin j'ai fait tout mon apprentissage chez Pigalle où j'ai découvert toutes les étapes de design, de production de d'organisation d'un show.  

Qu’est-ce qui vous a donné envie de lancer votre marque? Pourquoi en 2018 et pas avant? Casablanca, c'est une esthétique que je ne trouvais pas dans les magasins, j'ai donc décidé de fabriquer ce que je voulais porter. Le fait de créer mes propres collections a eu un effet très libérateur. Cinq ans avant de me lancer, j'avais déjà Casablanca en tête mais peut-être qu'à ce moment-là je n'avais pas la confiance nécessaire. 

On sent que vous aviez mûri votre projet, car, dès le début, vos collections étaient très complètes et cohérentes.

On m'a toujours dit d'écouter avant de parler. Quand on prend le temps d'écouter et de réfléchir, on a une meilleure compréhension de ce que l'on souhaite faire et tout devient très clair. C'est vrai que j'ai mûri l'idée avant de me lancer, et Casablanca finalement c'est le résultat d'une passion et de beaucoup de travail.  

En France, on voit très peu de designers originaires d’Afrique du Nord, ce qui est dommage, est-ce que vos origines vous ont déjà donné le sentiment d’être moins légitime dans cette industrie?

En fait, être maghrébin en France donne le sentiment d'être moins légitime pour tout. C'est mon rôle de franchir ces barrières que je me mets moi-même. C'est à moi de sortir de cette condition et d'être un exemple pour les générations futures. 

Sentez-vous que vous ouvrez la voie à d’autres jeunes talents?
Oui, je reçois beaucoup de messages de jeunes – qui ne sont pas forcément maghrébins – disant que mon travail les inspire. Et certains de ceux qui apprécient mon travail me disent que le fait que je sois nord-africain, ou même africain, les touche. 

Comment définiriez-vous le style Casablanca ? 

Casablanca, c'est un vestiaire pensé comme une invitation au voyage. Le nom renvoie à la ville où mes parents se sont rencontrés, c'était d'ailleurs dans un atelier de couture. Mais, esthétiquement, il n'y a pas que des références au Maroc à proprement parler. 

En quoi vos racines marocaines et françaises influencent-elles la mode que vous proposez?
Dans mes collections, je dirais que le Maroc m'inspire les couleurs et la France les proportions. 

Quelle est la pièce la plus emblématique de Casablanca? 

Je pense que c'est la chemise en soie imprimée. 

Très rapidement, il y a eu un engouement autour de Casablanca, vous attendiez-vous à un tel succès?

Pas du tout. Je pensais que je n'allais vendre aucun vêtement pendant les six premiers mois, et commencer doucement. Mais le jour où j'ai publié la première photo sur Instagram, j'ai reçu l'appel d'un ancien collaborateur au Japon qui voulait me représenter. Quelques jours après, idem pour l'Amérique du Nord et une partie de l'Europe. L'engouement a été très rapide et c'était une vraie surprise.  

D'où vient cette esthétique très lumineuse avec un message positif et optimiste ?
Je crois que c'est naturel pour moi. Ce n'est pas un concept, car ce message était présent bien avant la Covid- 19 et a un bon impact sur ceux qui nous suivent. Je vois encore les choses comme un enfant, et j'ai ce regard émerveillé devant la beauté du monde. L'architecture, le design et la nature me touchent énormément. Il y a cette idée commune que pour être profond il faut avoir une part d'ombre, or pour moi, on peut très bien être profond en étant lumineux. 

Chacune de vos collections est inspirée par une destination. Monaco (automne-hiver 2021), le lac de Garde (automne-hiver 2020), Hawaï (printemps-été 2021) ou encore le Japon (printemps-été 2022)... voyagez-vous dans chacune des destinations?
On voyage toujours dans les destinations qui nous inspirent. Je me suis rendu à Hawaï pour le voyage de recherche de la collection printemps-été 2021, au début de la pandémie, et je suis resté là-bas pendant le confinement. Ça m'a beaucoup inspiré pour la suite de la collection. 

Vous utilisez des symboles liés à l'imaginaire collectif autour de ces villes. Comment construisez-vous ensuite le récit qui façonne vos collections ?
Chaque collection raconte une histoire qui se développe à partir des codes visuels d'une ville, que l'on retrouve dans les imprimés, les coupes et les couleurs, inspirés de livres et de voyages. Nous sommes des enfants d'Internet, capables de catalyser beaucoup d'images et de jouer avec les codes de la culture populaire. Mais le but est que l'on retrouve l'identité de Casablanca, et que notre univers se déploie dans chacune de ces collections. Pour moi chaque chemise est un souvenir. 

SI la mode que vous présentez est très décontractée, le tailoring occupe également une place importante. D’où vient votre intérêt pour le costume ?
Mon père était tailleur et j'ai appris le tailoring avec lui. Il ne s'habillait qu'en costume sur mesure, sauf durant les vacances où il portait des chemises en soie. Le tailoring est important, car, en tant que jeune marque, on montre qu'on a un lien avec un certain classicisme. 

Comment faites-vous pour équilibrer, dans vos collection, la part de kitsch et de classique, toujours dosée avec subtilité ?
Je n'emploierais pas le terme “kitsch”, je parlerais plutôt de mode libérée. Il n'y a aucune ironie dans ce que je fais, donc ce n'est pas kitsch. Les imprimés, par exemple, ne sont jamais kitsch, ils sont chargés de références et occupent une place importante dans un récit. Casablanca, c'est la recherche de la beauté, et si on parle de kitsch et d'ironie, alors ça devient une autre marque. 
 

Votre mode joue beaucoup sur la sensibilité et la sensualité masculines, la poésie et la beauté, des qualificatifs que l’on retrouve rarement dans la mode homme. 

Beaucoup d'hommes mélangent féminité et faiblesse, ce qui n'est pas mon cas. Être fort ne veut pas dire être masculin, et je dirais que les femmes sont extrêmement fortes. On devrait plus souvent s'inspirer d'elles. 

Au sein des collections automne-hiver 2021 et printemps-été 2022, vous présentez officiellement vos premiers modèles pour femmes. Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer?
Les femmes portent déjà du Casablanca, donc leur proposer un vestiaire dédié, c'était une façon de poursuivre ce dialogue avec elles. J'avais envie de faire de la mode femme depuis longtemps, mais ça me semblait presque inaccessible.

Comment envisagez-vous le futur de Casablanca? 

Aujourd'hui, j'ai envie d'en faire une marque beaucoup plus lifestyle. L'esthétique s'y prête vraiment, et l'histoire est tellement riche que l'on peut développer tout un univers autour de Casablanca. 

Le lauréat du Grand Prix de l'ANDAM sera connu le 1er juillet 2021.


CE QUE LA MODE DOIT À ALEXANDER MCQUEEN, 10 ANS APRÈS SA MORT

Le célèbre couturier britannique, décédé à l’âge de 40 ans le 11 février 2010, a été un élément majeur dans l’histoire de la mode des dernières décennies.

CULTURE - 11/02/2020 par Valentin Etancelin

Dix ans. C’est le nombre d’années qui nous séparent de la mort du feu créateur Alexander McQueen. Disparu tragiquement le 11 février 2010, « l’Enfant terrible », comme il est encore surnommé dans le milieu de la mode, était revenu d’entre les morts au mois de mars 2019 à l’occasion de la sortie d’un excellent documentaire sur lui intitulé « McQueen ».

Mélange d’images d’archives, d’interviews saisissantes et de scènes de défilés, toutes plus folles les unes que les autres, le long-métrage de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui donnait à voir un parcours hors du commun, loin des sentiers battus. Mais aussi, et surtout, la personnalité imprévisible, espiègle et torturée d’un couturier prêt à tout au nom de la créativité.

Considéré dans le milieu comme l’un des génies de son époque, Alexander McQueen a marqué l’Angleterre. Une décennie plus tard, son suicide n’est pas oublié. Il faut dire que la mode lui doit beaucoup, encore aujourd’hui. « Je pense sincèrement qu’on n’en parle pas assez », concède Catherine Ormen, historienne de la mode interrogée par le HuffPost.

Spécialiste du vêtement à l’époque contemporaine, la chercheuse exprime une profonde admiration pour le couturier. Issu d’une famille modeste, d’une mère enseignante et d’un père chauffeur de taxi, Alexander McQueen a rapidement grimpé les échelons. Le temps écoulé entre son apprentissage chez la prestigieuse maison de tailleurs Anderson & Sheppard, son passage à la Central Saint Martins de Londres, les débuts fulgurants de sa marque et son ascension chez Givenchy en témoignent.

DES SILHOUETTES BIEN À LUI

Un succès, loin d’être anecdotique d’après Catherine Ormen. « Il avait intégré toute l’histoire de la mode dans ses créations et dans sa manière de sculpter les corps, observe-t-elle. L’emploi des matières, mais aussi des matériaux était inédit et « hors mode », à l’instar de son usage des coquillages, mais aussi du plastique. »

Le travail de Lee McQueen, de son vrai nom, ne s’arrête pas lai. « Il a vraiment repensé le corps des femmes et changé leur posture », précise l’historienne. Cette dernière évoque notamment un modèle de chaussures à talons, issu de la dernière collection pour femmes qu’il a présenté de son vivant, au mois d’octobre 2009.

C’est aussi le cas pour les fameux « bumster » de sa collection automne-hiver 1996, des pantalons taillés si bas qu’ils dévoilaient le haut des fesses.

Des créations d’autant plus originales et surprenantes qu’elles s’inscrivaient à chaque fois dans le cadre d’un défilé impressionnant. Pour Catherine Ormen, chaque défilé était un « show complet », mêlant art scénique, décor, musique et récit. « C’était une œuvre d’art totale, au sein de laquelle le vêtement n’était qu’un élément », précise l’experte.

On se rappelle de la fois où deux robots ont projeté de la peinture sur la robe immaculée d’une mannequin, pour la collection printemps-été 1999.

Ou de ce défilé, en 2000, à la fin duquel les murs en verre d’un cube, qui trônait au milieu du lieu, se sont effondrés pour faire apparaître une femme nue masquée, respirant à travers un tube et entourée de papillons de nuit.

À l’instar des shows de certains créateurs, comme John Galliano ou Karl Lagerfeld, chaque défilé de mode de McQueen était vécu comme un événement théâtral. Un détail non des moindres le distinguait toutefois des autres : son registre macabre. « Il était obsédé par la mort et le passage du temps, explique Catherine Ormen. Et cela se ressentait dans ses créations. »

MARY QUANT

Mary Quant est une couturière britannique née le 11 février 1934 à Blackheath (Royaume-Uni). Elle fait partie des créateurs ayant donné naissance à la minijupe.

Mary Quant étudie à la Blackheath High School puis l’illustration à l’université de Goldsmith (où elle rencontre son futur mari Alexander Plunket-Greene).


Elle décroche par la suite un poste chez un couturier. En octobre 1955, elle s’est associée à son mari, et leur comptable Archie McNair, pour ouvrir une boutique de vêtements sur Kings Road à Londres, le « Bazaar », entièrement aménagé par le designer Terence Conran. Pas uniquement une boutique, c'est également un lieu de rencontres artistiques, mélange de musique, design et art. Mary Quant décide de créer sa propre ligne de vêtements. 


Dès le milieu des années 1960, elle exporte le London Look vers les États-Unis. À la fin des années 1960, elle lance le short (« hot pants »), qui est sa dernière création de mode. Durant les années 1970 et 1980, elle s’intéresse aux accessoires de maison et au maquillage. 


ALAÏA


Azzedine Alaïa (arabe : عز الدين عليّة), né le 26 février 1935 à Tunis et mort le 18 novembre 2017 à Paris, est un styliste et grand couturier franco-tunisien.

Il aborde la couture durant sa jeunesse à Tunis et suit des études de sculpture. Il arrive à Paris à la fin des années 1950. Hébergé en échange de petits travaux, il apprend les techniques de la confection et développe une clientèle privée. En pleine période de renouveau de la mode à l'aube des années 1980, il décide finalement de créer la marque Azzedine Alaïa. Ami des plus célèbres mannequins, dont Stephanie Seymour et Naomi Campbell, il est rapidement remarqué puis « adulé » par les magazines de mode pour ses créations le plus souvent aguichantes. Il se fait connaitre plus largement par le public en une dizaine d'années. Vers le milieu des années 1990, il est moins présent sur la scène de la mode mondiale, la presse se montrant critique puis absente. Dans les années 2000, au moment où les grandes marques de la mode sont rachetées par les groupes du luxe, Azzedine Alaïa s'associe pour quelques années avec la marque italienne Prada, pour ensuite se lier à Richemont sept ans plus tard. Après diverses rétrospectives dans plusieurs musées du monde, il entre dans la très stricte haute couture en 2011.

Peu prolixe et répondant rarement aux interviews, il reste indépendant de la mode, sans jamais se soucier des impératifs de tempo ou des tendances liés à ce domaine. Azzedine Alaïa est devenu en un demi-siècle, sans publicité ni promotion pour ses vêtements qu'il présente le plus souvent de façon privée, internationalement reconnu avec ses robes sculpturales. (Source Wikipédia)


Le créateur franco-tunisien laisse derrière lui un héritage incroyablement puissant, qui restera incarné dans les mémoires par la silhouette invariablement élégante de Monsieur Alaïa, toujours vêtu de son costume chinois noir iconique, embrassant du regard les femmes qui l'ont entouré tout au long de sa vie. Farida Khelfa, bien sûr, sa muse et amie de toujours, mais aussi Naomi Campbell, Grace Jones et Stephanie Seymour, qui a toujours considéré son atelier-appartement comme sa seconde maison. Pour elles, Azzedine imaginait ses plus belles coupes, robes zippées et ceintures bodycon à oeillets pour accentuer les courbes renversantes des hanches, avant de les emmener chez lui, autour de sa table, où il conviait régulièrement sa famille de cœur autour d'un dîner, qu'il prenait plaisir à préparer. Bien qu'il n'ait jamais rejoint le calendrier officiel de la couture, Azzedine Alaïa a su garder, au fil des années, une constance et une présence forte, qui restera dans les mémoires. (Source Vogue)




GABRIELLE CHASNEL dit COCO CHANEL

Gabrielle Chasnel voit le jour à Saumur en 1883. À 12 ans, elle grandit dans un orphelinat avec ses sœurs. Elle apprend la couture auprès de sa tante à l’âge de 18 ans et débute sa carrière en 1903 dans un atelier qui fabrique des trousseaux et layettes. Dès 1907, attirée par la scène, Coco Chanel chante dans les cafés à Vichy. Elle garde de cette époque son surnom, « Coco » car elle chantait « Qui qu’a vu coco sur le Trocadéro ? ». Elle y rencontrera son futur protecteur, Etienne Balsan, qui l’introduira dans la vie mondaine. Il lui présente Arthur « Boy » Capel, le grand amour de Coco Chanel. Boy la convainc de se lancer dans la fabrication de chapeaux et, en 1910, il lui prête de quoi ouvrir un salon de modiste. Sa boutique est située au 31 rue Cambon et s’appelle alors « Chanel Modes ». Entre 1913 et 1915, ils ouvrent des boutiques à Deauville et Biarritz, villes d’exils pour la haute société pendant la guerre. Ses chapeaux simples et sophistiqués sont très appréciés. 

Dans sa boutique de Biarritz, Coco Chanel installe sa première véritable maison de couture où elle dessine ses premières créations. La pénurie de tissu due à la guerre amène la créatrice à se fournir en jersey, une matière réservée alors aux sous-vêtements, c’est un succès. Coco Chanel retranscrit sa volonté de modernité pour la femme dans ses créations en lui conférant une allure androgyne, à travers des robes droites et le pantalon jusqu’alors réservé aux hommes. Au sortir de la guerre, son entreprise est prospère et emploie environ 300 ouvrières. Son amant, Boy Capel décède en 1919. En 1921, Coco Chanel acquiert deux nouveaux immeubles rue Cambon, à côté du siège de la maison. Et devient la même année, la première créatrice à lancer son parfum, le célèbre N°5 de Chanel. En 1926, Coco Chanel dessine la fameuse petite robe noire, couleur alors réservée au deuil, inspirée par l’uniforme qu’elle portait étant jeune. Le modèle devient un classique de la maison de couture, et plus généralement, dans la mode. 


Coco Chanel est proche des artistes parisiens pendant l’entre-deux-guerres : elle dessine les costumes pour les pièces de Cocteau, est amie avec Marcel Proust, Toulouse-Lautrec et Auguste Renoir. En 1932, Coco Chanel, fervente adepte de perles et bijoux en tout genre, devient la première créatrice à lancer une ligne de Haute Joaillerie. À l’annonce de la Seconde Guerre Mondiale, Coco Chanel ferme les portes de sa maison de couture pour se consacrer uniquement aux parfums. À la libération, Coco Chanel s’installe en Suisse au moment où le New Look de Christian Dior s’impose fortement. C’est seulement en 1954 qu’elle se décide à revenir à Paris pour reprendre ses activités ; elle a alors 71 ans. 

Gabrielle Chanel s’installe définitivement dans ses appartements de l’Hôtel Ritz, devenus aujourd’hui la Suite Coco Chanel. Elle crée des nouveaux modèles qui deviendront des classiques, comme le tailleur en tweed et les ballerines bicolores. Pendant les années 60 et la révolution Hippie, Coco Chanel se fait discrète, elle vit confinée entre ses appartements et sa maison de couture, travaillant avec acharnement. Coco Chanel décède en janvier 1971, à l’âge de 87 ans, alors qu’elle prépare une nouvelle collection, qui sera présentée à titre posthume. (Elle)




EMANUEL UNGARO


À partir de l'âge de neuf ans, Emanuel Ungaro commence par apprendre le métier de tailleur avec son père, à Aix-en-Provence. Issu d'une famille d'immigrés italiens très modeste, il décide alors de rejoindre Paris puis Barcelone chez Balenciaga.


Formé par Balenciaga chez lequel il passera six années, puis deux ans chez Courrèges, il crée sa griffe en1965 et présente sa première collection avec peu de moyens. Sa marque de fabrique : des mélanges d'imprimés, des nuances vives, un art du drapé. Le magasin principal d'Emanuel Ungaro est situé à Paris. Dans les 80’s, il fait partie des cinq grands noms de la haute couture parisienne, dans cette période de renouveau de la mode française.


En 1996 sa société est rachetée par le groupe italien Ferragamo pour mieux se développer. Mais, n'étant plus maître de sa propre maison, il préfère arrêter. Il quitte le monde de la mode parisienne le 26 mai 2004 après plus de 35 années de collections.

En 2008, la marque de cosmétiques M-A-C utilise son nom pour la diffusion d'une petite collection de produits de maquillage. En 2009, il dessine un motif pour les deux timbres de la Saint-Valentin pour La Poste française.


En avril 2010, Estrella Archs ayant démissionné de ses fonctions c’est le designer britannique Giles Deacon qui devient directeur de la création.


En 2012, la société italienne Aeffe a repris la production et la distribution des produits Ungaro. En septembre 2012, Fausto Puglisi a été nommé directeur de la création d'Ungaro, et la marque a annoncé son retour à la semaine de la mode de Paris. En mars 2017, Marco Colagrossi (anciennement vêtements pour femmes chez Giorgio Armani) a remplacé Fausto Puglisi au poste de directeur de la création d'Ungaro.


Le 21 décembre 2019, Emanuel Ungaro s'éteint à Paris, à l'âge de 86 ans. (WIKIPÉDIA)


SOURCES


https://fr.wikipedia.org/wiki/Emanuel_Ungaro


http://www.ungaro.com/fr/


https://www.lepoint.fr/people/emanuel-ungaro-le-coloriste-des-femmes-est-mort-22-12-2019-2354460_2116.php

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